Francoise : Journal de bord du 28 juillet

Le 28 juillet 2018
Bonjour à tous

Une matinée d’horreur

Pourtant tout avait bien commencé. Michael qui lui roule le matin me débusque et m’apporte un paquet de Mmm. Moi le matin j’écris ma petite histoire et je charge mon vélo.

Me voici donc partie. La route ne me plaît pas, elle est en mauvaise état et surtout il y a des rayures longitudinales extrêmement dangereuses. Les 10 premières minutes je ne vais pas vite, je me mets dans l’ambiance. Je suis très concentrée et sans que je n’y comprenne rien je me retrouve par terre. En fait mon vélo a dérapé sur une plaque d’huile, le temps que je me relève, remette mon vélo droit, récupère mes affaires, une voiture arrive derrière et me klaxonne méchamment. Je mets tout sur le côté, m’assieds deux minutes, je préviens par notre chat que je suis tombée mais que tout va bien. Cela n’émeut personne sauf Mickael qui me propose de faire demi-tour. Non, je n’ai que mal à la main, un peu mal au genou et quelques égratignures supplémentaires sur l’avant-bras gauche. Je mets quand même 5 minutes à reprendre mes esprits, à pleurer un bon coup et je repars.

Et là la route devient de plus en plus épouvantable. C’est un Saratov deux c’est-à-dire qu’elle est toute cassée, je suis secouée en tous sens, j’ai peur, c’est une horreur et pour arranger le tout une circulation d’enfer, voitures, camions qui vont à une vitesse folle et qui n’ont qu’une envie c’est de vous jeter dans le fossé qui d’ailleurs n’existe pas.

Puis ça s’arrête, un petit billard roulant , je crois que tout est fini que ça va être magnifique, que c’est là que nos champions ont fait 400 km dans la journée, mais non ça dure 500m et ça recommence.

Un moment donné je lève les yeux de ma route pour regarder quand même un peu autour de moi, qu’est-ce que je vois devant moi ? Un gros camion qui me fonce dessus en en doublant un autre, ouf ça passe.

Un peu plus tard nous sommes sur une route à deux voies, cassée, avec beaucoup de circulation, un camion arrive en face, un autre me double et une voiture me double par la droite à toute vitesse sur le bas-côté non stabilisé et bien sûr m’arrose de cailloux et de poussière, ouf tout ce petit monde passe…

Je ne m’arrête pas à la toute petite ville que nous traversons j’ai suffisamment à manger et je n’ai pas faim, quant à la boisson Mikael a tellement peur que je meurs de soif qu’il m’en a amenée en même temps que les mmm.

Après cette petite ville la route change un petit peu de sens et tout d’un coup plus de vent j’ai l’impression d’être en descente. J’ai même un peu peur, je me demande ce qui se passe, me serais-je trompé de route ? Il y a une route qui va vers le nord, ce n’est pas possible que je l’ai prise sans m’en rendre compte. Je vérifie plusieurs fois sur la carte papier, sur Osmand que je déteste toujours autant d’ailleurs, sur la map en live du Sun Trip, non je suis bien sur la bonne route. Que c’est agréable cette période sans vent, elle ne va pas durer toute l’après-midi mais j’en profite vraiment beaucoup.

Souvent il y a des voitures qui vous doublent, qui s’arrêtent devant, qui vous font signe de vous arrêter pour faire des photos mais moi je veux tracer tracer tracer.

La route enfin s’améliore elle n’est quand même pas en très bon état mais au fur à mesure de la journée je reprends confiance et dans les rayures longitudinales je vais vite, très vite, mais je ne tombe pas.

Guillaume Devot est à Almaty pour 15 jours. Il y a encore a plus de 2000 km. Je vais tout faire pour essayer de le voir avant son départ mais ça va être difficile. Tout va dépendre du soleil et du vent.

Une petite frayeur quand je me dirige vers un ciel teinté de jaune, en Amérique du Sud je croyais que c’était un orage, en fait c’était des tempêtes de sable, mais non, rien ne se passe…

Lors d’une pause repos-recharge je n’ai trouvé d’autre endroit pour m’installer que le bas-côté. Je ne reste pas longtemps, c’est trop pourri, à chaque fois qu’un camion passe je suis obligé de m’arquebouter sur mon panneau solaire pour éviter qu’il ne s’envole.

Arrive un village. Ouf, il y a un café avec un endroit où je peux poser mon vélo sans risque qu’il ne se fasse soit écrabouiller soit s’envole et quelques rayons de soleil. Je charge, je bois une bouteille presque entière du Fanta de chez eux qui ma foi est très bon.

Je renouvelle mes provisions d’eau une femme m’offre un espèce de beignet tout chaud, je n’ai pas faim mais je le prends, ça peut toujours servir en cas de disette, je le mangerai le soir. En fait c’est un beignet un peu gras avec dedans quelque chose un peu mou dont j’ai du mal à reconnaître le goût, finalement je pense que ce sont des pommes de terre, ouf pas d’oignon je ne serai pas malade.

Puis je m’offre mes deux petites heures de roulage au soleil couchant qui sont pour moi un véritable plaisir.

Bivouac un peu difficile à trouver, la route est comme sur une digue.

Conditions météorologiques
Grand soleil le matin
Quelques nuages et soleil voilé l’après-midi
Vent variable
Températures agréables

Production
33 Ah
1565 Wh

Consommation
32 Ah
9,3 Wkm

Réalisation
158 km
6h 48′ sur le vélo

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

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2 Commentaires for “Francoise : Journal de bord du 28 juillet”

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