Laurent : 32eme jour , l’eau et la générosité kazakhe

Ma 32e journée a été également riche en contacts. Je ne parle des photos et vidéos que l’on fait de nous, où certains vous donnent des trucs, hier on m’a même proposé de l’argent et des cigarettes… J’ai préféré la petite bouteille d’eau. L’eau c’est l’élément auquel je pense le plus par ce temps chaud et venteux qui assèche encore plus.

D’ailleurs même les autochtones se font avoir, j’ai pu contribuer moi aussi au partage avec un cavalier, il gère je pense les troupeaux de vaches et de chèvres dans la région. On n’a pas dit un mot, juste des gestes pour exprimer la soif et le pouce pour remerciement. J’avais une tasse dans la sacoche et deux pleines tasses lui ont redonné le goût de faire des pouces levés.

Un peu plus tard c’est moi qui avait soif, lorsqu’on m’a demandé de m’arrêter pour prendre des photos je n’ai pas hésité à demander de l’eau, qu’on m’a donné sans problème.

Puis le temps passant, mais 200 km toujours pas atteint, faut dire que même avec 400 w j’avais du mal à dépasser le 17 km/h pour cause de vent et de montée pourtant légère.

Je me doute que je ne vais pas trouver d’hôtel et je scrute un coin pour le bivouac. Je tente une descente vers un cours d’eau mais le terrain est trop accidenté et je n’arrive pas à retenir Silky One que je laisse se pose à terre. Si je venais à forcer je casserais les silent-blocs.

Le terrain étant vraiment trop accidenté pour mon attelage je ne tente pas de tout soulever mais je sépare la remorque du vélo. Je ramène la remorque au bord de la route puis le vélo où par chance un poteau est présent sur lequel je peux reposer le vélo. Accrocher à nouveau la remorque n’est pas aisé, mais chance inouïe, un jeune passe par ce coin que je croyais désert. Peut-être vient-il chercher le cheval qui est dans le prés. Je lui demande de l’aide et pendant que je tiens il arrive à visser la remorque. Je le remercie du mieux que je peux.

Mais je n’ai toujours pas réglé mon problème de bivouac…

Je vous dirais tout dans un autre article, je dois reprendre la route.

En attendant quelques photos autour du transport du foin, folklo ici !

 

32e journée (suite).
Le jeune m’indique que je ne trouverais rien devant moi pour dormir… Comme j’ai vu qu’il y avait un village je tente le coup tout de même.

À peine entré dans le village je trouve un groupe de vendeur de bord de route qui vendent des fruits et des légumes. Je demande où je pourrais dormir, on me réponds en anglais en m’indiquant une maison juste à côté. Il aura fallu 30 secondes à Kanat et sa soeur Zhazira (prof d’anglais qui n’est jamais sortie du Kazakhstan) pour prendre la décision de m’héberger (et moi 1 seconde pour dire oui… Je m’améliore avec la confiance aux autres).

Je vais ainsi partager pour une nuit leur famille, Aiym : 1e enfant, Karina : 2e enfant, et Kausar respectivement 1ère, 2e et 3e filles de Zhazira.
Ainsi que Tomiris une jeune cousine et Amina la grand-mère.
Tout le monde m’accueille avec plaisir sauf peut-être le grand-père qui me semble un peu perturbé.

J’abuse du thé qu’on m’offre, mais il me fait du bien et je suis bien obligé de manger quelques uns des raviolis qu’on m’invite à honorer.

À un moment je demande si je peux me laver. Kanat me demande de le suivre à l’extérieur de la maison. Il commence à allumer un feu à l’aide de papier et de cagettes. De l’autre côté une grande cuve qui contient de l’eau commence à chauffer la pièce d’eau. Une fois l’eau à bonne température il m’invite à entrer et m’indique qu’il faut utiliser un petit récipient pour se verser l’eau chaude sur soi.

Rien que d’entrée dans pièce saturé de chaleur humide c’était génial, mais chaque versement du récipient sur mon corps un pur bonheur. Ça a été ma meilleure façon de me décontracter au moment de la douche de tout le Suntrip. Court, pour ne pas abuser mais un pur régal. Une sensation que je n’ai pas voulu ternir par une photo qui n’aurait pas mis à l’honneur, qu’elle mérite cette formidable salle d’eau.

J’ai trouvé le temps d’échanger via Google traduction avec Kanat et plus tard avec sa sœur en anglais. J’apprends qu’il vient juste d’être papa d’un petit garçon… Mais qu’il ne connaît pas le nom et n’a même pas droit à une photo… Il vient de divorcer et c’est la guerre des familles. La traduction m’a donné : la belle-mère est à blâmer ! J’avais l’impression d’être en France ! Pas vous ?

Kanat espère venir en France. Il a mon adresse, sonnera-t-il un jour à ma maison ? Ce serait cool, je crois, de pouvoir rendre le service qu’il m’a si généreusement offert.

J’espère avoir été digne de leur hospitalité.
Et merci encore à toute la famille.

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3 Commentaires for “Laurent : 32eme jour , l’eau et la générosité kazakhe”

Reine et Bernard

dit :

Salut Laurent,
Très admiratifs pour ton courage et ta volonté. Tu vas revenir enrichi de toutes ces expériences. Bonne poursuite de ton aventure.

benoit

dit :

superbe bivouac et superbe soirée une belle rencontre. Par contre pour les meules de foin j’espère que ‘est bien accroché et moi j’éviterais de m’approcher même si c’est du petit ballot
bonne route

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