Françoise : journal de bord du 7 juillet

Bonjour à tous

Je me réveille vivante de cette nuit un peu risquée. Malgré tous mes efforts je ne peux être dans un endroit dégagé au lever du soleil.

Ce matin ce ne sont pas les fêtards qui sont là mais les gens qui vont aux champignons.

Me voici repartie sur cette infernale M06. À un endroit une bifurcation je suis les flèches M06 et pendant une vingtaine de kilomètres j’ai une route dans un état abominable, cassée, des trous, des bosses, ça y est je me tue le dos et j’ai peur de tuer le vélo. La plus grande route d’Ukraine qui mène à la capitale dans cet état ?
En fait je crois que c’était une ancienne route et qu’ils en ont fait une nouvelle un peu plus loin.

Me revoici sur la M06 à peu près en excellent état avec une large bande d’arrêt d’urgence dans laquelle je suis toujours en relative sécurité.

Mes premiers 50 km se passent comme d’habitude sans problème et sans fatigue.

Premier arrêt pose recharge machine et femme. Evidemment le soleil en profite pour se cacher derrière les nuages.
Je fais une rencontre fort sympathique avec deux jeunes ukrainiens qui pratiquent le backpacking et qui sont partis pour une escapade de 5 jours. Ils connaissent le Sun Trip, et malgré notre anglais défaillant nous arrivons à beaucoup discuter.
Ils sont horrifiés de me voir jeter mon eau pétillante salée. Pour eux c’est un mets de luxe, c’est une eau de réhydratation.

Et c’est reparti…

J’ai l’impression que cela fait des jours et des jours que je suis cette M06 par tranche de 50 km espérant à chaque fois que je m’arrête que le soleil charge et en fait à chaque fois que je m’arrête le soleil se cache derrière les nuages sauf un jour.

Mon 3e tronçon est difficile j’ai vraiment failli m’endormir. Je m’arrête et bois un grand café. Malheureusement pour aller chercher le café il faut prendre un passage souterrain pour retrouver la boutique qui est de l’autre côté. En sortant je trébuche, me brûle à moitié la main, heureusement il reste un peu de café.

L’homme qui garde la station-service sans boutique ne comprend pas qu’une bouteille vide à la main je cherche une poubelle et m’emmène dans son jardin où il y a un puits…

Allez un dernier effort d’après ma carte Kiev n’est plus qu’à 25 km oui mais c’est sans compter qu’une capitale en général c’est une mégapole et qu’elle fait plusieurs dizaines de kilomètres.

Je cale mon GPS sur la statue de la mère patrie.

Difficile de traverser Kiev comme toutes les capitales du monde…

Une piste cyclable ! J’essaie de l’emprunter, c’est missionimpossible elle est semée d’embûches.
Un autopont. Je suis morte de touille, je me rappelle celui de Bogota ou le bus à fait voler en éclats le bus mon rétroviseur, et si je n’avais pas comme toujours en ville les mains sur les freins j’y aurais laissé ma main gauche.

Finalement je prends la voie de bus et ça n’a l’air de gêner personne. Je finis par arriver en centre-ville. Je m’arrête profite des derniers rayons de soleil pour recharger un petit peu parce que là j’ai traversé la ville à peu près batteries vides et j’aime bien en avoir un petit peu sur l’accélérateur pour les démarrages au feu vert ou en côte mais les jambes sont solides et remplacent toute cette mécanique qui reste un grand mystère pour moi.

J’ai le grand bonheur de pouvoir discuter avec un de mes enfants qui est chez moi d’ailleurs et qui est en train de procéder à une éradication de guêpes qui les ont attaqués lui et sa compagne, comme quoi le danger n’est pas toujours là où l’on croit.

Non je ne vais pas planter ma tente au milieu de Kiev.
Je cherche sur Booking un hôtel dans mon budget pas trop loin me reste à faire la difficile multiplication par 0,032 ou 0,0032.Au début je crois que c’est une division, je trouve des prix astronomiques et je me rends compte que je me trompe.

Ce cher Google Maps me fait faire une montée à plus de 20 % pour la redescendre par une route pavée toujours à plus de 20 % et enfin j’arrive devant un palace du millénaire précédent quelque peu décrépi et sale. Les formalités sont un peu longues. Ils ne comprennent pas que j’ai 1000 paquets et que la première chose que je voudrais faire c’est les porter dans ma chambre pour arrêter de me baisser, de me relever, de me baisser… de me relever, ce qui me tue le dos.

Quant à mon vélo je vais le mettre près de la guérite du gardien du parking qui d’ailleurs ce matin quand je vais le chercher pour le mettre au soleil ne se réveillera pas…

Durant toutes ces petites interventions je suis interviewée par des américains qui parlent le français comme vous et moi, je trouve que ça fait partie du jeu de répondre aux gens et je le fais volontiers mais ça me prend une heure.
J’ai oublié les témoins de Jéhovah…
Et comme vous l’imaginez bien qu’étant très excitée par mon arrivée à Kiev je suis très fatiguée.

Enfin à 22h je sors de la chambre propre et mon linge lavé. J’ai envie d’un steak frites salade. Quand je vais demander du pain j’aurais un espèce de gâteau, très bon d’ailleurs, avec à côté ce que je prends pour trois petites boules de glace qui sont en fait des petites boules de beurre aromatisé à je ne sais quoi

Et… je me passionne pour le match de foot Russie Croatie, hélas les Russes ont perdu je ne pourrai assister en Russie à la finale France – Russie c’eût très intéressant…

Je me couche trop tard comme d’habitude et et dès 5h mon esprit est en alerte pour chercher le soleil.

Soleil dont je manque cruellement depuis quelques jours il fait beau le matin mais à partir de midi ça se couvre… Je roule batteries quasiment vides depuis le 20 juin mais ce n’est finalement pas très gênant.

Les chiffres

Conditions météorologiques
Soleil le matin, couvert l’après-midi
Peu de vent

Production
29 Ah
1324 Wh

Consommation
25 Ah
6,7 Wkm

Réalisation
163 km
D+ 467 m
6h sur le vélo
Vmoy 27 km/h
Vmax 43 km/h

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

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2 Commentaires for “Françoise : journal de bord du 7 juillet”

Christine B.

dit :

En voyant le trajet du vélo, hier sur la carte, j’ai eu peur que vous ayez échoué dans un jardin public de Kiev !!!!… de temps en temps un « palace » du millénaire précédent c’est bien venu :-).
Aujourd’hui ça roule !!! bon courage ! …

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