Bilan technique

Le solaire

2 panneaux ENECOM de 130W chacun – 2 panneaux DECLIC-ECO de 50W chacun.
C’est le point noir, en partie de ma faute mais pas seulement.
Je m’en suis rendu compte très vite après le départ, mon autonomie solaire ne pouvait être assurée donc j’ai emporté le chargeur secteur.

Les panneaux ENECOM n’aiment pas les vibrations de la route. Assez vite des fissures apparaissent dans les cellules.
Ce problème est plus flagrant sur le panneau de 2012 mais existe aussi sur le panneau de 2011.
La baisse de rendement du panneau 2012 a été accentué par le fait que celui-ci était posé sur une plaque de bois (capot remorque) donc moins bien ventilé. La pose était toutefois avec de la souplesse pour supporter la dilatation du panneau. Malgré cela, la structure a fait des bulles et accéléré l’endommagement d’une cellule.
La structure laminée est solide et supporte bien les courbures (non forcées) lors des manipulations.
Sur les 130W, je pouvais compter sur 75W et 50W au départ, 50W et 30W à la fin de l’aventure.

Les panneaux DECLIC ECO semblent plus fragiles à la manipulation, si on les attrape seulement par un côté on entend la structure crier, mais aucune cellule ne s’est fissuré. Il paraît indispensable de les renforcer avec un cadre alu riveté.
Les cellules sont de meilleur rendement surfacique, un gain de place précieux.
Mon montage réalisé en Bulgarie : installation sur le capot remorque par dessus l’ENECOM, tenus chacun par 2 vis n’était pas du bon bricolage, un panneau n’a pas apprécié, une fissure est apparue sur le laminé, mais les cellules sont parfaites. Un test au retour montre que le panneau ne produit plus, on connaît l’origine, mais on n’explique pas la raison.

Pour les évolutions futures, je réfléchis à une structure composée de panneaux DECLIC ECO, pouvant s’incliner à l’arrêt.
Par contre, le premier collègue que je vois utiliser mon trike comme un comptoir de bistrot pendant la pause café, je le dessoude 🙂

L’air marin, l’arrosage par l’eau de mer lors d’une traversée… les panneaux n’aiment pas. J’ai eu un mal fou à faire partir le sel. Surprenant pour des panneaux utilisés sur les voiliers…

Les pneumatiques

Pneus Schwalbe Marathon+ sur le trike, de INCREVABLE.COM
Pneus Schwalbe Big Apple+ sur la remorque, de INCREVABLE.COM
Chambres à air PROTEK MAX de MICHELIN
Chambres à air Lineatube et Schwalbe de secours.

Si je suis parti sur des pneus Schwalbe, c’est grâce à l’expérience que j’ai depuis 6 ans et 16000 kilomètres. Les pneus Energy proposés par Michelin étant des nouveaux modèles, je ne partais pas sans avoir du recul.
Toutefois, chez Schwalbe, j’expérimentais une nouveauté : le Big Apple+. Dans l’éventualité d’une défaillance de ces nouveaux pneus, j’ai emporté des Marathon+ usés en secours.

Autant dire tout de suite, je suis pleinement satisfait de mes choix !
Une seule crevaison par pincement, deux chambres (Lineatube et Schwalbe) en crevaison lente.

Les Big Apple+ apportent un réel amortis à ma lourde remorque, ça ne tabasse plus, ça passe partout.
Sans doute du fait de leur largeur 2.15 (contre 1.75 pour les Marathon+ qui chaussaient la remorque), le bruit de roulement est plus présent, trompant parfois mon ouïe fine, faisant croire à la présence d’un véhicule derrière moi.
Après 5600km ils sont lisses mais pas morts, je les ai laissé, les routes étant du billard.
Sur le trike, aucune surprise, le pneu arrière est fatigué mais pas encore mort, les pneus avant peuvent faire le double de distance !

L’inconvénient des chambres Protek Max, c’est qu’elles ne sont pas réparables. Ça tombe bien je ne sais pas rustiner ! Mais ça signifie emporter du stock, donc du poids.
La chambre Lineatube est d’un confort incroyable quand il faut changer d’urgence sur le bord de la route.

Les roues, les rayons

Deux casses l’hiver précédent auraient dû m’alerter, mes roues avant, 16000km avant départ, sont fatiguées.
Un trottoir slovène à achevé la roue droite. Méga voilage, réparé plusieurs fois avant un remplacemznt à Sofia. Bien que non partenaire dans cette aventure, je tiens à remercier ICE Trikes pour leur envoi rapide d’une roue complète parfaite et des rayons de secours.

8 rayons cassés sur la roue arrière (dont une série noire de 4 sur le parcours Marseille-Istres). Merci Christian pour ta méthode de remplacement, j’y arrive comme un boss maintenant !

Batteries

2 batteries lithium-fer à éléments cylindriques, 48V10Ah chacune, de DECLIC ECO.

Mon choix s’est porté sur les batteries les plus sûres et robustes au vu des tortures qu’elles allaient subir… mais aussi les plus lourdes. Placées très bas elles ont abaissé le centre de gravité du trike.
Entre lithium-manganèse (LiMn) et lithium-fer (LiFePO4), le choix a été fait sur un critère de maintien d’une tension plus élevée, donc plus de patate. La tension d’une batterie LiMn chute rapidement. Mais son gain de poids pourrait me faire choisir cette technologie si l’envie me prenait de faire un engin léger.

Rien à redire, tout est parfait !

Moteurs et contrôleurs

1 moteur 9C 7*9 sur roue arrière trike, DECLIC ECO
1 moteur 9C 7*9 sur roue droite de remorque, DECLIC ECO
Moteurs brushless mais sensored

Je les ai fait chauffer ! Et j’ai eu des journées de canicule.
Pour éviter que les capteurs hall crament, aux arrêts après une forte sollicitation, je touche les moteurs. Si trop chauds je mets de l’eau et je roule un peu, beaucoup, de préférence dans la descente.
Il est très mauvais de s’arrêter au sommet des cols.
Malgré toutes mes précautions, après 15km de montée légère, franchie à très bonne allure, puis amorce de descente, puis arrêt miam en ayant contrôlé une température correcte… j’entends un clac de gros fusible au bout d’un quart d’heure… verdict en repartant, la remorque broute.
DECLIC ECO a tout prévu : j’ai un contrôleur sensorless de secours. Depuis je suis hyper attentif au moteur du trike !
Le problème n’est pas reproductible à tous les essais. Il se peut que le capteur soit défaillant si le moteur est chaud. À creuser.

Convertisseurs, watt-mètre et autre électronique

1 fusible claqué dans un des 2 genasun (convertisseur solaire vers batterie)
1 Watts’Up qui a un faux contact (réparé au retour), et l’autre qui n’est pas bien lisible.
Les 2 cycle analyst n’ont eu aucun problème. Un seul jour de la condensation suite à une pluie diluvienne rendait la lecture impossible.
Le chargeur sur allume-cigare du GPS est fatigué, utilisation d’une solution de secours.

Vêtements IceBreaker

Le confort ! L’aération est telle que ces vêtements incitent à rouler, même par plein cagnard, même en manches et jambes longues, pour être ventilé et donc rafraîchi.
Rester dans une chambre non aérée n’est pas l’objectif des IceBreaker lovers. Les nuits étaient souvent à poil les fenêtres ouvertes… et tant pis si le muezzin et le tambour réveillent en Turquie ! 🙂

Autres avantages : le poids et le faible encombrrment. Mes vêtements tenaient en un seul petit sac, utilisé comme coussin 🙂

La transpiration, la poussière, le bitume en fusion et le soleil peuvent « durcir » le vêtement, le rendre plus fragile. Et, si on n’a pas encore séché de notre transpiration, ça colle au moment de les enlever. Bourrins s’abstenir !
Malgré toutes les précautions un trou dans un boxer et un T-shirt au niveau de la fermeture éclair (point fragile déjà constaté sur un pull). En fin d’aventure, ce T-shirt s’est troué à d’autres endroits, il est mort.
Un ancien T-shirt déjà fatigué avant le départ a rendu l’âme en Turquie.

Connaissant la fragilité des pantalons en laine fine, j’ai utilisé des collants de running de Décathlon, qui ont bien résisté au points d’appui et frottements. L’aération est moindre mais correcte. J’ai utilisé un pantalon en laine pour les rares jours de mauvais temps.

La veste « Blast » prévue pour temps froid, m’avais donné entière satisfaction en avril sous une météo affreuse. Parfaitement adapté au vélo couché !
Je l’ai amené pour servir de polaire en soirée, et veste de pluie en vélo.
M’a servi 3 fois contre la pluie, 3 journées fraîches, une soirée venteuse sur un port, les nuits crétoises, et quand la clim était trop forte dans les ferrys !

Alimentation et médication

Avant départ, cure de nigari (magnésium), CELNAT
Avant, pendant et après, cure de GREEN MAGMA (jus d’herbe)
Pendant l’effort, pastilles d’umébosis (apport de sel), CELNAT
Soupes miso pour apport de sel après l’effort, CELNAT
Les jours de diète ou gros effort, maltodextrine (sucres lents, merci Tom) et barres céréales boost Mulebar
Gelules avant (magnésium et ?) et après effort (sel et ?), laboratoire HENOCH
Combattre la diarrhée et tous maux de ventre, amidon de kouzou et purée d’umébosis, CELNAT
Crème NOK anti frottements chaque matin

Très franchement je m’attendais à des grosses fatigues musculaires, me dégoûtant de pédaler… rien de tout cela, à part la fatigue normale du jour qui disparaît après une douche et du sommeil, je n’ai rien ressenti.
Difficile de dire quel produit fait plus effet qu’un autre, ou si c’est l’ensemble qui fonctionne à merveille. Ces produits ne sont pas des boosteurs mais permettent de maintenir le corps en bon fonctionnement, en éliminant les toxines par exemples. Un corps sain, un effort plus facile.

Pour les gros efforts, les quelques mulebar boost que j’avais emporté ont fait leur effet.
Pour les jours où je n’avais rien de bien consistant à manger, de la malto dans l’eau… on ressent l’effet sur l’effort prolongé.

N’en déplaise à Anick-Marie, j’ai sucé bien plus de pastilles salées que de bonbons au miel. Je dis pas, une douceur de temps en temps pour la gorge … 🙂 mais le besoin de sel était plus grand.

Sur les conseils de Jean (CELNAT), j’ai évité trop de sucre, au moins pendant l’effort. Difficile de résister à une glace quand on roule avec Christian ! Une glace trop sucrée (généralement pas bonne) ou un cola mal placé pendant l’effort, réduit l’acuité visuelle, j’ai pu le constater.
Difficile aussi de ne pas sucrer le thé en Turquie ! Au moins un sucre, qui est 2 fois plus petit qu’en France, si ça peut rassurer Jean.

Une belle tourista, le kouzou et l’umébosis ont aidé à ralentir le trafic, mais ça n’a pas été aussi magique qu’espéré. À retester. Je n’avais pas emporté de médicaments chimiques pour ça.

Bivouac

Tente Sea to Summit specialist duo
Matelas Exped, CYCLO RANDONNÉE
Réchaud à alcool liquide Trangia Titanium, MonRechaud.com

J’ai finalement assez peu dormi en camping (payant ou sauvage), trop d’hôtels… et j’ai bénéficié d’une très bonne météo. Je n’ai monté la tente que 2 ou 3 fois, j’ai dormi à la belle étoile, à peine mis le duvet pour me couvrir de la rosée ou des moustiques.
Le matelas a servi à chaque bivouac, il ne tient pas toute la nuit, au matin il est à moitié dégonflé 🙁
Peu de cuisine au réchaud, essentiellement soupes et thé.
Dans d’autres conditions météo moins chaudes, nuls doutes que j’aurai fait usage intensif de tente et réchaud, mais j’ai fait un sun trip, pas un rain trip ! 😀

 

En résumé

Le matériel DECLIC-ECO (panneaux, moteurs, batteries, contrôleurs…) a su montrer son efficacité sur la longue distance. Guillaume peut être fier de son travail ! Lui, qui a observé les vélos arrivés à Astana, est très satisfait.
Déception sur les panneaux ENECOM.

La santé a été bonne. Une tourista en 3 mois de voyage ?! Ce n’est rien. Seul dégât à déplorer : un poignet douloureux suite à une chute (à pied) en Grèce. Tout le reste a pu être soigné. Bernard l’ostéopathe, si tu me lis, ton travail est superbe !

Assez peu bivouaqué pour éprouver le matériel.

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