Jour 5 : Ortona > Cerignola (220kms)

Petit point sur cette journée mouvementée…
Réveil à 4h50, au camping paradisiaque d'Ortona, démontage des tentes et rangement des affaires dans les remorques. Un beau départ, vers 5h30 sous le soleil levant, sur la mer. Pas mal de grimpettes pour commencer la journée, ça a été dur de se réveiller.
Une pause café à la Marina di Vasto où nous retrouvons par hasard Antonio qui nous avait doublé hier. Quel bonheur de le retrouver avec son vélo qui tient plus du parapente solaire que du vélo. Il nous dit qu'il part pour Bari. Comment ça ? Bari mais c'est à 230kms de Vasto, il est déjà 10h et le ferry pars à 9h ce soir. Nous partons devant et les 60kms déjà parcourus me semblent déjà oubliés. Cette histoire de rejoindre Bari ce soir me trotte dans la tête et je propose à Olivier de relever le défi.
État des lieux: il faut être à Bari vers 19h00 pour prendre les billets. Nous roulons à 30km/h et il nous faut donc encore 8h de pedalage sans compter les pauses. Nos batteries sont à 47V, soit
La moitié de leur capacité.
Antonio nous double sur la route, peu de temps après. Alors là, c'est parti et j'essaie de le suivre, mais il va plus vite vers 35km/h, ses batteries sont pleines et il a 800w de panneaux solaires sur son vélo. Je n'arrive pas à le rejoindre mais je pars dans une optique très sportive. Je roule à 30km/h en utilisant au minimum le moteur (100w) alors que je produit 150w. C'est dur mais c'est la seule solution pour recharger les batteries et avoir de la réserve pour les 100 derniers kms de cette étape de 290kms. J'appuie sur les pédales et rentre dans un rythme, j'arrive enfin à l'équilibre où j'ai produit autant que j'ai consommé et j'inverse la tendance où je produit plus que je ne consomme. J'accompli mon record d'économie d'énergie à 4,9wh/km. C'est très technique mais tout se joue là. Je rempli les batteries, tout en roulant à 30kms/h. Nous roulons sur la SS16 qui est mieux revêtue que les routes du bord de mer mais ça va très vite et le trafic est intense.
Presque pas de pause, un rythme effréné, mais on tient bon jusqu'à Foggia.
L'orage menace et on reçoit quelques gouttes. Les nuages masquent le soleil et les panneaux ne produisent que 35w. Puis on est obligé de quitter la SS16 qui se transforme en 2×2 voies trop dangereuse. Ça va être très dur.
On prend une autre petit route en direction de la mer, quand je reçois un SMS des organisateurs nous apprenant que Francois Mendez à eu un accident. Il est à une trentaine de kms de nous et ils nous demandent d'aller l'aider. On renonce donc à notre défi pour Bari et on part à la recherche de Francois. Aucun regret et on met les moteurs à fond pour aller vite le rejoindre. On s'aide de la carte avec les balises pour le localiser.
On le retrouve à l'entrée de la ville de Cerignola avec son trike bien abîmé. Lui va bien mais choquée de l'accident avec une voiture, c'est un dur à cuire ! Les supports de panneaux et la baume du trike sont cassés. Tout est en alu. Demain on reparera. On part toys les 3 en ville pour boire une bonne bière, bien méritée.
Cette ville n'inspire aucune confiance et au bar on me dit de faire attention aux vols. Antonio finit par nous rejoindre et nous voilà 4 Suntripeurs dans ce lieu improbable. Matilde nous trouve un hébergement pour cette nuit chez la tante de Cristina, une amie. Elle nous sauve.
Nous sommes reçus comme des rois et Mari se plie en 4 pour trouver une places aux vélos dans différents garages fermés de l'immeuble. Bonne douche et un repas de spaghetti aux tomates, focaccia, bruschete, mozzarella di bufala, cerises et glace. Grazie, ancora grazie. Voilà on dort dans une vraie maison et en sécurité. A domani

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