Francoise: journal de bord du 26 juillet

Le 26 juillet 2018
Bonjour à tous

Journée habituelle de cette partie du Kazahstan.
Ce matin Mickael est venu chercher du Nescafé car le sien s’est renversé dans son garde-manger. Puis il a rejoint sa rivière.

Quant à moi j’ai vaqué à mes occupations habituelles : recharge du vélo, le soleil est très généreux, je partirai avec 50 volts et écriture de ma page FB.

Puis je roule à mon rythme, c’est à dire un peu soutenu. La route est plus ou moins bonne dans l’ensemble ça va. Elle ondule au milieu de la steppe avec un vent toujours de face mais le plus souvent supportable.

Les conditions étant ce qu’elles sont (le vent) je me fixe un objectif de 50 km. Je laisse passer le premier café mais pas le deuxième, il y en a en général tous les 50 km et il faut que je mange et complète ma ration d’eau.

Ce café est pauvre et minuscule. Il est tenu par une Babouchka qui a mon âge avec qui je sympathise. Malgré le barrage de la langue j’arrive à communiquer alors qu’en Russie c’était strictement impossible. Je mange la traditionnelle soupe aux choux, du pain et bois un café. Alors que je suis sur le point de repartir Mickael arrivé, je rebois un café.

Arrivés à la minuscule ville de Kobda nous nous arrêtons longuement, trop longuement pour moi. Je mange une soupe bouillon et des raviolis dans du bouillon mais je suis tentée par la mayonnaise de Mickael.

À peine sortis de la ville Mickael tombe en panne de batteries et s’arrête. Je continue, c’est la meilleure heure pour rouler, le vent est tombé et la lumière fantastique, seul bémol la circulation est plus intense.

Soudainement je suis atteinte d’une crise de colite épouvantable par son intensité, douleurs abdominales atroces semblables à celles de l’accouchement, envie d’aller à la selle sans succès.

Je m’arrête dans un endroit peu sûr, certes je suis isolée de la route mais en face d’un village et à la croisée de chemins qui viennent des champs. Ici on pratique l’élevage et c’est le plein moment des foins. J’ai donc droit à du passage avec les selfies d’usage et je suis mal, mal, mal, les douleurs sont insupportables et l’envie d’aller à la selle perpétuelle. J’ai tout le mal du monde à monter ma tente. Je suis affalée sur mon matelas sans avoir le courage de rentrer dans mon duvet, enfin j’y arrive. Avec l’aide des médicaments j’arrive à dormir.

Ce matin mes intestins sont encore douloureux mais c’est supportable. La raison de cette crise atroce : soit des oignons cachés quelque part, soit la soupe aux choux, dorénavant j’éviterais.

Le jour se lève avec le vent, le soleil est là, malgré mon état de santé je suis vite dehors pour bien orienter mes panneaux solaires. En plaine, avec un soleil généreux et sans vent je recharge suffisamment pour tenir un rythme à 30 ou plus de km/h et parcourir 200 km dans la journée. Si ces conditions ne sont pas réunies je ne peux, ce n’est pas faute d’appuyer sur les pédales. En conclusion pour faire le Sun Trip il faut plus de surface de panneaux solaires. De plus mon régulateur est soit défaillant soit non prévu pour recevoir la charge des deux panneaux, à 240 watts il coupe tout. Je régule moi-même.

Nous en avons discuté avec Mickael sur le fait de poursuivre ou pas notre voyage ensemble. C’est vrai qu’à deux ça nous apporte une sécurité, surtout pour la traversée du désert de Gobi où les suntrippeurs subissent actuellement une terrible tempête mais nous n’avons pas le même rythme ni la même façon de vivre le voyage ni la même alimentation (et la sanction pour moi a été très sévère) et nous nous gènons mutuellement. De plus j’ai besoin de calme et Mickael est encore plus bavard que moi… Et parler toujours anglais me fatigue beaucoup.

Ma décision est prise, je vais continuer seule. Ce fut néanmoins une expérience très enrichissante, Mickael mérite d’être connu.

Mickael va s’arrêter à l’hôtel à Aktobe, j’ai aussi besoin d’aller à l’hôtel pour douche et lessive mais Aktobe n’est qu’à 100 km et je voudrais faire plus, si je peux…

Conditions météorologiques
Soleil le matin
Alternance nuages et éclaircies l’après-midi
Vent modéré
Températures agréables pour moi

Production
36 Ah
1780 Wh

Consommation
31,5 Ah
12,4 Wkm

Réalisation
117 km
5 h sur le vélo

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

 

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2 Commentaires for “Francoise: journal de bord du 26 juillet”

benoit

dit :

passé quelques jours ensemble et reprendre chacun son chemin, son propre voyage c’est aussi cela l’esprit sun trip et Mickael plus bavard que toi, sérieux ?
bonne route sois en forme pour la traversée du desert de gobi et bon courage

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