Hosgeldiniz (Welcome) to Turkey! / Hosgeldiniz (Bienvenue) en Turquie!

Day 27 – 22/06/2015 – 143 kms – Banevo à Kirklareli Total: 3376 kms

At breakfast, I get to taste the famous Bulgarian yogurt, known for its lactose-like bacteria, existing only in Bulgaria. Their size is 4 times a normal yogurt but I finished a whole pot by myself. It’s true they are delicious! On the other hand, still no sun, and thus, still no energy. I manage to make my way to Burgas, which seems to be a nice little seaside town. And I finally get to meet her: the black sea! I won’t leave her until Georgia. As I am going through the city, there are finally a few shy sunrays! I stop a few hours to try and make the most of them.

Au petit déjeuner, j’ai le droit au fameux yaourt Bulgare, connu pour sa bactérie type lactose n’existant qu’en Bulgarie. Il faut aussi préciser qu’il fait au moins la taille de 4 yaourts normaux. Mais c’est vrai qu’il est bon ! Par contre toujours pas de soleil, et du coup, toujours pas de batteries. Je réussi à compléter les 15 kms jusqu’à Bourgas plus ou moins sans difficulté. Burgas a l’air d’être une ville plutôt agréable. Et puis enfin je la vois, la mer noire ! Je ne vais pas la quitter jusqu’en Géorgie normalement. Alors que je traverse la ville, quelques timides rayons de soleil arrive enfin ! Je me pose quelques heures pour essayer d’en tirer le maximum.

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A little further along the route, the devil tempts me. A guy driving a pick-up stops just for me and asks me if I want to load my beast and he can bring me to the next village. 30 kms, it’s very very tempting. I need to be in Kirklareli tonight, in Turkey. The weather is shit and I’m out of batteries. It’s very difficult for me to say no, but I find the force to do it. When I see him disappear in the distance, I’m already half-regretting my decision and tell myself I’d better leave some of those principles at home from time to time! As I get closer to Turkey, the mountains are higher and higher. I forget all the problems I’ve been having, I feel really good for the first time in days. I am completely alone, in harmony with nature, in the middle of this amazing scenery: majestic mountains covered with wild forest, seemingly spared of any human activity.

Un peu plus loin sur la route, le diable me tente. Un type en pick-up s’arrête spécialement pour moi et me propose d’embarquer la bête jusqu’au prochain village. 30 kms en moins, c’est très très tentant. Je dois être à Kirklareli ce soir, en Turquie, il fait gris, et je suis à sec. J’ai eu beaucoup de mal à lui dire non. Dès qu’il est reparti, je regrette à moitié et me dis que j’ai beaucoup trop de principes! Plus je j’avance vers la Turquie, plus les montagnes sont hautes. Peu importe les galères, je me sens vraiment bien pour la première fois depuis quelques jours. J’ai l’impression d’être seule au monde, en harmonie avec la nature, au milieu de ces monts majestueux recouverts d’une forêt épaisse, complétement épargnée de toute présence humaine.

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I reach Malko Tarnovo, the last city before Turkey. From here, I know there’s a last 9 kms of steep uphill to the border (over 8%), it’s not going to be easy. Before leaving, I go check the pressure in my tires at a nearby gas station. Two kids riding bicycles are like hypnotized by Roger, and come to inspect it. They are around 14 years old and desperately want to become professional mountain bikers. They want to come with me at least half way up to the border, where they live. But I warn them they’ll have to wait: I think it’s going to take me some time to get up there with no power. I said “I think” because I’ve never tried it before. I can’t wait to get to Turkey, I’m longing to discover this country, and Murat, the main contact of the Sun Trip for Turkey, president of the largest Turkish cycling organization, and who will become my guardian angel for weeks to come, told me someone would be waiting for me at the border to escort me by car up to Kirklareli. When I (finally) get to the border, Metin welcomes me with open arms “Welcome to Turkey !”. That’s what I call a warm welcome! He had Been waiting for me for 2 hours! If I understood correctly, he works at the customs. As in every border, custom border officers come to check out the attraction.

J’atteins Malko Tarnovo, dernière ville avant la Turquie. De là, je sais que j’ai 9 kms de montée abrupte (plus de 8 %) jusqu’à la frontière, et que ça ne va pas être de la tarte. Avant de partir, je vérifie la pression de mes pneus dans une station-service de la ville. Deux gamins en vélo viennent à ma rencontre. Ils ont 14 ans environ et rêve d’être de faire du vélo de montagne à haut niveau. Ils veulent m’accompagner sur une partie du chemin, eux habitent pas loin de la frontière. Mais je leur dit qu’il faudra être patient : des montées comme ça, juste avec les jambes, je pense que ça ne va pas aller vite. Je dis « je pense »,  parce que je me lance là-dedans alors que je suis à plat. J’ai hâte d’arriver en Turquie, ce pays promet tellement de choses et Murat, le contact privilégié du Sun Trip pour la Turquie, président de la plus grande association de cyclistes du pays, et qui deviendra mon ange gardien dans les semaines à venir, m’a dit que quelqu’un m’attendrait à la frontière pour m’escorter en voiture jusqu’à Kirklareli. Quand j’arrive là-haut (enfin), Metin m’attends à bras ouverts « Welcome to Turkey ! ». Si ca c’est pas de l’accueil! Ça faisait 2 heures qu’il m’attendait. D’après ce que j’ai compris, il travaille aux douanes. Une fois n’est pas coutume, tous les douaniers viennent inspecter Roger.

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Metin has brought me beers and « pide », a delicious Turkish bread (very close to the Kazakh “lipiochka” for those who know what I’m talking about). Although I still have thirty kilometres to cycle, I can’t escape the friendship beer with Metin. We share our picnic with a polish hitchhiker Metin picked up on the way. Metin doesn’t speak English or French, so I learn my first few words in Turkish. Turkish doesn’t sound like any other language. A yes, to Kazakh of course! Metin insists: « Salamalekum » (I’ll be writing Turkish / arab words phonetically) it’s Arab language, not Turkish. Despite this very pleasant break, I still feel a little down in the dumps when time has come to move on. I was expecting a long downhill from the border… Instead, the mountain just continues on.

Metin a prévu un casse-croute, des bières et de la “pide”, un pain turque délicieux (similaire à la « lipiochka » kazakhe pour ceux qui connaisse). Bien qu’il me reste encore plus d’une trentaine de kilomètres, je n’échappe pas à la bière de l’amitié en arrivant en Turquie. On déguste tout ça avec un autostoppeur polonais qu’on a récupéré en route. Comme Metin ne parle pas anglais ni français, j’apprends mes premiers rudiments de turc. C’est vraiment une langue à part, ça ne ressemble à rien que je connaisse. A si, au Kazakh évidemment ! Metin insiste bien : « Salamalekum » (oui j’écrirais en phonétique !), c’est de l’arabe, pas du turc. Quand on repart, le moral n’est pas au top malgré cette petite pause agréable. Moi qui m’attendais à une longue descente côté turc… Et ben non, c’est la montagne qui continue.

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For those wondering if I could pull my heavy weight uphill, well the answer is yes, very slowly. I have to stop every 50 meters to catch my breath. After some time, my knee starts creaking, it scares me, and I continue using only the second one. Unfortunately, very soon, I get a painful cramp on that one. This is without doubt the hardest challenge in terms of physical effort I’ve had to go through so far. I helplessly admire the superb sun set, suggesting upcoming darkness. Would I’d been alone, I would have probably set up camp behing a few bushes along the roadot avoid cycling by night. But Metin assures me that Kirklareli is just a few uphills away, not far at all. So I continue, but I’m hitting rock bottom. Hopefully, I know that a 4-star hotel awaits in Kirklareli, the Royal Biglic, where the boss, a friend of Metin, sponsors my trip. Sebastien, the polish guy, plays harmonica from the car window to encourage me. We finally reach the hotel, the hotel manager greets me and brings me to my room. There, immediate face-plant on the pillow.

Pour tous ceux qui se demandaient si j’arriverais à tirer mon poids-lourd dans les côtes, et ben, la réponse est oui, mais pas vite du tout! Je suis obligée de m’arrêter tous les 50 mètres dans les montées pour souffler. Au bout d’un moment, un de mes genoux grince, ça me fait peur, et je n’utilise plus que le deuxième. Du coup, crampe sur celui-là. Physiquement, c’est l’épreuve la plus difficile depuis le début de l’aventure. J’assiste, impuissante, au coucher du soleil, qui est splendide, mais qui annonce la nuit et l’obscurité. J’aurais été seule, j’aurais planté ma tente derrière les buissons le long de la route pour ne pas rouler de nuit. Mais Metin m’assure que Kirklareli est à quelques montées de là, pas loin du tout. Comme je suis escortée, je continue mais le moral ne tient plus qu’à un fil. Heureusement, je sais qu’à Kirklareli m’attend un hôtel 4 étoiles, le Royal Biglic, le patron étant un contact de Murat qui me sponsor. Sebastien, le polonais, me joue de l’harmonica pour m’encourager de la voiture qui me suit. On finit par y arriver, le patron de l’hôtel m’accueille et me conduit à ma chambre. Et paf, face-plant sur l’oreiller.

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