Françoise : Journal de bord du 27 juillet

Le 27 juillet 2018
Bonjour à tous

Miracle je pars à 10h avec 50, 5 volts, à quand batteries pleines ?

Ils nous ont promis un grand beau temps pour toute la journée, hélas un petit vent de face. Je voudrais en profiter pour aligner les kilomètres. Michael lui a vraiment besoin d’hôtel, moi aussi d’ailleurs. Il a décidé de s’arrêter à la ville. Nous continuons notre chemin chacun de notre côté parce que nous n’avons pas le même rythme mais comme nous allons à peu près à la même vitesse nous nous rencontrons régulièrement.

Les 20 premiers kilomètres sont fait de gros cailloux agglomérés dans du goudron très scotchant et très bruyant, de plus il y a un passage en travaux et ça monte, il vaut mieux avoir les batteries pleines. Quelques voitures vous balancent des cailloux pleins de goudron, c’est magnifique.

Puis la route devient dans l’ensemble belle. La steppe est des fois moins steppe. J’essaie de tracer mais le vent contraire m’en empêche, je maintiens quand même une vitesse de 25 km heure, j’appuie sur mes pédales et je craque les watts.

J’arrive à Actiobé. De loin on dirait une jolie petite ville avec ses toits de couleur.

Quand on y pénètre cela me fait un peu penser aux villes de Patagonie avec de larges avenues sans personne, puis en avançant dans la ville on se rend
compte qu’on est dans une grande ville, une vraie ville avec des gens énervés, avec des feux rouges, avec des gens qui vous klaxonnent, ne vous laissent pas passer au rond-point, avec Osman plus qui comme d’habitude vous amène n’importe où, c’est-à-dire un endroit en impasse avec des travaux et un pont infranchissable. Je demande mon chemin, je me dirige comme je peux et puis finalement j’ai l’idée de faire appel à Google Maps, en faisant abstraction des chemins de terre par lesquels il veut me faire passer.

 

Je finis par sortir de cet enfer, non sans avoir failli y laisser quelques morceaux de vélo car les routes secondaires sont très cassées. Evidemment je ne reconnais pas les supermarchés sur mon chemin. Je me dis ça y est je vais attaquer 100 km sans eau et sans nourriture mais ma foi on va s’en sortir.

Michael et moi communiquons grâce à notre chat, lui il s’est trouvé un super bar où il se repose et puis finalement il a décidé qu’il n’allait pas dormir à l’hôtel ici, c’est trop cher, la ville est trop bruyante, il y fait trop chaud, enfin bref il fait comme moi, il sort de la ville peut-être plus vite que moi.

 

À la sortie de la ville je trouve un supermarché style Lidl, il faut vraiment faire attention parce que la porte d’entrée est une porte en bois, ce n’est pas comme chez nous. Je trouve à peu près ce que je veux sauf des M&M’s. Mickael me dit qu’il m’en a trouvé, encore faut-il que je le retrouve, ce ne sera pas ce soir.

Pas un nuage n’est venu ternir la journée en revanche le vent n’a cessé de souffler et il est contre.

10 km après la sortie de la ville je fais une longue pause pour recharger mes batteries.

 

Puis je roule. J’adore ces deux heures de roulage en fin de journée. Le vent est enfin tombé, la lumière devient dorée, les ombres s’allongent. J’adore entendre derrière moi un gros camion, voir son ombre m’ engloutir et par miracle m’en sortir toujours vivante avec mon ombre magnifique après laquelle je cours depuis des années.

J’en suis arrivé au stade où à 20h50 je mets mon réveil à sonner pour trouver un endroit de bivouac et ne pas être hors des règles du Sun Trip.

Mon endroit de bivouac est parfait il y a même une rivière enfin plutôt une mare d’eau qui plairerait à Michael mais elle est totalement inaccessible, en revanche la route est à nouveau extrêmement bruyante et malgré les boules Quies je suis gênée.

Les températures agréables, l’absence de vis à vis et les provisions d’eau me permettent de faire une toilette avec savonnage, sauf les cheveux.

Mes douleurs intestinales ont

 

disparu et je peux enfin manger. Ce soir c’est poulet, pain Kazakhstan, gaufrettes au chocolat, mes M&M’s sont avec Michael qui est je ne sais où.

Je suis désolée de manquer Guillaume Devot qui est venu au Kazakhstan pour encourager et saluer quelques des suntrippers, mais le Kazakhstan c’est très grand et il est à l’autre bout. Voilà je rate un peu tout, j’ai raté mon entrée le le 20 juillet au Kazakhstan mais moi j’avais prévu de rentrer le 21, j’ai raté la fête prévue pour mon anniversaire, j’espère ne pas rater le train.

Comme d’habitude j’ai étudié la météo. Dans 100 ou 200 km je vire au sud et le vent fait quoi ? Il vire au sud… Le Kazakhstan sera sous le signe du vent, quand je pense qu’il y en a qui l’ont eu favorable et qui ont réussi à faire 400 km dans la journée, moi j’ai du mal à dépasser les 100 km…

L’idéal serait aussi de pouvoir rouler le matin de bonne heure avant que le vent ne se lève, c’est ce que je faisais dans le désert d’Atacama, mais ici les choses sont très différentes il faut que j’arrive à gérer le vent, la recharge de mes batteries et les heures de roulage imposées par le règlement, et puis le train, le train je vais essayer de ne pas le rater bon si je le rate je reviendrai en vélo tranquillement à mon rythme.

Conditions météorologiques
Grand beau temps
Vent contre
Températures agréables

Production
39 Ah
1849 Wh

Consommation
35 Ah
11,5 Wkm

Réalisation
140 km
6 h sur le vélo

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

 

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2 Commentaires for “Françoise : Journal de bord du 27 juillet”

benoit

dit :

toujours autant de plaisir à te lire, toujours envie de t’encourager, de te pousser et de dire au dieu du sun trip (il doit bien en avoir un?) que peut être pour francoise, il pourrait prévoir un grand soleil sans pluie sans vent avec une route parfaite pour qu’elle recharge completement. bon courage à toi

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