Françoise: journal de bord du 8 août

SunTrip
Le 8 août 2018
Bonjour à tous

Tandis que je termine de préparer mes petites affaires arrive l’agent de la sécurité de la station de pompage de gaz puis les ouvriers.
C’est d’abord la séquence grognements, je les rassure en expliquant que j’ai dormi là et que je m’en vais tout de suite et puis j’ai l’idée de leur montrer le fameux sésame, mais là c’est la séance photo. Au passage je perds le petit sac que j’aimais bien, je l’avais acheté à l’aéroport de Buenos Aires et j’y mettais mes savates, bien sûr il était vert, pas grave…

Il fait très très beau le vent est tombé et je pars le plus vite possible.

Cela fait des centaines et des centaines de kilomètres que je roule sur une route qui est devenue à deux voies et sur laquelle il n’y a rien, rien, aucun café, aucun restaurant, aucun point de restauration ou de vente de boissons, pas de station-service, rien.
Je suis quelque peu inquiète, si cela dure jusque Almaty je ne vais pas tenir, j’ai des réserves pour deux jours mais pas plus.
La route sur laquelle je suis rejoint l’autoroute sur laquelle j’étais avant, je retrouve mes points de restauration. Je me précipite dans le 1er, j’achète de quoi tenir au moins 3 jours.
Il y a un restaurant je mange. Pour être sûre de ne pas manger des oignons qui vraiment me rendent malade, je me rends dans les cuisines, j’ouvre les frigidaires, je soulève les couvercles des casseroles et je regarde ce qu’il y a dedans. Au début cela surprend et dérange, puis cela amuse et enfin les cuisinières et serveuses deviennent mes amies.

Le paysage est varié, je vois mes premières montagnes avec de la neige, je sais que derrière il y a la route du Pamir où des cyclotouristes se sont fait lâchement assassinés par des terroristes et cela me fait quelque chose.

La température commence à grimper elle n’atteindra pas les 48 degrés de l’autre jour mais stagnera à 43 degrés, ce qui est quand même chaud.

J’ai vraiment été secouée par ma chute de l’autre jour autant moralement que physiquement, la douleur en haut de la cuisse droite est terrible et mon bras gauche est difficile à manœuvrer.

Je vais vite, plus près de 33 que de 30, si mon pédalier le permettait j’irai encore plus vite, néanmoins je suis extrêmement concentrée et à chaque pont je ralentis.

Deux accès de somnolence encore me contrarient, je me repose, bois du café, grignote et me mouille.

Plusieurs fois la police m’arrête, me laisse passer, m’interpelle par haut parleur, protection ?

J’aurai pu dormir dans un hôtel confortable d’une ville voisine mais je veux battre mon record de longueur, je fais 205 km, et c’est un champ de luzerne qui m’accueille. Pas de bagarre pour monter la tente, le vent est tombé.

Très mauvaise nuit, chaud, froid, bruit de la route insupportable malgré double boules quies, douleurs à la cuisse terrible, j’ai enfin l’idée de prendre du doliprane et je dors.

Conditions météorologiques
Soleil
Chaleur
Vent forcissant en milieu de journée favorable

Production
33 Ah
1641 Wh

Consommation
30 Ah
7,1 Wkm

Réalisation
205 km
D+ 340 m
6h30 sur le vélo
Vmoy 32 km/h
Vmax 42 km/h

Merci de me suivre.
Bisous tout le monde

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1 Commentaire for “Françoise: journal de bord du 8 août”

benoit

dit :

et bien dis donc les journéees sont de plus en plus longues en terme de distance et malgré tout tu arrives encore à nous raconter tout cela à faire le pas de coté pour nous expliquer, nous donner envie de te lire. bonne route à toi et tu vas y arriver

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