Different perceptions/ Percevoir différemment

Day 34 – 29/06/2015 – 156 kms – Gerede à Tosya
Total : 4080 kms

For today, let’s let the pictures talk: a few pictures are sometimes more efficient then long speeches. After lazing about at the hotel for a few hours, I finally take off and am immerged in an incredible mountainous landscape. I even get a little bit of sun! There are many hunting birds in the sky. Truck drivers taking a break on the side of the road keep on asking me if I would like to join them for a tchaï (tea). Other marking event this morning: I save a turtle (and probably a car by the same occasion) that had wondered off in the middle of the road. At the beginning of the afternoon, rain starts falling again and I decide to stop to have lunch in a small restaurant by the side of the road. I don’t understand anything on the menu and conveniently decide to let the chef choose for me. Once again, I’m quite impressed of the quality of the meal served to me. I definitely have a weakness for Turkish gastronomy!

Pour aujourd’hui, il vaut mieux laisser parler les images : quelques photos valent mieux qu’un long discours. Après un départ tardif de l’hôtel, je suis une fois de plus immergée dans des paysages montagneux magnifiques et j’ai même le droit à un peu de soleil. Le nombre de rapaces qui fendent le ciel est impressionnant. Je suis sans cesse héler par les camionneurs arrêtés en bord de route qui me proposent de partager quelques instants de convivialité en buvant du tchaï (thé). Autre évènement marquant de la matinée : je sauve une tortue (et surement une voiture par la même occasion !) qui s’était aventurée en plein milieu de la route. En début d’après-midi, la pluie reprend et j’en profite pour m’arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de route qui ne paie pas de mine. Faute de comprendre le menu, je demande au chef de choisir pour moi. Une fois de plus, je suis impressionnée par la qualité du plat qu’ils me servent. Décidemment, la gastronomie turque, ça me plait bien !

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As I make my way to Tosya, suddenly, a man on a bike equipped with the very common Ortlieb bags, characteristic of all long distance cycling travellers, catches up with me, panting and sweating, and asks me to stop. It’s Sebastien, a thirty year old German. His wife, Elisa, is with him, they’re going in the same direction as I am. They were intending on setting up camp quite quickly, but I wanted to continue on until Tosya, the next “big” town. We find a compromise and decide to set up the tents fifteen or twenty kilometres later. It’s still raining. As soon as we finish setting up our tents, the thin and discreet rain makes way for heavy rainfall. Elisa and Sebastien are used to cooking good meals with a simple camping stove and a few pans. So, tonight, Sebastien prepares us a hearty dinner with aubergines, potatoes and zucchinis, delicious. We talk about our experiences traveling, people wee have met on the way and what we have learnt from those encounters in terms of culture and hospitality.

Alors que je trace vers Tosya, un homme à vélo harnaché de sacs de marque Ortlieb (décidemment la marque par excellence de tout cyclo-voyageurs digne de ce nom) me rattrape, essoufflé et tout transpirant, et me demande de m’arrêter. C’est Sebastien, un allemand d’une trentaine d’années. Sa femme, Elisa, est avec lui, et ils vont dans la même direction que moi. Eux comptaient s’arrêter bientôt pour monter leur tentes alors que moi je comptais pousser jusqu’à Tosya, la prochaine grande ville sur la route. On trouve un compromis et décide de s’arrêter dans quinze ou vingt kilomètres. Il pleut encore et toujours. Dès qu’on a fini de monter les tentes, la pluie fine et discrète fait place à de grosses gouttes. Elisa et Sebastien ont l’habitude de se cuisiner de bons plats avec un simple réchaud et quelques casseroles. Du coup, ce soir, Sebastien nous prépare un repas à base d’aubergines, de pommes de terre et de courgettes, un festin! On échange sur nos voyages, sur les gens que nous avons rencontrés et sur ce que ces gens nous ont laissé percevoir de leur culture et de leur sens de l’hospitalité.

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It’s funny to see how people traveling on the same route can have such different experiences. For example, Elisa has often been confronted to a very macho behaviour, where, although she spoke better English than Sebastien, man would only talk to her husband and wouldn’t even answer to her when she was asking questions. This just proves how much the perception you have of a country all depends on the people you meet. My experience is all the opposite. There’s one major difference though, I travel alone and, somehow, people “have” to speak to me. But honestly, I could not imagine the people I have met behaving differently if I had been accompanied. Another perception of theirs that I couldn’t of had imagined: Elisa tells me unconditioned hospitality and little presents from strangers almost make her feel uncomfortable. She feels as if she owes something back. Personally, I interpret these behaviours as something almost normal in these societies; behaviours so different from our occidental habits that they are almost incomprehensible. It’s just another way to perceive relations, happiness and simply life. Importance is given to human interaction, rather than to personal wealth.

C’est drôle de voir comment des voyageurs effectuant la même route peuvent avoir des expériences si divergentes. Par exemple, Elisa s’est trouvé de nombreuses fois confronté à des comportements très macho, où, bien qu’elle parle mieux anglais que Sébastian, les hommes n’adressaient la parole qu’à son mari et ne lui répondaient pas quand elle leur posait des questions. Comme quoi, en ce qui concerne votre perception d’un pays, tout est question des gens qui croisent votre chemin, car de mon côté, c’est tout le contraire. Il y a, il est vrai, grande différence : je voyage seule, les gens sont contraints de m’adresser la parole car il n’y pas d’homme avec moi. Mais franchement, j’ai vraiment du mal à imaginer qu’ils se comporteraient différemment si j’étais accompagnée. Un autre exemple qui prouve à quel point notre perception peut différer d’une personne à l’autre : Elisa m’explique que l’hospitalité sans arrière-pensées et les petits cadeaux d’inconnus la mettent presque mal à l’aise. Elle se sent comme dans l’obligation de devoir quelque chose en retour. Personnellement, j’en comprends que ce sont des coutumes presque normales ici, il est vrai si éloignées de mœurs occidentaux. C’est une autre façon de percevoir les relations, le bonheur et, tout simplement, la vie. On accorde tout simplement plus d’importance à l’interaction humaine qu’à la richesse personnelle.

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