Corinne : ÉTAPE 39

Etape 39

Mercredi 1er août,

Bilan vélo: 167 km

Mercredi, on a donc trouvé un hôtel 500 m après le passage de frontière : une usine à touristes et camionneur, drôle de mélange des genres. Les chambres ont des matelas au sol et tout doit être occupé. Je suis dans une chambre de 4 avec Didier, Cathy et Jean Claude. Gilles et François verront le soir, 2 camionneurs débarquer dans leur chambre.

Pour les repas, ils ne ne comprendront à notre commande, on devra commander 4 fois et cela traine tellement que l’on n’a plus faim quand les plats arrivent.

Le lendemain, nous pouvons prendre un petit déjeuner et nous partons. La grande chaleur est annoncé.

 

Les 60 premiers km ont lieu sur une route défoncée. On roule doucement mais il reste des bouts de goudron donc on peut avancer un peu. Les trous sont souvent bouchés par du sable, inutile de vous dire que cela n’est pas pour Petit Prince. Petit Prince se débrouille très bien et nous avançons aussi vite que nous pouvons c’est à dire 11km/h de moyenne.

Enfin au bout de cette route, une route quasi normale c’est à dire avec des gros trous régulièrement. Il ne faut avoir aucun moment de distraction car la taille de ces trous est telle que cela pourrait briser une roue (je ne vous parle même pas de la chute certaine.

On voit régulièrement des chameaux, soit isolés soit en petits troupeaux

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Le soleil vers midi cogne vraiment très fort et pas un seul point d’ombre. Cela est complètement redoutable car il faut que je m’arrête pour recharger mes batteries avec les panneaux solaires mais je ne peux pas rester une heure immobile en plein soleil. Je cherche une solution mais je n’en trouve pas. Soudain, je vois un camion arrêté. Mais le soleil est au zénith et il n’y a pas d’ombre. Un camionneur est dehors. Je demande si je peux me réfugier un petit moment dans la cabine. Il me dit oui et m’offre le café qu’il fait dans sa cabine.

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Mails l’arrêt ne dure qu’un quart d’heure, ce qui bien sûre est totalement insuffisant pour recharger les batteries. Je repars et je finis par m’arrêter derrière un petit panneau de signalisation. Il y a un m2 d’ombre. Je resterais debout à suivre ce mètre carré d’ombre pendant une heure. Ce n’est pas très reposant c’est le moins qu’on puisse dire.

Au bout d’une heure, je repars car j’ai assez chargé pour faire les km restant.

Cathy et Didier avec qui je pars tous les matins sont loin devant. Eux, le matin tôt, quand il ne fait pas encore trop chaud, ils mettent beaucoup de puissance (350W sur 900W) pour bien avancer. Puis au bout de 50 à 60 km ils s’arrêtent pour recharger leurs batteries (qui se rechargent très vite car ils ont le double de panneaux solaires exposés sur leur tête). Et là le soleil est assez haut pour recharger les panneaux solaires quand ils roulent (300 à 350W/450W de panneaux solaires). Si bien que lorsqu’ils repartent, ils peuvent à nouveau rouler à une puissance de 350W car ils consomment autant de puissance qu’ils en reçoivent et leurs batteries restent pleines. C’est un raisonnement totalement différent pour moi. Vu que j’ai la moitié des panneaux solaires exposés, je roule à la moitié de leur puissance soit 150W et c’est une sacré différence car je fais beaucoup plus d’efforts physiques et je vais moins vite.

le soir j’arriverais 3/4d’h après eux, mais je suis en plus beaucoup plus fatiguée sans compter que j’ai eu le soleil sur le corps toute la journée alors qu’eux sont protégés du soleil par les panneaux solaires. Je ne sais pas combien de temps je vais arriver à les suivre dans ces conditions là mais je sais que c’est comme cela que je perdrais le groupe, quand la fatigue sera telle que je n’arriverais plus à les suivre. Mais pour le moment j’en profite. Je les rattrape donc le soir à l’hôtel je passe la soirée avec eux.

Ce soir nous aurons deux chambres et 3 par chambre. Heureusement, on ne nous rajoutera personne dans notre chambre car il restait 3 lits.

Coucher chez l’habitant est terminé car c’est interdit (pays à régime autoritaire).

 

Billet d’origine sur le blog de Corinne

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