11 Juillet, 1er jour en BULGARIE

Petite étape aujourd’hui. Parti à 9H00 pour cause de recharge de batterie plus un retard aux postes frontières Turc et Bulgare puis galère sur la route n°8 ont fini par atteindre ma motivation de la journée.

Passé le poste frontière Bulgare, je m’engage sur la nouvelle autoroute qui part directement du poste frontière. Il faut dire que les postes frontières Turc et Bulgare sont en complète modernisation et il y a des travaux de part et d’autre. Lorsque j’arrive à la sortie vers la route n°8 qui, d’après la carte, est en parallèle à l’autoroute, je m’y engage. Je prends immédiatement contact avec les routes secondaires de la Bulgarie. Ce n’est que cahots, ornières, route graveleuse, empiècement de goudron grossier bref, je me fraie un chemin pour trouver une trace au mieux pour avancer. Au bout de 8 km, dans une montée en courbe, je me retrouve devant un grand tas de terre coupant la route. La route est coupée et aucune signalisation de l’a annoncée. Aucune signalisation non plus pour indiquer une déviation. Me voilà dépité devant cette masse de terre en m’aprêtant à faire demi tour lorsqu’arrive un automobiliste Bulgare. Je l’arrête et il me demande de le suivre pour contourner l’obstacle… Il s’engage dans un chemin sur la gauche et descendant vers une décharge d’ordures. Un moment j’hésite mais je m’y engage aussi. La pente est raide alors je me mets immédiatement en mode VTT debout sur les freins. Nous contournons le tas d’ordures et je vois l’automobiliste s’engager dans un profond fossé pour accéder à un chemin de terre et de boue en contre bas. Il négocie sa descente en travers du fossé pour ne pas planter le devant de sa voiture et, à un moment donné, l’une de ses roues arrière est dans le vide et ne touche plus le sol. Je m’élance à mon tour et il me faut toute mon expérience de vététiste pour passer cet obstacle avec ma remorque qui me pousse aux fesses dans la pente. On arrive enfin au chemin boueux et je me demande si je ne vais pas m’étaler dans une des  flaques de boue. Je roule bien droit pour éviter la glissade mais les roues s’enfoncent et j’ai déjà les chaussures maculées de boue. J’observe, sur la voiture qui me précède, la roue qui s’enfonce le moins dans la flaque de boue et je suis sa trace. Après 500m de glissade et de bain de boue, le chemin remonte à pic et il me faut toute la force de mes mollets et celui du moteur du vélo pour grimper ce chemin rempli d’ornières et de cailloux. J’arrive en haut sans avoir calé en route et on arrive enfin sur une route goudronnée. L’automobiliste m’y attend…il me demande de le suivre pour m’indiquer le chemin qui me ramènera à l’autoroute, seule voie carrossable vers le nord et SOFIA.

5km plus loin, me voici de nouveau sur l’autoroute qui est neuve et bien asphaltée. A la première station service, je m’y arrête pour souffler un peu et manger quelque chose. Il est 12H30 et je n’ai parcouru que 45km. Je pressens que la journée ne sera pas prolifique en kilomètres parcourus. Je roule bon train sur l’autoroute. C’est bien monotone  et sans intérêt. Finalement, l’autoroute s’arrête avec la bifurcation vers HASKOVO. J’ai dépassé les 100km parcourus alors je décide m’y arrêter. Il est encore tôt (16H30) mais, plus loin, la prochaine ville est trop loin et je n’y arriverai pas…

On revient donc sur une route secondaire chaotique et je dois pédaler 5 bons kilomètres pour arriver à la ville qui se trouve au fond d’une grande descente que j’aurai à remonter demain matin…HASKOVO est une petite ville qui est restée figée à l’époque soviétique, voir aux années 50. Les immeubles sont dégoulinant de peintures sales, les monuments bien bétonnés, bref rien de bien gai. Un seul hôtel dans le centre ville, immense et pompeux à la mode soviétique. J’ai bien du mal à y trouve l’entrée et c’est un passant qui m’y accompagne en faisant le tour de l’immeuble. La réception est au 3ème étage les niveaux inférieur étant un grand bar au décor kitche et une grande salle de restaurant pompeuse…

50 JIB la chambre avec breakfast…(25Eur une grande chambre…). Mon vélo est rangé dans le garage et je regrette bien qu’il ne reste pas dehors pour prendre le soleil et recharger mes batteries. Mais dans la rue, sans surveillance…c’est pas possible…

Je préviens François qui roule derrière moi pour qu’il ne fasse pas la même erreur que moi après le passage de la frontière Bulgare. Il me dit qu’il arrive à ERDINE alors je lui indique un hôtel où il pourra faire étape ce soir…On communique…

A demain les amis…

 

 

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