Corinne : journal de bord – étape 40

SUNTRIP 2018, étape 40, Elobod

Vendredi 3 août, grand soleil, T >40°C, un léger vent de face.

Bilan vélo: 147 km

L’hôtel où nous nous sommes arrêté est contigu à une ferme d’élevage de chameaux et au soleil levant, c’est beau.

 

Un grand « petit » chameau tête sa mère pendant qu’elle fait pipi, ce qui ne le trouble pas du tout. Je ne sais pas jusqu’à quel âge, ils tètent.

 

En partant un bébé chameau s’approche de mon vélo et comment à mordiller mes fanions qui l’intéressent beaucoup. C’est sûr qu’il ne doit pas voir cela très souvent.

 

Puis nous reprenons la route. Pour le moment, nous n’avons plus de route infernale mais toujours les mêmes gros trous qui impliquent une vigilance de tous les instants. Au 50è Km je rattrape tout le monde, pour une fois nous sommes tous les 6. Gilles fait la sieste derrière un arbuste malingre, mais il est 9h30 donc le soleil ne cogne pas encore.

J’en profite pour vous montrer le vélo de Jean Claude qui est le même que celui d’Alain son frère (vélo dont les batteries ont explosé et détruit le moteur). C’est un vélo qu’il a fabriqué lui même ainsi que sa remorque.

 

Comme vous pouvez le voir, c’est une conception particulière car la remorque n’a été conçue que pour supporter un grand panneau solaire, qui de plus est orientable. Sur son vélo, il met toutes ces sacoches (même configuration que moi au Canada) et il a un grand panneau solaire orientable au dessus de la tête. J’aurais dû accepter d’essayer d’avoir un panneau au dessus de la tête mais cela m’a fait peur au niveau de l’équilibre et en cas de vent. Les batteries sont situées sous les premières sacoches (bande orange sous sacoche jaune). La seule chose qui me frappe c’est qu’elle sont posées sur une plaque et sans protection (alors que Guillaume qui a monté mon assistance électrique de vélo a exigé que les batteries soient protégées et les miennes sont dans de la mousse épaisse. Est-ce que cela aurait été utile pour les protéger les batteries pour le vélo d’Alain, on peut se poser la question ?

Après la pose, nous repartons, chacun repart à son rythme et moi comme toujours la dernière, ce qui m’énerve à chaque fois, d’avoir la capacité physique de suivre et non la capacité matérielle. Enfin je ne vais pas pouvoir transformer Petit Prince en trike avec 450W de panneaux sur la tête, alors il faut faire avec. En tout cas, quelque chose qui marche très bien maintenant, c’est ma béquille bricolage maison. Elle tient très bien Petit Prince et sa remorque et cela, c’est drôlement important.

Le point de chute de ce soir a été prévu à 170 km, alors je surveille mon compteur. Pour le moment, aucun d’entre nous a une carte SIM du pays, alors nous sommes dans l’incapacité de communiquer entre nous. Je pense que nous trouverons des cartes SIM à Nubuk. Mais moi qui suis la dernière, je sais que si j’ai quoi que ce soit, je ne peux prévenir personne.

Il faut que je fasse un arrêt recharge batteries. On passe une petite ville qu’on laisse sur sa gauche et là, pour la première fois un abris bus. Inutile de vous dire que cela veut dire de l’ombre. Je m’y arrête immédiatement et je mets le vélo en charge. Je suis immédiatement entouré d’enfants, ce qui est très sympathique, le seul problème c’est qu’ils touchent tout et tourne autour de mon panneau solaire au sol avec des vélos, ce qui m’inquiète un peu. Je resterais arrêté 1h1/4 et ils me tiendront compagnie tout ce temps.

 

Je redémarre et 300m plus loin, sur la gauche, je voie les vélos solaires arrêtés devant un hôtel. Je suis très surprise car ce n’est pas ce dont il était convenu. Mais Gilles a voulu s’arrêter là. Et moi qui suis restée plus d’une heure à 300m c’est bête.

L’hôtel est de bon niveau, les chambres par deux très correctes par contre très peu d’eau pour la douche et elle est bouillante.

Le repas est bon. On a vu comment ils affinent les spaghettis. Du coup, on en a tous commandés pour le dîner.

Puis nous allons nous coucher. Demain il faut se lever à 5h pour partir à 6h.

Donc je mets mon réveil à 4h pour pouvoir vous écrire les 2 news que je sais ne pas pouvoir vous envoyer mais je ne veux pas prendre de retard.

Cela m’amuse, il est 5h45 et tout le monde dort profondément. Je ne sais pas combien de km, ils veulent faire aujourd’hui, mais c’est sûre que moi je vais devoir rouler en plein soleil 1h de plus minimum si ce n’est pas 2. J’ai perdu ma crème solaire et je ne peux plus me protéger du soleil et hier soir j’avais le nez brûlé. J’espère trouver une protection solaire à Nubuk.

 

Billet d’origine sur le blog de Corinne

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1 Commentaire for “Corinne : journal de bord – étape 40”

Christine B.

dit :

Je découvre ce compte rendu seulement maintenant, J’ai du rater une étape
et je ne sais toujours pas pourquoi Corinne est hors course !!?! 🙁 … Dommage !!! … du coup, nous n’avons plus les comptes rendus forts intéressants et les photos.

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