13 Juillet, arrivé à SOFIA

Très bon moka d’Ethiopie avec mon réchaud ce matin et départ à 8H30 avec des adieux chaleureux des pompistes de la station qui m’a accueilli cette nuit. Au bout de 16 km sur l’autoroute, la Police m’arrête. Je suis éjecté gentiment de l’autoroute et je dois sortir à la prochaine bifurcation située à 4km. Je regarde sur la carte et je constate que la route n°8 se trouve à 25 km plus au sud et je vais devoir emprunter des petites routes pour y arriver. Finalement, je suis en content de quitter cette grande voie sans âme. Dès ma progression dans les petites routes, je suis heureux d’autant plus que la route est parfaitement lisse. Je traverse des beaux vignobles et des villages à visage humain. Je retrouve les odeurs de la campagne avec les papis et les mamies qui vendent leurs légumes du jardin devant leur porte…Néanmoins, je dois plusieurs fois demander confirmation de ma route pour ne pas me tromper…Finalement, j’arrive sur la route n°8 que je reprends la direction de SOFIA. La route n’est pas trop défoncée pour l’instant…à un moment donné, je vois un ours mort sur la route. Il semble avoir été tuer par un automobiliste depuis plusieurs jours…Le cadavre est à moitié pelé et je le prends en photo pour alimenter le feuilleton de l’ours invisible du couple CAZENAVE. Je poursuis ma route et je grimpe de petit col de 711m un peu plus loin. En bas de la descente, je m’arrête dans un petit restaurant. J’ai parcouru 80km depuis ce matin et je dois reprendre des forces…François est derrière moi et il se rapproche. il est encore  de l’autre coté du col et il me dit de ne pas l’attendre pour déjeuner; Je continue sur le route n°8 qui devient de plus en plus un vrai champ de mines. Trous ornières et zone éventrées forme cette voie abandonnée depuis la construction de l’autoroute en parallèle. Je progresse difficilement et je reste prudent pour ne pas tomber ou casser un rayon. La route est déserte et hostile. Pas une voiture durant une vingtaine de kilomètres et je continue en slalomant entre les trous. Finalement, en haut d’une côte un village et la route devient lisse. Je reviens en zone civilisée et j’entame une grande descente jusqu’à un village ou je m’assois dans un bar pour attendre François. Il m’a téléphoné pour me demander si j’étais bien passé par là tant la route est désertée et inhospitalière. 45 minutes après, il arrive dépité et bien fatigué. une bonne boisson bien fraîche et sucrée pour commencer, puis une bonne bière et le voilà prêt pour les réparations sur son vélo. Plusieurs rayons ont cassé sur les deux roues de sa remorque et il n’en trouve pas dans le commerce pour les remplacer. Un client du bar se propose de nous en chercher et il part avec un exemplaire de rayon. Il revient 45 minutes après avec plusieurs modèles de rayons mas pas les bon…François procède à des permutations de rayons pour équilibrer les manques de chaque roue. Dans la manoeuvre, la chambre à air d’une roue crève sous la pression d’une tête de rayon et la chambre à air doit être changée…Je l’aide à monter sa roue puis nous partons vers SOFIA située à encore 25km. A 13km du centre ville, nous trouvons un hôtel sur notre chemin et vous nous y arrêtons. Les vélos sont rangés dans une allée bordée de cerisier grillôtes mûres à point et on se régale de plusieurs poignées de ces bons fruits. Il est 18H30, j’ai parcouru 130km aujourd’hui. Demain, nous resterons à SOFIA pour le dépannage des roues de la remorque…impossible de continuer avec des roues voilées et des manques de rayons…

A demain pour la suite…

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