Françoise : journal de bord du 11 août

Le 11 août 2018
Bonjour à tous

Ce devait être une journée simple, ce fut une journée compliquée…

Bivouac à la belle étoile tranquille sauf que le vent s’est levé. Mes douleurs me gênent pour bien m’emmitouffler dans mon duvet et je me fabrique un turban avec mon petit pantalon léger.

Matinée tranquille, Almaty est à 80 km inutile de me presser. Le so’eil brille j’ai décidé de charger mes batteries à fond, soit 54 volts et d’aller à Almaty à l’économie pour attaquer la Chine dans de bonnes conditions. À 53, 5 je craque et pars

Un kazakhe très fier sur son cheval m’a saluée au petit matin.

Je traverse encore de magnifiques collines. Avec mes 44 volts d’hier j’aurai probablement du bivouaquer n’importe où, là où elles m’auraient lâchée.

J’arrive à ce que je crois être Almaty, l’autoroute est dans un état de décrépitude avancé et je suis secouée dans tous les sens. Je ne m’arrête pas au premier restaurant, n’ayant pas fait mes imposés de 50 km. Le deuxième est magnifique, la nourriture excellente. Ne sachant pas ce qui m’attend je traîne.

Guillaume me demande à combien de km je suis, je réponds une dizaine, en fait ce sera une trentaine.

Et là j’affronte Almaty ou la ville voisine qui la touche, 2 millions d’habitants…
Embouteillage, pollution, routes cassées, conduite à la Sud américaine, euh à l’asiatique, c’est terrible. Je me bats avec Osmand, je crois qu’ il m’emmène n’importe où. C’est quoi cet hôtel à 30 km ?

Notre chat est en mode je dors et personne ne me répond. Puis mon téléphone chauffe et s’arrête. Ayant déjà réussi à retrouver mon hôtel dans Damas sans en connaître ni le nom ni l’adresse je devrais m’en sortir.

Je m’arrête sur la voie d’arrêt d’urgence d’un autopont qui tremble et je me dis : ma cocotte tu gardes ton calme, sors une des batteries externes et essaie de recharger le téléphone. Rien à faire. Quand je pense que j’ai un deuxième smarthphone mais sans wechat installé et que l’adresse est sur wechat et qu’ici ils écrivent bizarrement. J’ai donc un deuxième téléphone qui ne sert à rien en plus je n’ai acheté qu’une carte SIM.Je vais régler le problème pour la chine.

Au bout de l’autopont une station de lavage de voitures, j’y vais, je commence par essayer de recharger mon téléphone sur une prise électrique, il s’allume, il s’éteint, dans un éclair d’allumage je repère l’adresse, une des personnes la mets sur son Google maps, je mémorise le chemin. Je ne suis plus qu’à 6 km et c’est facile, au feu à droite tout droit 6 km et ensuite à gauche. Je pense demander quand je m’en serai approché. Mon téléphone se décide à remarcher. J’ai un appel de Guillaume puis resilence radio. Je demande, personne ne connaît Le téléphone reparle, je sens que j’y suis mais je ne trouve pas, Je comprends que je dois m’engager dans une petite ruelle. Et je découvre un monde merveilleux fait de petites ruelles et de maisons basses, je frappe à toutes les portes, enfin on connaît, on m’indique le chemin, je ne trouve pas. Je refrappe à une porte, je demande à ce que l’on m’accompagne. On voudrait me faire manger avant. Non je veux juste me poser, la nuit est tombée et l’orage gronde et me tombe sur la tête…

L’auberge est là, rien ne la distingue d’ une autre maison. À l’entrée des dizaines de chaussures.

Je commence par protéger mon vélo.
Mon hôtesse dont j’ai oublié le nom m’accueille.
Un jeune accepte de me laisser sa couchette du dessous, mes douleurs sont encore trop vives pour grimper à l’étage.

Je m’affale sur le canapé et passe une soirée merveilleuse. Des jeunes sont là en vacances ou pour le WE ou pour le travail, je ne comprends pas tout.

L’ une est professeur d’anglais. La langue adoptée est l’anglais.

Et qui arrive, trempé, épuisé ? Mickael… Trempé, épuisé mais avec de la nourriture. Je lui offre un peu de bière il aura le courage de ressortir pour en acheter.

Voilà c’ est le camp de base d’Almaty du Sun Trip, il n’y a pas de petites tentes multicolores partout mais il y a quelque chose de spécial ici, quelque chose que j’aime.

Merci l’équipe pour avoir déniché cet endroit et réussi à m’y conduire, ce qui est un exploit…

Merci, merci à tous

Les chiffres p’us tard, non relevés et comme prévu il pleut…

 

J'aime, je partage! *** Sharing is Caring
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on Google+
Google+
Share on LinkedIn
Linkedin
Share on VK
VK
Email this to someone
email

2 Commentaires for “Françoise : journal de bord du 11 août”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *