A day in Istanbul/ Une journée à Istanbul

Day 30 – 25/06/2015 – 0 kms – Istanbul

Second day off! I’m so late in my daily posts, I hope this will allow me to catch up at least a few days! We leave Bilgin’s house for the Alstom office a little later than forecasted, by going through the maze of extremely steep streets. I don’t even know how the car holds on the tar! The European side of Istanbul well deserves its nickname of “city of the seven hills”. It’s also there where you can find the “living” part of Istanbul. Historically, residents of the European side of Istanbul used to have their secondary houses in the Asian part, which was quieter. Since then, the city has grown and many offices have started popping up on the Asian side.

Deuxième journée de repos ! Je suis tellement en retard dans mes billets, j’espère que ça va me permettre de me rattraper ! On part de chez Bilgin pour les bureaux d’Alstom un peu plus tard que prévu, ré-empruntant ces routes si raides que je ne comprends même pas comment la voiture fait pour adhérer au bitume. Le côté européen d’Istanbul porte bien son surnom de « ville aux sept collines ». C’est là aussi qu’est la vie à Istanbul ! Le côté asiatique, historiquement, n’était en fait que là où les résidents d’Istanbul avaient une maison secondaire pour les week-ends, pour sortir de la grande ville. Mais depuis, la ville s’est étendue, et des bureaux ont commencé à s’installer côté asiatique aussi.

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But Bilgin has grown up here, she knows those streets by heart and charges at high speed in those small driveways, regardless of how narrow, steep and scary they might be. Bilgin is proud of her origins, her eyes shining when she tells me about Ataturk, “father of all Turks”, founder and president of the first republic of Turkey in 1923. He freed Turkey from the occupation of the Allies after World War I, refusing to see the Ottoman Empire fall to pieces, and deeply revolutionized the country by a series of major reforms: separation of the religious and political powers for the first time and instituting the right to vote to women. It’s simply impossible not to have heard about him if you’ve spent some time in Turkey. On the other hand, it seems that Erdogan is much much less liked, at least by the people I’ve met up to now. Nevertheless, Bilgin is more attached to her Turkish roots than to her French “past”. French people critic too much. Turks, on the contrary, are capable of seeing the brighter side of things, and of people.

Mais Bilgin a grandi de ce côté de la ville, elle connait ces rues par cœur et n’hésites pas à foncer dans toutes les petites allées, si étroites, raides et effrayantes soient-elles. Bilgin est fière de sa patrie, et ses yeux brillent quand elle me parle d’Ataturk, « père des turques », fondateur et premier président de la république de Turquie en 1923. Il a libéré le Turquie de l’occupation après la première guerre mondiale, refusant de voir l’empire ottoman capituler aux alliés, et a profondément révolutionné le pays à travers une série de grandes réformes : séparation des pouvoirs politiques et religieux et mise en place du droit de vote aux femmes. Impossible de ne pas en avoir entendu parler quand on passe quelques jours en Turquie. Par contre, j’ai l’impression qu’Erdogan est beaucoup moins apprécié, des gens que j’ai rencontrés jusqu’à présent en tout cas ! Bilgin est plus attachée à ses racines truques qu’à son « passé » français. Les français critiquent trop. A contrario, il existe chez les Turcs une faculté à voir le côté positif des choses.

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At the office, I shake everyone’s hand and realize how incredibly international it is: French and Turks, of course, but also Spanish, Greek, Iranian, Algerian… A very warm welcome again and I spent the rest of the day working by their side. How awkward working in an Alstom office again! At midday, Bilgin drives me to Decathlon to buy a new towel (the previous one had been burnt by Marie in Ruse by placing it a little to near a lamp). And there I discover the other facet of Istanbul: the Atasehir bloc on the Asian side, where the new financial centre is being built and huge charmless compounds, with their adjacent commercial and sport centres allowing you to live autonomously without even leaving the buildings, are popping up a little everywhere.

En arrivant, je fais le tour des bureaux de Bilgin et rencontre cet environnement de travail particulièrement international: des français et des turques, mais aussi espagnol, grecque, iranien, algérien… Tous sont très accueillants et je passe la matinée à travailler à leur côté. Bizarre bizarre de se retrouver à travailler dans un bureau Alstom ! Alors qu’on fait un détour Décathlon pour racheter une serviette microfibre (la précédente ayant été brûlée vive par Marie à Roussé, qui l’avait placé sans faire exprès un peu trop près d’une lampe), j’aperçois l’autre facette d’Istanbul : le quartier d’Atasehir côté asiatique, où il y a le nouveau centre financier et de grands « compounds » sans charme, mais d’un confort certain, équipés de leurs centres commerciaux et sportifs, et de tout ce qu’il faut pour vivre sans sortir du bloc.

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Bilgin has to go to a « kirk » (« forty » in Turkish) for the evening. It’s a Turkish ceremony celebrated forty days after a death. It’s her best friend’s mother. Although she’s been brought up as a Muslim, Bilgin doesn’t trust religion institutions anymore. And why should she go and listen to the muezzin when she doesn’t even understand his calls for prayer, which are in Arab, a language she, like most Turks, doesn’t understand! Before, they were in Turkish, it made more sense. Kuthan comes home a few minutes before his mother. He likes going out but, especially since the demonstration, the Taksim square isn’t such a nice place anymore. Before, it was the ideal place to go out, now it’s full of riffraff, gypsys who rob and aggress party people. As I’m going to bad, I hear “You sure you don’t want to stay a little longer?”. Yes, I haven’t seen anything of Istanbul, I’m really frustrated. O and if you insist, wasn’t so hard to convince me, but yes I’ll come back!

Le soir, Bilgin doit s’absenter. Elle doit aller à un « kirk » (« quarante » en turc), c’est une cérémonie religieuse célébrée quarante jours après la mort d’un proche, en l’occurrence, la mère d’une amie proche. Bilgin a été élevée dans la religion musulmane, mas elle ne fait plus confiance aux institutions religieuses depuis un certain temps. Et puis, pourquoi écouter les appels à la prière des muezzins ? Ils sont en arabe, elle n’y comprend rien, comme une grande majorité des turques. Autrefois, c’était en turque, ça avait plus de sens. Kuthan rentre un peu avant sa mère. Il aime sortir, mais depuis les manifs, la place Taksim n’est plus ce qu’elle était. Avant, c’était le lieu de sortie idéal, maintenant il y a de la racaille partout, des gitans qui volent et agressent les fêtards. Alors que je prends mes quartiers, j’entends « tu ne veux pas rester un peu plus longtemps ? Tu peux rester tu sais ». Oui je sais, je n’ai rien vu d’Istanbul, je suis super frustrée. Et puis bon, puisque vous insistez (pas trop difficile de me convaincre), maintenant c’est sûr que je reviendrais !

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