Françoise : journal de bord du 17 juillet

Sun Trip
Le 17 juillet 2018
Bonjour à tous

Je me réveille ce matin en sursaut, je ne sais pas trop quelle heure il est parce qu’il est l’heure affichée sur mon téléphone à laquelle il faut rajouter une heure, l’heure de ma montre à laquelle il faut rajouter 2h, montre qui est sur le vélo dans le garage, l’heure de chez vous, enfin moi ce qui m’intéresse c’est l’heure solaire.

Je le sens le soleil, je sens qu’il est là. D’un bond je suis debout, je passe sans le réveiller devant le gardien, je vais au garage, je galère comme c’est pas possible pour sortir mon semi-remorque, et puis finalement j’ adopte la technique de bouger remorque et vélo à la main car les manœuvres en marche arrière je ne sais pas faire, installation au soleil, lavage des panneaux et je retourne m’allonger.

J’aurais bien dormi 2h de plus je me sens fatiguée.

Ce 17 juillet fut une journée physiquement très éprouvante.
Les prévisions météorologiques étant tellement exécrables j’avais d’abord prévu de rester à l’hôtel mais l’endroit est vraiment sinistre et cher. Il s’arrête de pleuvoir, je m’équipe. Il repleut j’attends, ça se calme je pars.

Mes batteries sont complètement vides : 38,5 je n’ai jamais vu ça. Toute la journée je vais tenter de régénérer à la descente pour avoir un petit coup de pouce à la montée . Bizarrement il y a plus de montées que de descentes…. Vraiment physiquement c’est très très dur, mais j’appuie sur les pédales.

Accalmie, pluie normale et trombes d’eau vont se succéder.

Arrive un terrible orage, là ce ne sont plus des trombes d’eau, c’est le déluge, vraiment le déluge. Heureusement je suis bien équipée, en plus de mon équipement normal j’ai ma veste GORE-TEX et mes cuissardes assez extraordinaires car elles me protègent bien et ne me gênent pas pour pédaler et coup de chance un abri bus.

Celui-ci ressemble à un demi tonneau, il est fait de tôle métallique. Je suis inquiète quant à l’efficacité de ce truc contre la foudre. Je me renseigne sur Facebook, les avis divergent. Certains me disent que je suis en sécurité, que cela va faire cage de Faraday, d’autres me disent de ne surtout pas toucher la tôle, d’autres me disent que je vais sûrement terminer grillée.

Mais surtout ayant bien transpiré dans les montées je suis mouillée par l’intérieur et je commence à avoir très froid. Je patiente 10 minutes. Les éléments continuent de se déchaîner. Je décide de monter la tente, gonfler le matelas, mettre des vêtements secs et me mettre dans mon duvet. Je vais dormir un peu, l’orage passera, la pluie finira par cesser de tomber. Je replie le tout et je repars. J’ai dans l’idée de pédaler jusqu’à 20h45 puisque à 21h il faut que l’on soit couché et ici il est facile de trouver des zones de bivouac qui risquent néanmoins d’être inondées.

Quand surgit devant moi un motel de toute beauté. C’est une immense ferme. La personne qui s’en occupe parle anglais, elle est très accueillante. Mon vélo est mis dans un garage. Je m’installe, prends une douche salvatrice et le repas est excellent : une salade de concombre tomate, une soupe au poulet et de la pastèque. Je réclame du pain j’en mange trois tranches. La dame a l’air effaré de ce que j’avale mais j’ai fait tant d’efforts aujourd’hui…

5 minutes plus tard je dors, j’ai quand même réussi à faire près de 60 km.
Je ne suis pas trop inquiète sur la suite des événements, la météo est vraiment pourrie, pour les jours à venir je vais faire comme aujourd’hui : avancer par sauts de puces et je finirai bien par sortir de cette Russie sans terminer dans un goulag.

Je continue ma poursuite de Michael, chaque jour je lui reprends 10 km ce jour seuls 40 kilomètres nous séparent… Je vais peut-être finir par le rattraper, ce serait bien que nous puissions faire la route pourrie ensemble.

Voilà une journée très éprouvante physiquement j’espère qu’aujourd’hui je ne vais pas payer ces efforts et être une épave sur mon vélo.

Les nuages ont déjà caché le soleil je crains de devoir encore tout faire sans assistance.

Conditions météorologiques
Pluie, vent contre, trombes d’eau, terrible orage, des accalmies, le froid qui s’installe.

Les chiffres

Production
2,5 Ah
105,3 Wh

Consommation
2,4 Ah
1,6 Wkm

Réalisation
59 km
D+ 428 m
5h30 sur le vélo
Vmoy 10 km/h
Vmax 33 km/h

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

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3 Commentaires for “Françoise : journal de bord du 17 juillet”

Gui

dit :

Félicitations Françoise, pas facile sous la pluie, ca demande une sacrée force mentale d’avancer quasiment sans moteur, mais je parie que le soleil sera bientôt au rendez-vous 🙂 Bonne route !

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