Francoise : Journal de bord du 31 juillet

Le 31 juillet 2018
Bonjour à tous

Le soleil sortira rapidement ce matin mais le vent est complètement fou ma tente en est presque couchée, il fait froid je reste bien tapie dans mon duvet. C’est mon refuge puis petit à petit la chaleur augmente. Je sors de mon igloo, je me prépare, je fais très attention à ce que la tente ne s’envole pas et puis devant mon vélo que je surveille attentivement et qui charge, j’explore les environs. Il y a des bois morts de couleur orangée magnifiques j’en fais un bouquet éphémère et j’écris un poème aussi éphémère que les jours qui passent et notre vie.

Terre craquelée
De vent façonnée
Tu cries ta douleur
Au pauvre voyageur

Herbe parsemée
D’épine étoilée
Tu offres ton cœur
Au dépourvu de peur

Soleil rayonné
De brume voilé
Tu chantes bonheur
A tous les suntrippeurs

 

Je retourne avec quelques difficultés sur la route car j’ai choisi de m’en éloigner et donc le terrain est un peu chaotique et très sableux et puis surprise sur la route le vent favorable.
Je suis sur la route de tous les records. C’est un bonheur , un vrai bonheur, je consomme très peu d’énergie et j’avale les kilomètres à une vitesse folle. Je fais en sorte de rester toujours aux alentours de 30 km/ heure en dépensant le moins possible de watts donc comme d’habitude en appuyant le plus possible sur les pédales. Aujourd’hui c’est vraiment une bonne journée.

Je vois mes premiers chameaux , je suis ravie.

Je me contente pour manger de gâteaux secs, de pain sec, d’un reste de de gaufrettes au chocolat fondu et de l’eau, en bouteille bien sûr. Je ne vais plus dans les cafés car je crois que il y a des choses que je mange qui ne me conviennent pas ou peut-être aussi l’eau du café qui n’a pas bouilli.

Je veux rejoindre Aral car je veux aller à l’hôtel, me laver, me faire ma petite beauté des cheveux et laver mon linge parce que je suis noire mais vraiment noire. Le blanc est noir, c’est atroce.

Aral est vraiment une toute petite petite ville je commence par un voir son phare, c’est tout ce qui reste de la mer qui a disparu.

Premier magasin ouvert je rentre. C’est comme un hangar, un petit peu comme un marché je ne trouve pas vraiment ce que je veux c’est-à-dire des produits bien chimiques qui me donne des calories et qui ne me rendent pas malade alors j’achète un concombre, des gâteaux secs, je ne sais s’ils sont salés ou sucrés et de l’eau.

Je n’ai plus internet sur mon téléphone ici on recharge les Giga et Mickael dans un souci d’économie et ne sachant pas que j’abuse de la connexion internet ne m’a pas chargé suffisamment mon téléphone, je vais voir si je vais y arriver à Aral. Ici l’hôtel a la WiFi, me voilà de nouveau en contact avec le reste du monde.

Je cherche longtemps cet hôtel, il serait parfait s’il y avait de l’eau dans la douche, un peu compliqué pour ma beauté des cheveux. Je nettoie la poubelle, je rempli le seau de la poubelle à l’évier et je me douche comme ça.

Le soir je mange au restaurant de l’hôtel je regarde ce qu’il y a dans l’assiette de mon voisin, ce sont d’immenses raviolis avec de la mayonnaise. Je demande à l’aide de Google Translate s’il n’y a pas d’oignons dedans, on m’ assure que non et le premier que je mange en est bourré, vite je recrache tout je retourne avec mon assiette et mon Google Translate pour expliquer mon problème finalement j’ai droit à une assiette de purée faite maison délicieuse.

Je me couche tard, trop tard. Je veux absolument faire toute ma lessive. La nuit fut bonne, j’ai du mal à me lever, je vois par la fenêtre le soleil, vite je cours à mon vélo tout mettre en place pour qu’il charge au maximum. Le vent est très violent et glacial, il sera du Nord je vais au sud c’est parfait.

Tout le monde me met en garde. Je m’engage dans une zone de désert il n’y a rien donc il faut amener beaucoup d’eau car il fait très chaud.

Aujourd’hui je n’ai eu chaud que pendant une petite demi-heure. Pendant que mon vélo chargeait j’étais habillée avec pantalon et veste polaire, j’ai hésité à les enlever avant de partir et finalement je les ai enlevés et j’ai bien fait car le froid qui vient du vent quand on l’a dans le dos on ne le sent pas.

Comme d’habitude l’après-midi les nuages cachent le soleil mais comme j’avance avec très peu d’assistance ce n’est pas un problème.

Lors d’une pause repos-recharge je découvre avec horreur que le câble qui relie le régulateur des panneaux solaires aux batteries est presque sectionné. Je suis très inquiète. Ouf j’ai eu un contact avec Guillaume Devotqui m’a rassurée et m’a dit de mettre du scotch.

La route est plus longue que prévue et j’arrive tard à Aral. Une bifurcation que je ne comprends pas bien m’inquiète, le village est en dehors de la route mais on peut y accéder par deux côtés.

Bien sûr à Aral je fais sensation et j’ai droit à multes photos.

Voilà cette journée où j’ai avancé, où je ne me suis pas fatiguée, ou je n’ai pas été mal
ade m’a fait remonter le moral en flèche. Demain sera encore une bonne journée mais après la route va à nouveau plein Est et je vais avoir un vent de face épouvantable.

Conditions météorologiques
Soleil le matin
Couvert l’après-midi
Vent favorable violent froid

Production
Non notée

Consommation
18 Ah
4,8 Wkm

Réalisation
173 km
5h 52′ sur le vélo

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

 

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2 Commentaires for “Francoise : Journal de bord du 31 juillet”

benoit

dit :

bravo Françoise tu as du faire du coup pas loin de 200 kilometres. Très jolie photo et celle du phare qui se trouve maintenant au milieu de nulle part avec celles de gregory des bateaux posés comme des fantômes dans un désert devraient être suffisants pour des prises de conscience.
merci aussi Françoise de nous faire partager et continues ainsi

THIRION Michel

dit :

Françoise la coquette, ah la nourriture..c’est comme à l’hopital, il faut y être passé pour comprendre. Merci merci mille fois merci pour ces pages, qui reflettent bien la réalité de ces épopées sauvages..Et le soleil qui redonne des couleurs, du moral.Bravo et bon courage, bonne hydratation

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