6 jours sans douche… Presque 7 !!!

 

Un titre ravageur, pour une réalité qui ne l’ai jamais de son point de vue. Du point de vue des autres… Je n’en sais rien, il ne me regarde pas d’un si mauvais nez que ça. Ou pas !
Lorsqu’à Komotini, en Grèce, nous étions avec Tom, accueillis dans les locaux d’une association pour personnes handicapées, nous avions toutes les commodités et un peu de temps. Il pleuvait, nous nous étions arrêté tôt et avions pris le temps de nous récurer, nous et le linge. Nous repartions comme des sous neufs.

Je crois que depuis l’occasion ne s’est plus présenté.

Le lendemain, à Alexandroupoli, pluie de nouveau. Nous nous réfugions dans un petit hôtel de bord de plage. Vidéo à finir, blog à mettre à jour, bière à boire pour se consoler des jours de mauvais que s’enchainaient, etc… Propre de la veille, il ne m’était pas venu à l’idée de perdre du temps à la douche. Vous savez en voyage à vélo, on a ce genre de comportement intolérable!!!

Puis allait s’enchainer pour moi une série de bivouac qui n’offrent pas le luxe d’une douche méritait.

Ainsi le lendemain, passage en Turquie, nous établissions un bivouac dans une station service durant lequel Tom est amené à l’hôpital, vous connaissez l’histoire, peut être? Je restais ainsi garder des vélos sur place.

Pas de douche.
Le lendemain, j’accompagne le vélo de Tom vers un local de la municipalité de Kesan, ville 10 km en arrière de notre route. Il y est gardé en toute sécurité. J’allais aussi visité Tom à l’hôpital avant de reprendre la route vers Biga.

Bivouac de nouveau. Cette fois dans un champs. Pas de douche.

J’enchaine les kilomètres et les bivouacs. Re-bivouac dans dans une station service. Pas de douche.

Et ça grimpe et ça sue et ça grimpe… Bivouac au bord d’un lac. Le berger vient me rendre visite avec ses chiens et ses brebis, le lieu et magnifique. Pas de douche.

Et puis, ça faisait un moment, lors de la journée suivante le ciel est menaçant. Je roule en déchargeant les batteries. Alors que la matinée progressait sur des routes de plaine, en début d’après midi alors que la pluie faisait déjà son œuvre aléatoirement, c’est la montée vers un col.  Pas un petit. celui qu’on crois fini et arrivé sur le haut de la bosse, on remarque que derrière n’est pas la descente mais une série de virages encore apparemment plus long et qu’on imagine de là où on est à 7%. Batterie quasiment vide, je m’imagine pousser le vélo sur plusieurs kilomètres dans la montée pour rejoindre le col et finir la descente. Parce de là où je suis, je ne vois rien à l’horizon pour se protéger de l’orage qui menace, juste un petit hameau de trois quatre fermettes. Pas le choix, je prends le chemin qui sera bientôt de la boue pour m’abriter. J’arrive près d’une maison, j’appelle pour que le propriétaire m’autorise à me positionner sous son auvent.

Mehmet sors de chez lui. Il est 15h00. l’orage commence. il s’exprime de la manière la plus impressionnante depuis le début du voyage. J’ai de la chance.
Le soir arrive. Les choses ne se calment pas. Le père, sa femme et leur petite fille m’invite à rester pour le repas et la nuit. Leur situation d’agriculteur est ici très simple. Mais leur accueil est extraordinaire.
Le toilette à l’ancienne est au fond de la cour, manque le cœur sur la porte en planche. Nous rentrons les brebis à l’abri pour la nuit, nous dinons en famille, nous discutons sans nous comprendre ou presque, les sourires remplissent la soirée beaucoup grâce à Medine la petite fille de 5 ans qui me parle en Turque comme si je la comprenais. La nuit sur le canapé est excellente. Je repars au petit matin dans le brouillard, le cœur remplie de sérénité. Je n’ai toujours pas pris de douche. De toute façon, je n’aime ne pas prendre de douche.

La route m’amène rapidement en 65 kilomètres de quasi descente vers Pamukkale, lieu de pause prévue depuis un moment pour aller y voir les sources d’eau chaude et les ruines antiques. L’hôtel que je choisie est celui conseillé par tous les autres suntripeurs de passage ici. Il y a la piscine. Il est 13 h, je prends connaissance de ma chambre. Je crois que la douche est nécessaire avant de plonger dans cette piscine dans laquelle on me suivrait surement à la trace.

C’est fou comme une douche c’est bon!!!

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