Anick-Marie Bouchard : au bout du rêve !

 

1A 40 kilomètres de l’arrivée, Anick-Marie prend son dernier déjeuner dans un café de bord de route. Les hommes et les femmes qui l’entourent ne peuvent cacher leur admiration par rapport à cette aventurière venue d’un autre monde. Puis comme tous les jours, la même question qui revient «mais il est où ton mari ?». La réponse est aussi efficace que bien rodée : «pas de mari, pas de problème !»

Deux heures plus tard la Québécoise, seule femme en solitaire dans ce Sun Trip 2013, arrivait au centre d’Astana, en 80 jours, exactement dans le timing qu’elle c’était fixé. «J’ai fait le tour de mon monde en 80 jours, c’est parfait», disait-elle avec fierté. 

Si Anick-Marie n’avait guère d’expérience en matière de vélo ou de voyage à vélo, elle avait pourtant vite montré de quoi elle était capable, dès les premières étapes du périple. Elle pris ensuite un rythme de voyage plus lent que la majorité des participants, en prenant le temps de faire beaucoup de rencontres. En Bulgarie elle perdait une grosse semaine sur un problème technique lui imposant l’envoi d’une pièce de rechange. En Turquie elle accélérait, « jusqu’à faire deux étapes de plus de 200 km sur la côte de la mer Noire !»

En arrivant au Kazakhstan, en avant dernière position, Anick-Marie était bien devenue une vraie aventurière à vélo, prête à bivouaquer dans le désert, à résister au vent et à surmonter la platitude infinie des steppes. «J’ai mis du temps à me faire à l’idée que j’étais en train de réaliser ce voyage à vélo solaire, mais en dépassant la barre des 6500 km je me suis dis que ça y est, je l’avais fait !», nous disait-elle lors des dernières heures de son périple, sans pour autant avoir l’intention de continuer à voyager à vélo, «j’ai maintenant hâte de refaire du stop…». 

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Pour son arrivée, l’aventurière prenait le soin d’accrocher sur elle et sur son vélo tous les cadeaux que les gens ont pu lui faire sur la route, ou avant même le départ,  « j’ai envie d’être à la hauteur de ce que j’ai reçu pendant ce voyage». Elle prenait aussi le soin d’arriver vêtue d’une jupe, comme pour bien rappeler que sur son porte-bagages elle avait aussi apporté jusqu’ici un message fort pour les femmes du monde. 

«Le seul fait d’arriver à Astana c’est une manière de faire passer le message. Oui on peut voyager seule quand on est une femme. Oui on peut voyager seule à vélo solaire quand on est une femme»

En 7 minutes de vidéo, entrez dans l’univers de l’aventurière. Sa maîtrise nouvelle du vélo, son attrait pour les opportunités offertes par le solaire, sa lutte pour la cause des femmes : Anick-Marie sait ce qu’elle veut et sait comment le dire. 

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ANICK-MARIE BOUCHARD: AT THE END OF THE DREAM!

40 kilometers before the finish line, Anick-Marie has her last lunch at a roadside cafe. The men and women around her cannot hide their admiration for this adventurer coming from another world. Then, just as every day, the same question arises : «But where is your husband?». The answer is efficient and often repeated : «No husband, no problem!». 

Two hours later, the lady from Quebec and only  woman solo in the 2013 edition of The Sun Trip arrived in the center of Astana, 80 days after departure, exactly in the timing that she fixed. «I went around my world in 80 days, it is perfect», she said with pride. 

If Anick-Marie hardly had experience with bikes or traveling with a bike, she however showed what she was capable on from the early stages of the trip. Then, she took a slower rhythm than most of the participants,  taking the time to meet a lot of people on her way. In Bulgaria, she lost more than a week because of a technical problem that could only be solved by getting a new part in the mail. In Turkey, she moved faster to catch up, «making two days of more than 200 km on the coast of the Black Sea!». 

While arriving in Kazakhstan and being next to last in the rally, Anick-Marie had become a true bike adventurer, ready to camp in the desert, to resist the wind and to overcome the infinite platitude of the steppes. «It took time for me to get used to the idea that I was accomplishing this trip on a solar bike, but when I passed the 6500 km milestone, I realized that it was it, I had done most of it !», she said to us during the last hours of her trip, without any intention to continue traveling on bike, «now I am just impatient to hitchhike  again». 

For her arrival, she hung on herself and on her bicycle all the presents that people gave her on the road or even before departure, «I want to measure up to what I was given during this trip». She also arrived dressed with a skirt, as a way to remind that she she was also carrying a strong message to the women of the world. 

«The simple fact of arriving in Astana is a way to get the message heard. Yes, it is possible to travel alone when you are a woman. Yes, it is possible to travel on a solar bike as a solo woman».

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