Françoise : Journal de bord du 25 juillet

Sun Trip
Le 24 juillet 2018
Bonjour à tous

Surprise ce matin, non le soleil n’est pas au rendez-vous, il est toujours caché derrière les nuages, cela commence à devenir d’ailleurs très difficile.

La surprise de ce matin c’est que nous avons eu de la visite. Michael a la mauvaise idée de mettre de la nourriture dans la petite abside de sa tente, celle-ci est dans une boîte plastique fermée. Il me dit avoir retrouvé la boîte ouverte quelques mètres plus loin. Dans la boîte manquent la saucisse, le sucre, le chocolat et une boîte de pâté dans une boîte de conserve en fer. Tout cela est fort étrange… Je pense à un animal, il me dit « quel animal ? Ce n’est pas possible, un animal ne peut ouvrir la boîte, je pense que si. Pour Mickael c’ est un humain. C’est vrai que je vois mal un animal en train d’ouvrir une boîte de conserve… Mais peut-être en farfouillant la boîte de conserve est-elle allée plus loin. Nous observons les lieux, ne trouvons pas la boîte de conserve. Evidemment nous avons effacé les traces du méfait et le mystère restera là pour toujours.
Michael maintenant a peur, pas moi, arrivera ce qui doit arriver.

Comme d’habitude nous partons tard, espérant du soleil gagner quelques watts, mais nous avons à peine de quoi faire 50 km.

Le vent est toujours de face mais bien moins fort qui hier.

Surgit un café, évidemment Michael se précipite, la saucisse volée lui est restée en travers de l’estomac… Je continue sur ma lancée et fais mes 50 km. je suis rejoint par Mickael qui a mangé s’est pris un café tranquillement.

Je ne sais plus quand nous nous arrêtons, je sais juste que comme d’habitude je suis fatiguée, comme d’habitude Michael fait la cuisine, comme d’habitude il a décidé de faire une soupe et il mélange tomates fraîches poivrons qu’en République tchèque on appelle paprika, soupe en paquet et pain et ma foi ceci est fort délicieux.

Pendant ce temps les batteries ne chargent pas…

Dans la journée quand même de beaux rayons de soleil et tout s’arrête et je suis obligée de réguler à la main.

Je dépasse une rivière ou Michael aurait aimé s’arrêter. Michael aime les rivières, il aime se baigner dans les rivières et moi je ne peux pas… L’expérience de Mendoza où je suis restée paralysée au lit 4 jours avec des douleurs musculaires atroces m’a traumatisée à vie. Et pourtant la piscine ne faisait que 6m50 de long. Un des effets de la myopathie… Je peux nager, à condition que l’eau soit égale ou supérieure à 30 degrés, mais je dois habituer mes muscles progressivement. Et pourtant si vous saviez comme j’aime l’eau…

Surgit un café qui nécessite l’arrêt. Nous avalons une délicieuse soupe et je me jette sur une bouteille de Fanta. Nous renouvelons nos provisions d’eau. Vraiment la rivière manque à Michael. Nous décidons de nous séparer pour la nuit, Michael ira dormir au bord de la rivière et moi je veux continuer même pas 100 km de fait aujourd’hui c’est lamentable.

J’arrive enfin à 100 km, je suis heureuse. Devant moi une côte 6 ou 7 pour cents et je tombe en panne de batterie je n’ai pas le courage de la monter sans moteur et je pousse lamentablement. Bien sûr il est impossible de bivouaquer là. Je vais explorer les lieux et pendant mes petits aller-retour les voitures qui passent s’arrêtent et me demandent si tout va bien. En haut de la côte il y a sur la gauche un espace blanc un peu bizarre, je n’ai pas vraiment envie de planter ma tante là, je ne sais pas ce que c’est et j’ai peur que ce soit un produit chimique toxique, alors avec peine je pousse mon vélo dans cet endroit chaotique et je rejoins la steppe. L’endroit est parfait. J’installe ma tente. Le coucher de soleil est fabuleux. En Patagonie j’ai remarqué que c’était signe de vent pour le lendemain. En est-il de même ici ? J’installe mon vélo bien face au soleil pour demain matin et je vois au loin de l’autre côté de la route une ombre se profiler et qui crie. Ah non ce n’est pas possible, on ne va pas venir m’embêter ici.

J’ai l’habitude d’affronter le danger de face, alors je m’approche de l’ombre et c’est Michael. Michael qui finalement a décidé de ne pas dormir au bord de la rivière et d’avancer un peu, comme moi il est tombé en panne de batterie au bas de la côte et il a décidé de bivouaquer en haut de la côte mais de l’autre côté de la route. Quel fou-rire, quel fou-rire, nous qui voulions faire chambre à part, nous voici à nouveau réunis, séparés par la route quand même…

Conditions météorologiques
Alternance de nuages, d’éclaircies et de soleil voilé
Douce chaleur
Vent contre supportable

Production
29,4 Ah
1312 Wh

Consommation
27,6 Ah
11,8 Wkm

Réalisation
101 km
4h 50 sur le vélo

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

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1 Commentaire for “Françoise : Journal de bord du 25 juillet”

benoit

dit :

bravo à toi françoise bon courage alors même quand vous faites chambre à part vous n’etes pas loin l’un de l’autre…. Aventure improbable pour vous j’adore tes commentaires françoise continues

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