Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est le difficile qui est le chemin

Salut à tous,

on revient vers vous avec de folles péripéties et mésaventures en Roumanie.

Après 7 jours de pédalage consécutifs, on s’était octroyé une petite pause dans la capitale roumaine où, comme vous le savez grâce à notre précédent article, on s’est pris trois gros orages sur la tête.

Jour suivant, on calcule qu’en mettant un gros coup, on pourra espérer atteindre l’Ukraine en deux jours. On en mettra quatre. La faute incombe à une charmante surprise de notre ami tu-pensais-avoir-déjà-eu-assez-d’ennuis-attends-la-suite. Si vous aviez bien suivi, une de nos batteries avait plus ou moins lâché (depuis, elle a été réexpédiée en France et il semblerait qu’elle soit encore fonctionnelle), on avait récupéré une batterie de secours, expédiée par Ludotechnologie via Florian express.

Et bah BINGO ! La 2e a flanché également. Ce qui laisse supposer que le problème vient du système batterie-recharge solaire, même si on ne sait pas bien quoi. Quoi qu’il en soit du pourquoi et du comment, la batterie est OUT, et elle est tombée en rade au milieu de RIEN. Au milieu de rien en Roumanie, je vous laisse imaginer. On a fait quelques kilomètres pour tomber sur un petit village où on a passé 45 minutes à mendier un endroit à dormir parce que le premier hôtel était à 33 kilomètres et 33 kilomètres sans batterie avec un équipage de 130 kilos, c’est exclu. Malgré tous nos efforts pour expliquer qu’on avait juste besoin d’un bout d’herbe au fond du jardin, personne n’a su ou voulu nous aider. On repassera pas pour l’hospitalité.

Ca s’est fini en camping sauvage, au bord d’un champ de maïs et d’un petit canal infesté de moustiques et de crapauds amoureux, à la bordure du village. Personne n’a beaucoup dormi à cause des orages menaçants et pour Tom, à cause des chiens zombies de Resident evil (il en avait parlé pendant le repas, il en a fait des cauchemars !).

Autant dire qu’on était pas très frais le lendemain. On a fait une vingtaine de kilomètres le vent de face, avec des bourrasques si fortes qu’une d’entre elles m’a déséquilibrée et j’ai fini dans le fossé. Guillaume a tout fait sans batterie, juste au mollet. C’était pas de la rigolade !

On a échoué dans un hôtel en rénovation, bien accueillis par la maîtresse de maison malgré le bazar, et on s’est arrêté là pour la journée, histoire de se remettre d’aplomb et de réfléchir à ce problème de batterie.

La solution consiste à rouler sans ! On a été content de se retrouver dans un hôtel en construction parce qu’on a pu trouver du bois, des clous et un marteau pour mettre au point une structure qui soutienne les deux panneaux dépliés en roulant. L’alimentation est directe entre les panneaux et le moteur, ce qui signifie que dès qu’il y a un nuage ou l’ombre d’un arbre, il n’y a plus d’énergie. C’est un inconvénient car on dépend totalement du temps (encore plus qu’avant), mais, on peut rouler, et c’est le plus important. Le vélo de Guillaume est le vrai vélo 100% solaire, sans batterie, sans concession.

On est enfin entré en Ukraine, on quitte l’Europe, on découvre les routes défoncées, on baragouine quelques mots de russe, et je meurs d’impatience d’arriver en Crimée !

A très vite pour de nouvelles aventures,

Emilie

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