Corinne : journal de bord du 29 juin

Vendredi 29 juin, arrêt à Leitzersdorf

Bilan vélo ; 120 km

La journée commence très bien. Après avoir rangé nos tentes gorgées d’eau car il a plu une bonne partie de la nuit, nous prenons un petit déjeuner tous ensemble. C’est, comme d’habitude, très gai. Cathy a le don de mettre de l’ambiance et de nous faire rire. Mais c’est l’heure de se séparer. Ils vont rouler plus vite et plus loin, je pense qu’à la fin de la journée, ils auront fait 40 à 50 km de plus que moi. Et ce chiffre multiplié par le nombre de jours passés sur le vélo, fera une sacré différence à l’arrivée. Quand je pense à la manière sérieuse dont j’ai préparé ce Suntrip et au résultat, je suis triste. Mon erreur majeur a été de vouloir garder un vélo comme Petit Prince qui est un merveilleux vélo quand il est seul avec des sacoches. Mais l’univers de l’énergie fournie par des panneaux solaires est vraiment complètement différent. Mais je ne m’en suis pas assez rendu compte. Maintenant, je suis dans l’aventure et les regrets ne servent à rien. C’est sûre que si je fais un deuxième suntrip, ma monture ne sera pas du tout la même (il faut déjà que je finisse le premier !…).

J’ai bien étudié le trajet mais comme d’habitude Google Maps Vélo me balade, me fait perdre du temps, me fait faire des km en plus. Ceci dit, 3 incidents me feront l’abandonner.

Le premier comme d’habitude, il m’emmène dans des chemins de terre. Sauf que là, avec la pluie, les flaques d’eau sont importantes et pour le première fois, la terre est glaiseuse. A un moment, la remorque dérape dans une flaque, tire sur l’arrière du vélo et je finis dans le fossé. Je mettrais 1/4 d’h à m’en sortir en me faisant mal au dos à cause du poids. Je n’ai même pas eu le réflexe de prendre une photo. Pour le moment, je ne prends pas assez de plaisir pour faire des photos, mais cela va venir quand l’ensemble vélo + remorque aura de l’équilibre.

Un peu plus loin un arbre est tombé sur la piste (je ne peux pas reprocher à Google Maps de ne pas savoir cela …). Comme j’ai roulé un certain temps sur cette piste, il est hors de question de faire demi-jour. Mais je ne risque pas non plus de passer au dessus du tronc avec mon bardât. Alors nous voilà parti dans le champ qui borde le chemin. C’est un champ de maïs  (déjà 2m de haut). Et me voilà entrain de passer au milieu des maïs en essayant de ne pas les coucher. Finalement, je m’en suis bien sortie et j’ai fait très peu de dégâts (mais j’ai vraiment pris mon temps pour abîmer très peu de choses).

Très énervée par tout cela. je redemande à Google Maps, le trajet mais pour voiture. Il m’enverra sur une sorte de nationale visiblement interdite aux cyclistes vu le nombre de coup de Klaxons indignés. Je ne ferais que 3km dessus … mais à 30 km/h. Puis raisonnablement,  je sortirai.

Je décide alors une autre tactique qui a plutôt mieux marché. A gauche de mon vélo, j’ai mis l’application OSMAND qui a tout le trajet que j’ai préparé et Google Maps vélo à droite sur un écran. OSMAND se refuse toujours à faire du guidage vocal (Gilles qui connaît très bien ce logiciel, ne comprend pas non plus pourquoi il se refuse à me parler (je n’ai quand même pas de chance)). J’essaie autant que je peux voir, c’est à dire difficilement de suivre OSMAND car je ne veux pas quitter la route des yeux et Google Maps me prévient souvent des changements de direction. A ce moment, je regarde si OSMAND me dit la même chose. Mais Google Maps en système d’alerte, c’est déjà nettement mieux. Je sais qu’à l’arrivée je serais bonne, mais que de tâtonnements dus à OSMAND non testé avant de partir mais ayant tous les trajets dans les entrailles et toutes les cartes des pays traversés.

A partir de 16h je n’ai quasiment plus de batterie. Je pourrais encore pédaler 2h et demi mais je ne peux pas à cause du poids. Certains concurrents arrivent à faire 40 à 50 km sans batterie, mais il est hors de question que je me bousille les genoux car sans batterie, c’est les genoux qui trinquent. Je sais vraiment que maintenant, le facteur limitant, c’est le matériel et non mon physique. C’est vraiment très frustrant pour quelqu’un comme moi. J’avais prévu de faire 150 km  par jour mais si les batteries sont vides à 120 km et bien je ne peux pas faire plus. Au Canada avec la même puissance de batterie, je faisais 150 à 160 km mais le vélo était tellement moins lourd.

Du coup, je me suis arrêtée à une fête de village à 17h. La bière coule à flot, les grillades très bonnes et le bruit très fort. Je n’ai aucune idée où je vais coucher car je me suis attardée à la fête et il est 21h. Je suis mal barrée pour ce soir.

Billet d’origine sur le blog de Corinne


 

RETOUR SUR LE MENU DES BLOGS
BACK TO THE BLOG MENU

 


J'aime, je partage! *** Sharing is Caring
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on Google+
Google+
Share on LinkedIn
Linkedin
Share on VK
VK
Email this to someone
email

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *