Françoise : journal de bord 22 juillet

Bonjour à tous

Cette journée fut très difficile.
Nous n’arriverons pas à rejoindre Oural ville que nous aurions du déjà rejoindre hier.

Les conditions météorologiques sont très difficiles.
Il a plu toute la nuit mais nos tentes sont étanches.
Le ciel est couvert, nous ne rechargeons pas, un petit rayon de soleil nous apportera quand même quelques watts.

L’autoroute promise se fait attendre et les 20 km de pistes sont difficiles alternant tôle ondulée et zones de boue.

Enfin nous atteignons la route asphaltée, mais le vent et les batteries vides rendent notre avancée difficile.

La première station service où nous devrions tout trouver se trouve à 20 km. Ayant un peu triché en empruntant sur quelques mètres l’autoroute en construction nous devons traverser un terrain vague et franchir une barrière. Le pompiste vient à mon secours. Évidemment il n’y a pas grand chose, en tous cas ni change ni carte SIM avec internet. Je paie mes mmm avec de l’argent russe et on me rend de l’argent kasaque.

Le vent est terrible. Nous l’avons franchement contre. Dès qu’un rayon de soleil pointe nous nous arrêtons pour essayer de charger.
A chaque fois nous faisons attroupement, on s’adresse plutôt à Mickael, son vélo bizarre ou rapport avec les femmes difficile ?
On nous donne de la nourriture.
Les selfies fusent. Une femme installe son bébé sur mon porte-bagages…

A chaque fois que nous nous arrêtons un des deux vélos s’envolent. J’ai attaché comme j’ai pu le panneau solaire pour qu’il ne soit pas arraché, c’est tout le vélo qui s’envole et comme je suis à côté surveillant le tout je suis quelque peu égratignée.

Mickael a la malencontreuse idée d’huiler mon vélo, comme tous les hommes il croit que je ne sais pas faire, je sais faire et je fais à ma façon, il a touché à la chaîne et je déraille.

Dans la douleur nous n’arriverons pas à atteindre Oural, la petite fête préparée s’est envolée.

Après 68 malheureux kilomètres nous stoppons.
Mickael choisit un bon endroit de bivouac abrité derrière des arbres. Il nous faut pour l’atteindre traverser un champ de boue.

Le repas est riche des victuailles données, là où il y a les oignons pour Michael le reste pour moi.

Si la météo ne change pas nous ne traverserons pas le Kazakhstan dans les temps mais ne mourrons pas de faim.

Après Oral la route va Sud est, nous devrions prendre le vent moitié face moitié côté.

Conditions météorologiques
Pluie toute la nuit
Vent très fort contre
Couvert, rares éclaircies
Températures agréables pour gens normaux, pour moi jambes à l’air et polaire et coupe-vent en haut.

Production
18,7 Ah
848Wh

Consommation
17,4 Ah
11,2 Wkm

Réalisation
68 km
5 h sur le vélo

La production est faible, la consommation est forte pour un résultat déplorable…

Je suis dans un état, crottée, égratignée, couverte de cambuis…

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

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1 Commentaire for “Françoise : journal de bord 22 juillet”

benoit

dit :

même quand il y a des galères on sent toujours une pointe de bonheur dans les propos de Françoise. Le premier qui invente un système qui transforme l’énergie de la pluie en énergie électrique, Francoise le teste immédiatement
J’ai entendu hier une émission sur France Inter sur une femme qui a fait un grand périple en moto (très souvent tout et qui expliquait très bien la différence d’attitude des populations locales à son égard quand elle avait fait un bout de chemin avec son compagnon

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