4 Juillet, arrivé à KIRSEHIR

Ce matin, c’était pas la grande forme. Des courbatures partout, les cuisses douloureuses et la tête dans le « pâté », bref peu de motivation pour quitter la grande ville de KAYSERI. J’avais encore dans les jambes et dans le corps, les 190km de la veille…Je traînais dans ma chambre sans rien faire jusqu’au moment où j’ai pris un doliprane pour les maux du corps, j’ai plié mes affaires et j’ai commencé mes préparatifs de décollage. A 9H45 j’enfourchais mon vélo après une période de charge de mes batteries mises à mal lors de mon arrivée tardive de la veille. La sortie de cette grande ville de KAYSERI est interminable. On arrive enfin sur la grande route direction ANKARA et, tout de site, ça monte gentiment jusqu’à un col à 1370m environ que nous franchissons au bout de 40km. A ce moment là, on est, de nouveau, sur des immenses hauts plateaux couverts de blé et à perte de vue. La route fait le toboggan et on est toujours entre 1200m et un peu plus de 1400m. Cette fois-ci, le vent ne nous freine pas…ou peu par apport à la veille. Nos sommes sur une belle route bien lisse ce qui améliore notre confort. En route, je m’arrête pour me restaurer et recharger les batteries afin d’en avoir un maximum pour la prochaine étape de demain que je sais très montagneuse. Finalement, à 17H00, j’entame la grande descente vers Kirsehir où je trouve rapidement un hôtel dans le centre ville. Mon vélo est rangé, en sécurité, dans la salle du restaurant inutilisée en cette période du ramadan. Aujourd’hui j’arrive à une heure raisonnable ce qui me laisse du temps pour la récupération.

Ma femme me reproche de dire « on » quand je raconte ma journée, alors que je suis seul. En fait, on est deux avec mon vélo. Pour moi il compte à part entière. C’est mon partenaire avec lequel nous formons l’équipe « Hirondelle ». Il souffre comme moi des chocs de la route, il reçois les fumées noires des échappement, grince dans les côtes mais sans jamais me décevoir, fidèle équipier avec lequel on a parcouru une partie de l’Europe du Nord au Sud et d’Est en Ouest, puis le Maroc et, maintenant, il est engagé avec moi dans cette grande aventure du Sun Trip. Cela fait presque 20 ans que nous partageons la même route.

Après l’abandon de notre aîné Aldalberto, je suis maintenant le plus âgés des concurrents du Sun Trip et mon vélo est le plus âge de tous les vélos ou autres engins des autres Suntripeurs. Cela fait à peu près 20 ans que le j’ai acheté dans une grande enseigne.

Voilà pour l’explication et, de plus,  j’avais remarqué que les grands navigateurs à la voile disaient « on » à la presse en racontant leurs infortunes maritimes.

J'aime, je partage ! *** If you like it, share it!
Share on Facebook
Facebook
Share on Google+
Google+
Tweet about this on Twitter
Twitter
Pin on Pinterest
Pinterest
Share on LinkedIn
Linkedin
Share on VK
VK