Françoise : journal de bord à Kiev

Bonjour à tous

Bien avant l’aurore je suis réveillée surveillant le soleil pour ne pas en manquer une miette.
Je vais récupérer mon vélo dont le gardiennage m’a coûté 8 €, le gardien ne se réveille même pas.

Vélo bien installé pour absorber le premier petit photo de cet astre de merveille je remonte dans ma chambre au 7e étage et surveille les opérations de prés, enfin du haut du 7e étage quand même. Régulièrement je redescends pour vérifier la charge sur mon cyclanalyste car le panneau solaire supplémentaire pour l’arrêt a ses petites fantaisies et soit il chauffe soit quand il amène trop de Watt le régulateur coupe tout.

Le préposé à la réception me fait savoir que mon vélo est mal placé et qu’il pose des problèmes à la sécurité et bien moi je lui fais savoir que la sécurité elle peut aller se faire voir pour parler poliment.

Est prévu aujourd’hui une séance photo dans Kiev. Le rendez-vous est à 10h cela permettra auparavant à mes batteries de récupérer quelques volts.
Malencontreusement en me penchant pour surveiller le vélo, cela devient une véritable obsession, je me cogne la tête sur la rambarde et m’ouvre la base du nez. Ça va être chouette pour les photos avec ma tête de hibou, mon nez brûlé par le soleil et maintenant ouvert.

Je ne vous raconterai pas la séance photo elle a fait l’objet d’une publication à elle tout seul, retenez seulement que j’y ai pris beaucoup de plaisir. Anastasia m’a fait découvrir Un Kiev que j’ai beaucoup aimé et quand j’ai vu les photos mon émotion a été très grande.

Mais toute médaille a son revers et tandis que Madame joue la star nous avons droit à une des journées les plus ensoleillées de ce Sunstrip et les Sun tripper établissent des records de longueur. On en est à 355 km, moi j’en suis à 200. À noter quand même que j’ai réussi à faire 140 km.

La sortie de Kiev est un peu compliquée, la mégapole compte 3 millions d’habitants.
Je sens que je me trompe. Une station-service me permet de remettre un peu d’air dans mes pneus et de rectifier ma direction.

Me voici sur la M01 et bien toute 01 qu’elle est, cette route est cassée de chez cassée. Il faut faut vraiment le voir pour le croire c’est affreux pendant 100 km. J’ai mon dos qui se déglingue, mes genoux qui se fracassent, mes poignets qui partent en petits morceaux, les dents, même les dents que j’ai failli casser, ouf le breakfast somptueux est depuis longtemps digéré …

La route s’étant améliorée, mon attention se relâche et boom un gros trou que je ne vois pas, j’ai vraiment cru que je cassais tout.

J’oubliais la circulation d’enfer et ils conduisent comme des malades…

Tout d’un coup je vois un écriteau avec le nom d’une ville qui ne me dit rien et qui se trouve à 460 km. Je pensais la frontière russe plus près. Je m’arrête, vérifie un peu tout et je me rends compte que dans 10 km je dois quitter la M01 pour la M02 je pense que c’est là que Stéphane a fait une erreur de navigation.

La M02 est très agréable. Les premiers kilomètres sont tout neufs. Ce n’est plus une route à grande circulation mais une route on va dire normale. Elle n’est pas moins dangereuse pour autant, les camions ne me respectent pas, ils me frôlent en me doublant et honnêtement je pense que ma remorque me stabilise.

Les stations services tous les 40 km ont disparu sur cette M02, en revanche je mange une délicieuse soupe dans un petit restaurant. Un coup de téléphone à quelqu’un qui parle anglais est nécessaire pour vérifier qu’il n’y a pas d’oignon.

J’aime beaucoup cette M02, la lumière est particulière, l’horizon s’est agrandi. on sent que je suis remontée plus au nord, le blé n’est pas moissonné et les tournesols commencent juste à fleurir.

Cela devient régulier, dans l’après-midi je suis prise d’un accès de somnolence, je bois un café et ça passe.

Mes nuits sont courtes, je blablate un peu sur internet le soir, ça fait du bien quand même d’être relié au reste du monde, et bien avant l’aurore je suis à l’affût du soleil, oui je me répète mais dans un Sun Trip il y a soleil.

Le soir venu je trouve facilement un coin de bivouac.

Conditions météorologiques
Grand beau temps
Vent contre frais

Production
34 Ah
1633 Wh

Consommation
29 Ah
9 W/km

Réalisation
154 km
D+ 250 m
6h 12′ sur le vélo
Vmoy 25 km/h
Vmax 37 km/h

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

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5 Commentaires for “Françoise : journal de bord à Kiev”

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