Corinne : journal de bord du 7 juillet

Bilan vélo, 182 km à la moyenne de 22,8 km/h, vitesse maxi 42,7 km/h, durée 8h, arrêt d’1h30 pour recharger. Régénération 2,0%, 1602 Watts-heure soit 8,6 Wh/km, 32,22 Ah
Fournit par panneaux solaires : 903 Wh

Après avoir pris un bon petit-déjeuner avec Nicolas fils (le père étant parti à 4h du matin), je prépare mes bagages pour partir. Le père a déposé un pot de miel sur mes sacoches. Quelle gentillesse. Nicolas fils m’écrit un dernier message sur son smartphone. « C’est la première fois que je rencontre une française. Merci de nous avoir visité dans notre modeste maison ». Après une dernière accolade chaleureuse, je reprends la route.
J’avoue que je suis « dopée », dopée par toutes ces rencontres chaleureuses qui font la réussite d’un voyage. Quand vous partez le matin après une rencontre comme cela, vous ne pouvez qu’être en forme et heureuse.


Je n’ai pas fait 5 km qu’en face de moi, gros coups de klaxon et arrêt de la camionnette de Nicolas père. Il me souhaite très bon voyage et une dernière grosse accolade chaleureuse scelle notre rencontre. Sur le coup je suis un peu triste mais cela dure très peu de temps. Comme depuis plusieurs jours, le ciel est d’un bleu magnifique le matin jusqu’à 9h, puis très nuageux à pluvieux dans la journée. Le ciel s’éclaircit à nouveau à partir de 18h. Aussi, il est difficile de charger au solaire à midi sous les nuages.
La route que je dois suivre est une grande route avec une bande d’urgence sur laquelle je peux rouler. Il me faut juste faire très attention aux trous qui peuvent être énorme. Je trouve que même pour les voitures, cela peut être dangereux. Mais je n’ai pas vu d’accident jusqu’à présent.

Mon guidage est fini. Il faut que je change de carte. Ce coup si, pas de problème, la carte est bien dans la mémoire de l’appareil. Mais il y a juste un problème, le démarrage est 10 km plus loin. Mais cette application (KOMOOT) est remarquable car elle me trace un pointillé pour me dire comment rejoindre le démarrage de ce trajet, que, grâce à cela, je trouverais sans problème. Quelle chance d’avoir identifié, juste avant de partir, cette application au guidage vocal (en anglais mais très facile à comprendre).
Une traversée de grande ville sera à nouveau chaotique, à cause des énormes trous dans la chaussée, m’obligeant à nouveau à zigzaguer alors que je suis entourée et suivie de nombreuses voitures, camions ou bus. Je suis toujours nerveuse, dans ces moments-là, de peur de chuter et de me faire toucher par un véhicule.
La route se poursuit comme cela toute la journée et c’est un peu monotone, mais je ne m’ennuie pas car cela me laisse le temps de penser à plein de choses que je n’ai pas fait ou que je voudrais faire, etc…La seule chose importante dans ces cas-là c’est que l’attention ou la vigilance ne s’évapore pas.
Je n’ai pas pu expédier ma lettre ce matin car les Nicolas, père et fils n’avaient pas internet chez eux. Pour leurs smartphones, là où ils étaient, ils n’avaient que la 2G. Il faut donc que je trouve un endroit avec Wifi. Les Nicolas m’ont prévenue, je ne trouverais cela facilement que dans les hôtels. Mais cela ne va pas être facile de rentrer pour ne consommer que du Wifi. Un motel assez simple se présente sur la route. Je m’arrête et demande la permission d’utiliser le Wifi, ce qui m’est accordé immédiatement. Grâce à cela, je peux envoyer ma newsletter et prendre un peu des nouvelles de tout le monde et en particulier de ma famille.
Les km passent, l’heure de se poser pour la nuit arrive. Je ne roule jamais, si je peux, après 19h car ensuite c’est trop difficile de demander l’hospitalité quand il est tard. Le hasard fait que le guidage vocal m’a demandé, à ce moment-là, de m’éloigner de la grande route et me fait traverser un village. Je réduis donc ma vitesse et me mets en chasse. La route est totalement délabrée et les maisons très pauvres. Je ne vois rien qui m’inspire, quand soudain au milieu du village, je vois un petit jardin avec des jeux d’enfants et des belles fleurs (grands soleil, rudbeckia et roses trémières.

Aimer les fleurs et les enfants me disent qu’il faut que je m’arrête. C’est un petit restaurant coquet avec une terrasse agréable.

IMG_7571
Je demande l’hospitalité et elle me sera accordée par 2 jeunes femmes charmantes.

Elles m’autorisent à mettre Petit Prince au fond du jardin et à planter la tente à côté.

Elles m’offriront le thé et une belle pizza. Puis elles fermeront leur restaurant à 21h en m’enfermant dans le jardin. Je n’avais pas réalisé que le lendemain était dimanche. L’une d’elle reviendra le matin à 8h pour me permettre de sortir.

Que de gentillesse, comme je me couche à 21h30, le temps de monter la tente et il est l’heure de se coucher et de s’endormir.

Le lendemain, je vois débarquer à 7h20, une femme Victoria. Je comprends que c’est la patronne du restaurant et que les 2 jeunes femmes hier ont intercédé pour moi auprès d’elle. A ma grande stupéfaction, elle ouvre la cuisine et me prépare un solide petit déjeuner, ce que je n’avais pas prévu. Merci à ces 3 femmes pour le sens de l’entraide que vous avez et pour m’avoir reçue aussi gentiment

Pour poster cette lettre, il me faudra encore trouver un hôtel à Wifi car là aussi, il n’y a pas d’internet ce que je trouve 5 km plus loin. Comme hier, l’employée me laisse avoir accès au Wifi très gentiment

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1 Commentaire for “Corinne : journal de bord du 7 juillet”

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