Françoise : Journal de bord du 29 juillet

29 juillet 2018
Bonjour à tous

Je n’arrivais pas à m’endormir hier soir peut-être parce que j’étais trop fatiguée, peut-être aussi parce que pour la première fois il faisait chaud la nuit, d’habitude les nuits sont fraîches. J’ai enfin l’idée d’ouvrir la porte de mon deuxième toit et je peux dormir malgré la mouche qui est entrée par effraction et qui ne veut pas sortir. Dans la nuit je me réveille parce que j’ai froid.

Revenais au début de cette journée.
Je suis toute excitée à l’idée d’arriver enfin à cette bifurcation et de prendre cette immense ligne droite qui descend vers le sud, 500 km peut-être plus. Des kilomètres et des kilomètres dans les steppes où il n’y a rien n’y personne, enfin c’est ce que l’on dit parce qu’il y a quand même à l’écart de la route quelques minuscules villages. Et puis il y a cette route toujours pleine de camions, un peu moins aujourd’hui peut-être parce qu’on est dimanche et peut-être aussi parce que j’ai changé de route.

J’aurais voulu atteindre la ville hier soir pour y trouver un hôtel et enfin pouvoir me laver correctement et laver mes affaires, mais comme d’habitude je n’ai pu.

Je me suis renseignée sur les points de restauration et les points d’eau sur cette immense route il n’y en a pas. En fait j’en trouverai et comme je suis fâchée avec Osmand, il se venge et ne veut pas me les indiquer.

Arrivée à la bifurcation je fais mes courses dans une espèce de cafétéria et je prends du poulet, du pain, un gâteau au chocolat et de l’eau en très grande quantité.

J’ai l’intention de faire un chrono, certes je n’aurais pas le vent favorable mais la matinée est radieuse et je charge à peu près bien le matin, enfin à peu près bien c’est-à-dire pas les batteries pleines, nous allons nous contenter de 49 volts.

Je suis donc sur cette route et je veux faire un chrono, la route n’est pas un mauvais état mais elle est faite de cet espèce de goudron scotchant avec de grandes rayures longitudinales et des rayures en travers. J’appuie comme une malade sur les pédales et je suis secouée en tous sens, je fais là une erreur, je me fracasse la fesse droite et le poignet gauche et je me dis que les champions c’est là qu’ils ont fait leur chrono mais comment ils ont fait, comment ils ont fait ?

Et puis à 95 km à mon compteur je l’ai cette magnifique route : un petit billard roulant, je n’ai pas le vent favorable, calme plat… Je commence à être fatiguée, à avoir mal un peu partout, je cherche un endroit où m’arrêter et où pouvoir charger en même temps c’est un peu compliqué parce que la route est sur une espèce de digue qui surélevée par rapport à la steppe, les bas-côtés sont étroits et les camions qui passent à toute vitesse déplacent un énorme volume d’air, lequel voudrait bien arracher mon panneau solaire. Pour couronner le tout le soleil a tendance à se cacher.

Donc j’avance, j’avance, j’avance et miracle je trouve une aire de pique-nique et oui ça existe ici des aires de pique-nique.

Il y a une maison. Je ne comprends pas bien si ils servent à manger, à boire, si ils vendent quelque chose. Sous le préau une immense table basse et des couvertures par terre. Je comprendrais plus tard qu’on peut y prendre le thé et s’installer là. Moi je vais m’installer sous les arbres. Je mange mon poulet et mon pain et fais mes petits aller-retour pour faire le régulateur de charge de mes panneaux solaires. Pendant ce temps je garde un œil sur le chien pour qu’il ne mange pas mes victuailles, je me repose un peu. Il fait 43 degrés et pour la première fois j’ai un peu chaud.

Me revoici sur la route le vent se lève, contre comme d’habitude, le ciel se couvre franchement, mes espoirs de chrono s’envolent définitivement.

Un dernier arrêt vers 18 h ne me permettra pas de recharger…

Mes espoirs de voir Guillaume Devot sont définitivement perdus.

Je n’ai pas réussi à voir la météo de l’endroit où je vais mais celle d’où je viens est mauvaise, demain il devrait pleuvoir.

Mon Sun Trip s’inscrira sous le signe de pas de chance au niveau de la météo. Il ne faut pas exagérer, la majeure partie du temps j’ai eu du beau temps, mais le champion, Raph pour ne pas le nommer, a eu des conditions météorologiques parfaites tout le temps, il y a des injustices en ce monde…

Je continue à faire sensation et tous les gens rencontrés me demandent d’accepter de poser avec eux pour une photo souvenir. Ils me prêtent leur pays je leur prête mon image…

Je suis vraiment épuisée et je me dis que la première zone de bivouac sera la bonne enfin un chemin part dans les champs. Je m’y engage et m’installe. Petite douche à la gourde et couchée… Dans la soirée je me ravale un litre d’eau.

Conditions météorologiques
Grand soleil le matin
Couvert l’après-midi
Le vent se lèvera dans l’après-midi
Chaleur 43 degrés

Production
32 Ah
1493 Wh

Consommation
29 Ah
8,1 Wkm

Réalisation
161 km
6h sur le vélo

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

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