Croatian hospitality/ L’hospitalité croate

Day 16 – 11/07/2015 – 151 kms – Brckovljani à Nova Gradiska
Total : 1914 kms

In the morning, although we are very close to Zagreb, I am woken up by the singing rooster. Zeljka left to keep her nephew, but her mother is nice enough to spread sun cream on my back. After having thanked the whole family for their hospitality, I find the southern route along the Bosnian border. I realize that I still don’t have any Kunas, the local currency. I stop in front of a bar on the way, completely empty at this hour of day and most probably closed, telling myself I will look for the info on the web. On the porch, there is a woman, around fifty years old, with a dull expression on her face. Answering there is no internet here, I try to make her understand that I am trying to change euros: « Kuna … Euro … Euro … Kuna ». No problem, I give her 20 euros et ask for 140 Kunas, and she leaves behind the bar. She comes back with 150 “I checked, it’s 150” she tells me in Croatian with a big smile on her face.

Le matin, je suis réveillée par le coq qui chante (alors que je suis quasiment en ville !). Zeljka est partie garder son neveu. C’est donc sa mère qui a la gentillesse de me met cette fameuse crème dans le dos. Après avoir chaudement remercié toute la famille, je pars en direction de la route qui longe la frontière Bosniaque au Sud. Je réalise que je n’ai pas toujours pas de Kuna, la monnaie locale. Je m’arrête devant un troquet sur la route, vide à cette heure et surement fermé d’ailleurs, me disant que je vais aller chercher cette info sur internet. Il y a là, sur le porche, une femme d’une cinquantaine d’année à l’air morose. Alors qu’elle me répond qu’il n’y a pas internet ici, j’essaie de lui faire comprendre que je cherche à changer des euros. « Kuna … Euro … Euro … Kuna ». Pas de problème, je lui donne 20 euros et lui en demande 140, et la voilà qui part derrière la caisse. Elle revient avec 150 « J’ai vérifié, c’est 150 » me dit-elle avec un grand sourire.

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Seeing how I speeded at the end of the day yesterday, today, I have almost no energy left (again) et I randomely come across an “Agrotourism” farm lost in the Croatian countryside. It is called “Kezele” and I would recommend anyone going to Croatia to definitely check it up (Graberje Ivanicko). A truly wonderful place. The father and tenant bows to me as I enter his property! He looks like a real joker. And there the inevitable question is finally asked for the first time: “But where is you man? You’re alone ? ». And I know it’s not the last time.

Vu mes performances de la veille, aujourd’hui, je n’ai plus du tout de batterie et je trouve, complétement par hasard une ferme d’ «Agrotourisme » perdue au milieu de la campagne Croate nommée « Kezele » que je vous recommande si vous avez l’occasion de passer en Croatie (Graberje Ivanicko). Un endroit splendide. Le père de famille et patron me fait révérence alors que franchit son portail ! Ça a l’air d’être un sacré comique. Et là, la question fatidique retentit pour la première fois : « Mais où est ton homme ? Tu es toute seule ? ». Je sais que je ne vais pas y couper.

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I’ve been sitting here for the last 1 hour and a half and am about to leave when the tenant comes and offer me all the food and beverages I want. Although I’m not very hungry, I understand I cannot refuse, this is Croatian hospitality! As soon as I accepted the offer, he discreetly returns to work. I’m amazed by the generosity and hospitality people have showed me up to now! The young waitress, with which I had spoken before, asking questions about Roger, brings me a enough food to feed a whole family. Maybe I shouldn’t of had changer any Kunas at all! I still have Andy’s sandwich in my bag, as I haven’t yet found the opportunity to eat it.

Alors que ça fait 1 :30 que je recharge tranquillement mes batteries et que je m’apprête à repartir, le patron de l’auberge vient m’offrir à manger et à boire à volonté : bières, soupes, viandes etc. Bien que je n’aie pas très faim, je comprends que je n’ai pas le droit de refuser, c’est l’hospitalité à la Croate ! Aussitôt accepté, le patron s’efface en me disant qu’il doit aller travailler. Décidemment, les gens m’étonnent par leur hospitalité et leur générosité. La jeune serveuse, avec laquelle j’avais discuté précédemment, étant venue s’enquérir sur les fonctionnalités de Roger, m’apporte aussitôt de quoi nourrir un régiment. J’ai bien fait de changer des Kunas, moi ! Je me trimballe toujours le sandwich que m’a offert Andy la veille, n’ayant pas encore trouvé d’occasion de le manger… 

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Leaving this idylic place, thinking about the human race’s true nature, I take a route going North instead of the one going South. I end up doing 20 kilometres more than the original plan. OK, it’s a lot, but I manage de catch a beautiful road, nicely asphalted, with little bumps, leading me directly to Nova Gradiska where I will spend the night.

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Repartant de ce lieu idyllique, songeuse sur la nature de la race humaine, je me trompe complétement de route, et prends l’axe Nord-Sud vers le Nord au lieu de le prendre vers le Sud. Résultat : une vingtaine de kilomètres de détour. Bon, c’est vrai, c’est pas mal, mais je récupère une route magnifique, bien goudronnée sans trop de déformations, qui me mènera directement jusqu’à Nova Gradiska où je compte passer la nuit.

Contrary to the small Slovenian villages, with their numerous small and sinuous streets, from now on I start to recognize some clear traces from the Soviet times: one straight central road, cutting through all villages, and houses lining up on both sides of the road. But they don’t have, as villages in Central Asia or Caucasus do, these typical Soviet tall walls hiding the view of the backyard and the garden, instead, they have see-through gates! Although there are a few brand new brick houses with no charm, and numerous abandoned properties, which might have been beautiful at the time by the way, but that seem to have been bombed since then, there are also incredible residences.

Contrairement aux petits villages slovènes, avec plein de petites rues qui s’entremêlent, à partir de maintenant, on retrouve clairement une trace de soviétisme très nette : une route centrale qui traverse tous les villages, et des maisons qui se succèdent de part et d’autre. A la différence des villages du Caucase ou d’Asie Centrale, en dehors de leurs états beaucoup plus soignés, de grands murs typiquement Soviets ne viennent pas obstruer la vue de l’arrière-cour et du jardin, et heureusement ! Bien qu’il y ait quelques maisons de briques rouges toutes neuves et sans charme, ainsi que de nombreuses propriétés à l’abandon qui avaient dû jadis être belles mais semble-t-il ait été bombardés, il y a aussi beaucoup de somptueuses demeures.

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And although the front side of the house is never the same, with very different styles, but a harmonious global effect, the inside architecture of the properties is often more or less the same and it’s beautiful. A very big flowery courtyard with stylish garden chairs, under a roof of vine leaves; a little further a well or a fountain, and behind that, a barn, decorated with old trolley wheels hanging from the wooden walls, storing a truck and hay. Most of the time, children are running after the chicken in the courtyard as the parents are working in the fields, extending the property behind the barn.

Et bien que la devanture de la maison ne soit jamais la même, avec des styles assez différents mais avec un rendu global harmonieux, l’architecture intérieur est souvent la même et ça fait rêver ! Une très grande cour intérieur fleurie avec soin et des chaises de jardins coquettes, abritées d’un toit de plantes grimpantes; plus loin un puit ou une fontaine, et derrière une grange décorée d’anciennes roues de chariots pendant aux murs en bois abritant un gros tracteur et du foin. Souvent des enfants courent après les poules dans la cour pendant que les parents sont dans les champs, s’étendant derrière la grange.

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All houses are guarded by dogs, often very big wolf dogs husky type or Alaskan Malamute, that are clearly not just pets. I am chased by a few small dogs that weren’t tied up. They don’t scare me, but I try and get my gaz spray out while cycling, but without using it, and consider it as a training for the Romanian stray dogs. I am very tired tonight, and although I’ve meet so many great people, I haven’t slept early once since I left, having fascinating conversations every night. Tonight, I decide to go to a motel. I find Maksimilien, 20 e per night, breakfast included et very sympathetic waiters, with whom I start talking. The boss, whose son has studied at La Sorbonne and currently lives in Paris, pays me diner and all I want to drink… Do they all do that? After, he discreetly leaves not to bother me more. I don’t know what more to say, it speaks for itself, doesn’t it?

Toutes les maisons sont gardées par des chiens, souvent de gros chien-loup type husky ou Alaskan malamute, qui n’ont pas comme seul rôle d’être un animal de compagnie. Je me fais courser d’ailleurs par de petits chiens dont la grille était restée ouverte. Ils ne me font pas peur ceux-là, mais je m’entraine néanmoins à sortir ma bombe lacrymo tout en roulant, mais sans m’en servir, sachant que je peux facilement les semer si j’accélère la cadence. Les chiens sauvages roumains, eux, ça va être une autre histoire… Je suis assez fatiguée ce soir, et bien que très enrichissants, ces séjours chez l’habitant ne m’ont pas permis de beaucoup dormir, pris dans des conversations passionnantes jusqu’à tard le soir. Ce soir, je décide donc de m’autoriser une nuit en motel, que je trouverais sur mon lieu d’arrivée. Je trouve le Maksimilien, à 20 e la chambre, petit déjeuner compris et des serveurs super sympas avec qui je tape la causette. Le patron, dont le fils a fait la Sorbonne et vit à Paris, m’offre le diner et tout ce que je veux boire… Décidemment ! Et pareil, après avoir offert ça, il s’efface, ne voulant pas me déranger davantage. Je ne sais plus quoi dire, ca parle de soi-même non ?

Reminder: As of today, 3295 kms have been sold for Electriciens sans frontières’s project in Ethiopia! Thank you so much to all that have contributed. Only 5705 kms left to buy to guarantee a better access to water and health services to 750 people for the 10-15 years to come. I’m counting on all of you, family, friends, colleagues, and other supporters of my cause, to partake, at your level, to this collectif effort. To donate, follow this link: https://www.leetchi.com/c/solidarite-alstom-foundation-project .

Rappel : A ce jour, 3295 kms ont été vendu pour le projet d’Electriciens Sans Frontières en Ethiopie ! Merci du fond du cœur à tous ceux qui ont contribué. Plus que 5705 kms à acheter pour offrir à 750 personnes un meilleur accès à l’eau et aux soins pour les 10-15 prochaines années. Je compte sur vous, famille, amis, collègues et autres supporteurs de la cause, pour participer chacun à votre niveau à cet effort collectif. Pour participer, suivez ce lien : https://www.leetchi.com/c/solidarite-alstom-foundation-project .

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