18 Juillet en SERBIE

Ce matin départ à 7HOO. nous roulons tranquillement sur une route plate vers NOVI SAD. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, la route s’élève et nous grimpons plusieurs grandes cotes et ce jusqu’à NOVI SAD. En chemin, nous croisons des voyageurs cyclistes . Nous sommes sur la vélo route n°5 qui longe le Danube. Deux jeunes Suisses font un passage à BEOGRAD pour reprendre la voie n°6 en direction de la Roumanie et la mer Noire. Un autre, de nationalité Kazak vient d’Allemagne  et se dirige vers SOFIA…Nous ne nous arrêtons pas à chaque fois qu’on croise d’autres cyclistes voyageurs mais un grand “SALUT” de part et d’autres d’imposent. Arrivé à NOVI SAD, nous décidons de visiter le centre ville et de boire une boisson fraîche. La température est très élevée et atteint déjà les 38°. NOVI SAD est très agréable avec de larges esplanades piétonnes, des jardins, de beaux monuments et de belles terrasses de café ombragées. Nous rencontrons un concepteur de vélos électriques et des explications s’imposent sur nos machines. Nous reprenons la route en direction de OSIJEC. La route est plate et nous avançons bon train sous la forte chaleur. Nous quittons la Serbie, traversons le poste frontière Croate sans problème et nous continuons vers OSIJEC. Immédiatement, nous grimpons une forte pente entre 8 et 10/100 dès le premier village. En haut, une ancienne forteresse garde l’anse du Danube en contre bas. Nous la visitons et en profitons pour admirer le point de vue sur le Danube et la plaine en contre bas. Une dégustation de mûres bien noires et bien sucrées et nous repartons à la recherche d’un restaurant pour déjeuner. Quelques pentes brutes plus loin, nous nous arrêtons à une terrasse d’un café. La conversation s’engage avec les clients et l’un d’eux nous offre du poissons du Danube pêché par lui même. Il va à sa voiture et nous rapporte le poissons cuits et pané ainsi qu’un gros morceau de pain. Un autre client nous offre des pêches et voilà notre repas de midi additionné d’une bonne bière fraîche parfumé au pamplemousse pomelo rosé. Nous en boirons 2 chacun, soit un litre de bière chacun. Il fallait bien cela pour vous re-hydrater..Nos reprenons la route sous une chaleur accablante et nous grimpons encore de fortes pentes à 8  et 10/100. Finalement, nous arrivons à VUKOVAR après 130km de route parcourue. La ville porte encore des traces de la dernière guerre. Des impact de balles sur les maisons et autres bâtiments.Le ciel est gris menaçant, plus de soleil et un gros orage se prépare… François et moi hésitons à poursuivre de crainte de se trouver sous l’orage imminent. A la sortie de la ville, nous voyons une maison où on loue des chambres mais à 70€ la nuit, nous poursuivons notre route dans l’intention de bivouaquer. Dans une station, pendant que je fais le plein d’eau François est allé dans les alentours et il nous a trouvé un bâtiment en ruine qui a subi plusieurs tirs de roquettes et autres  projectiles durant la guerre. Sa solide charpente métallique le tient encore debout et on y sera à l’abri en cas de forte pluie. Nous nous y installons et, finalement, l’orage détonnera bien plus loin. Nous recevrons que quelques gouttes d’eau de sa périphérie…Aujourd’hui, on n’aura pas atteint notre objectif de 180km de moyenne jusqu’à MILAN et il faudra rattraper ce retard pendant les jours à venir. Pour nous consoler, je prépare un bon thé au lait sur le réchaud puis nous nous reposons dans nos tentes…

La soir arrive, pas envie de cuire quelque chose sur le réchaud. Pour moi, un bon morceau de pain à l’huile d’olive du Maroc et pour François un bon et simple gouter.

Il fait très chaud et nous suons sous nos tentes. Les moustiques sont en embuscade alors, impossible d’aérer nos saunas.

Demain sera un autre jour…à suivre…

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