Françoise : journal de bord #2

Sun Trip
20 juin 2019
Je suis vraiment dans mon élément dans la montagne et dormir à un col j’adore ça. En Amérique du Sud, même avec une tente qui ne fermait plus, je dormais à 5000 à moins 20…
Ici c’est quand même plus facile. Je suis super bien dans ma tente très confortable, mon duvet vert qui me sert de doudou, mon petit drap de soie et je dors comme un bébé surtout après les efforts effectués !
J’attends 10h du matin pour partir car je vous rappelle que mes batteries sont vides donc je rechargevun petit peu même si je sais que dans la descente du col je vais régénérer à fond.
La aussi la descente me surprend je ne la pensais pas si difficile, galeries et tunnels se succèdent. Tout se passe bien et les camions continuent de me respecter. Le paysage de montagne me ravit.
Le soleil brille mais arrivée dans la vallée un fort vent contre me ralentit.
Je me retrouve sans le vouloir sur une route interdite aux vélos, je suivais les panneaux bleus, ici c’est le contraire de la France : le bleu ce sont les routes et le vert ce sont les autoroutes.
Je suis interpellée par la police, nous nous expliquons en anglais, elle m’accompagne jusqu’à la sortie est me remet sur le bon chemin tout se passe très courtoisement.
Puis je traverse des milliers de petites villes et la route est très cabossée. Je ne peux donc dépasser les 30 km/ heure en roulant à l’économie. Tout va bien jusqu’à ce que je me retrouve devant un tunnel interdit aux vélos. Je suis au bord d’un lac, c’est très touristique. Si j’étais en voyage « normal
 » je crois que je me serais arrêtée et j’aurais profité du lac, du soleil, il fait très chaud mais moi j’adore ça.
Je me retrouve dans une petite ville moyenâgeuse très jolie et puis devant moi un mur ! Je demande mon chemin, une dame me l’ indique je traverse des petites ruelles avec des escaliers heureusement dans le sens de la descente.
Un muret au bord du lac m’ accueille pour mon pique-nique, il est 5h, mes panneaux rechargent. J’ai fait 100 km je voudrais encore en faire 50 mais Osmand n’est pas mieux que google maps et comme j’ai quitté la trace, il me fait tourner en rond c’est une horreur… je ne sais même plus où je suis ! Dans un café des gens sirotent tranquillement leur apéritif et moi je galère. Une femme parle espagnol et m’indique mon chemin, je renouvelle mes provisions d’eau que j’avais auparavant renouvelées dans un cimetière, je crois qu’ici c’est comme en France, dans les cimetières il y a de l’eau.
Je suis furax, je croix avoir pédaler 50 km pour rien.
Il n’est pas loin de 20h je cherche un endroit pour bivouaquer mais la nature est inaccessible, non par des clôtures mais par des barrières de sécurité.
Je finis par trouver un endroit bien l’abri des regards indiscrets mais infesté de moustiques.
Ce jour j’ai plus rechargé que consommé mais il faut dire que je suis parti à zéro et que la descente du col m’a bien aidée.
Merci de me lire

https://www.facebook.com/francoise.delabeoux

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4 Commentaires for “Françoise : journal de bord #2”

Pascal

dit :

Allez Françoise! Dans les moments ennuyeux pensez à ces beaux cols de l’Himalaya où vous pourrez dormir comme vous l’aimez tant :o) Bravo à la doyenne !

Paola

dit :

Hello Francoise l’m very happy we met on yesterday in Avesa (Verona) .
When I saw the tent near the bicycle, l didn’t immage there was you: a brave Woman !!!
I know that you are now in Villorba near Treviso.
Today in Verona the Sun is shinnig and l hope the same there.
I wish you a nice trip 😊 💪
Paola

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