Bulgalères en Bulgarie

Mardi 9 juillet, j’entre en Bulgarie. 55km de routes calmes et en partie défoncées, ciel gris.
Arrivée Belogradchik, qui rime avec Problemtechnik, les batteries vides, et forcément, ça monte !
Le boulon du dérailleur avant casse, j’ai les mains toutes noires mais je le remplace à l’arrache et tente un réglage de fortune.
J’ai du mal à trouver l’hôtel qui me coûte 25€ tout compris, la piscine qui ferme quand j’arrive et le minibar vide…
Plus tôt dans la journée, c’était mon support de boule d’attelage qui avait pété un boulon.

Mercredi 10, routes pourries et focalisation de mon esprit sur les problèmes techniques m’empêchent de regarder le paysage. Je prends la route de Vratsa.
J’arrive dans la ville sur la réserve, le ciel ayant été couvert un bon moment.
Je ne trouve pas la maison de Mila, amie de Mariklod, et le contact téléphonique ne passe pas… barrière de la langue.
Je trouve un habitant sympa qui me guide vers l’hôtel le moins cher, 15€.

Jeudi 11, je rencontre Delan au matin, c’est le fils de Mila. Il me propose de randonner en montagne. On s’occupe d’abord du vélo. Emil, de Drag Bicycle, répare mon dérailleur. Il se fait tard, Delan doit travailler, la rando sera pour une autre fois, c’est sûr je reviendrai dans le coin !
Je prends la route sous le soleil, qui se masquera dans l’après-midi.
Petite route de col, puis belle route dans la vallée de l’Iskâr (?) un beau bitume qui colle un peu… puis des travaux, puis une alternance vieux bitume travaux billard…
Le soir une batterie crie vraiment famine, et le pilote aussi. Recharge dans un restaurant. Un client sympa me donne des indications pour une nuit tranquille au bord de la rivière, puis finalement le plus simple est de camper devant le resto !

Vendredi 12, je me lève tôt pour rentrer dans Sofia et confier mon vélo à Clément avant 11h.
Je crève par pincement sur la route pourrie, je répare, il se met à pleuvoir.
Les routes sont des torrents, je prends une douche intégrale version camion qui croise et trou invisible dans lequel je plonge.
Je réveille Clément à 10h, met le vélo à sécher, prends mes affaires et me rend en taxi chez Vanya et Joël.
J’oublie ma pochette contenant tablette et loupe électronique dans le taxi, le chauffeur est resté au volant au chargement tant qu’au déchargement.
La compagnie ne connaît pas le téléphone du chauffeur malgré toutes les infos du ticket. La police non plus… gratte papier pendant des heures au commissariat, ça ne va pas servir à grand chose…
Impossible de bloquer distance la tablette, au moins la liaison avec mon compte Google. Je change le mot de passe mais sûr que ça bloque.
Soirée au resto avec 2 amies de Vanya, au passage observation de la manifestation anti gouvernementale, bon enfant et plutôt imbibée.

Samedi 13, lever trrrrrrrès tardif et décollage à 14h, difficile pour un diurne comme moi ! Achat d’une nouvelle tablette, resto, marche à pied, et voilà tout le monde au lit à 22h… sauf moi qui squatte un wifi pour rattraper le retard et installer pleins d’applis sur mon nouveau jouet.
J’ai aussi trouvé des pneus Schwalbe, pas aussi bien que les Big Apple+ mais qui sauront remplacer ces derniers quand ils seront morts.
J’attends livraison d’une roue avant neuve, prévue pour mardi.
Check complet à faire après le séchage, puis prendre la route de Burgas.

Je n’ai pas eu le temps d’étudier la question du remplacement du panneau remorque affaibli par mes panneaux bonus.
Je n’ai pas encore arrêté de décision sur l’entrée en Russie et poursuite jusqu’au Kazakhstan, ou l’option boucle en Turquie puis revenir par les mêmes pays mais routes différentes. Cela dépendra de l’état du vélo, du timing par rapport au visa russe, des retours d’expériences des amis devant moi.
Il y a fort à parier que cet arrêt forcé à Sofia laissera Marc me doubler et me relèguera en dernière position..

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