Laurent : une nuit chez Pazylbek Zhasylyk, champion cycliste de l’équipe Astana

Me voilà à ma 31e journée. Je ne vous oublie pas mais avant hier soir ce fut une soirée à vomir par petite étape mon плов du soir et colique. Donc toute la nuit avec mal au ventre et quasiment pas dormi.

Et pourtant la journée avait bien commencée par la rencontre de, appelons-le, Jason, c’est son surnom sur internet, qui est venu cogner à la porte de ma chambre à 6h30 juste au moment où j’allais entamer les assouplissements. Jason est Tawainais et n’arrivais pas à sortir de l’hôtel qui était cadenassé de l’intérieur et il a du choisir une chambre au hasard. Jason est également cyclotouriste et est parti pour une virée d’un an vers l’Europe mais pas que. On a trouvé ensemble une sortie bis, je l’ai aidé à porter ses 4 grosses sacoches Ortlieb (la sacoche des cyclotouristes du monde) et puis un petit échange et le traditionnel Selfie. Jason a déjà rencontré d’autres Suntripeurs qui me précèdent.

En parlant selfie, cette journée m’a apporté enfin mon selfie avec la police locale. Régulièrement j’ai droit à devoir expliquer à la police de la route ce qu’est ce vélo, d’où je viens et où je vais. Et puis on le souhaite bonne route (ou un truc du même genre).

En soirée, malgré la chaleur et le vent je roulait pas trop mal. Pendant une pause je vois arriver une jeune femme menu et de type européenne qui s’avance vers moi et arrivée à hauteur de voix j’entends… du Français. Il s’agit en fait d’un jeune couple qui part faire quelques pays en Stan et un peu l’Inde pour leur voyage de noce avec une camionnette de vadrouiller. On a évoqué l’idée d’un bivouac commun mais difficile de suivre leur rythme et surtout d’entrer dans les terres pour s’écarter de la route comme ils font. On n’a pas fait le selfie traditionnel le temps passant je commencé en risquer ne plus être dans les temps pour m’arrêter à 21h.

J’arrive enfin sur Zykylorda, à l’entrée où il y avait un distributeur de billets tant attendu (la carte bancaire ne sert qu’aux cash machine ici), de quoi se restaurer (la fameux плов qui ne passera pas) et je décide de ne pas rester ici à l’hôtel du bord de route mais plutôt aller à l’hôtel dans la ville référencée sur OSMAND (logiciel de navigation que j’utilise).

 

J’entre dans le ville et là 2 cyclistes vélo de course me dépassent et on se retrouve à un feu (ça fait longtemps que je n’en avais pas vu). Je demande s’ils connaissent l’hôtel et ils décident de m’accompagner à travers la ville qui s’avère bien plus grande que je pensais. Je pourrais presque dire la taille de Lyon, des rues larges, des statues un peu partout, jolies qui égaillent bien la ville. Mais l’hôtel en question n’en est pas un et en plus dans un quartier moyen bof.

Je regarde vite fait sur Google maps s’il n’y aurait pas un hôtel dans le coin et c’est là que le cycliste avait la maillot Astana me propose l’hébergement et le couvert… Et que j’accepte. On parcours la ville dans le sens opposé, enfin je crois mais sur plusieurs km ça s’est certains, la cité est immense.

Et en fait il s’avère que je vais être hébergé dans un hôtel par solidarité cycliste. Le cycliste est @Pazylbek Zhasylyk, c’est un champion cycliste de l’équipe Astana, qui est déjà venu courrir en France.

Après la douche on l’invite à manger et je prends un désert vu que j’avais le ventre plein (et à ce moment là tout allait bien) et un café. J’étais le seul à manger alors que 2 autres personnes étaient venues nous rejoindre à savoir Ramil et Serik. L’oncle de Ramil possède l’hôtel. Pour la petite histoire j’ai failli véxer en déclinant le repas au départ. Il s’agit d’une tradition au Kazakhstan, je l’apprendrais un peu après par téléphone avec une amie de Pazylbek qui parle le Français, d’offrir à manger… Être n’a pas refuser.

On a un peu échangé en anglais et avec Google traduction. Le lendemain matin j’ai eu du mal à démarrer et pas pu manger mon petit déj. Au moment du départ le serveur est venu m’apporter une petite bouteille de thé froid sucrée et 4 œufs durs avec un peu de pain et du sel. Je peux vous dire que ses 4 œufs m’ont fait 2 jours et que beaucoup apprécié l’attention.

Ramil a tenu à faire un bout de route avec moi et réaliser une petit vidéo pour remercier son oncle pour l’hospitalité, ce que j’ai fait avec plaisir. Nous avons roulé le long d’un fleuve où l’on a croisé au moins une dizaine de jeunes qui s’entraînaient au vélo de course. Le futur du vélo de course.

Cette journée avec une envie de dormir forte qui me donnait mal à la tête, la chaleur que cette fois-ci je ne supportais plus. Bref j’ai du faire des pauses dodo dans un arrêt de bus, une tonnelle… Et un cimetière dans un édifice qui offrait de l’ombrage. J’ai parcouru 188 km mais à mes yeux ils valent plus que les 250 km des jours précédents.

J’ai atterri dans un hôtel où la chambre était une grande pièce où étaient étalés des tapis et où une personne se reposait. J’ai eu peur de dormir à plusieurs dans cette pièce à même le sol avec que j’avais juste hâte de dormir et de me reposer. J’ai sorti mon matelas gonflable et j’ai pu dormir seul. J’ai juste au une intrusion au début où un homme après sa prière du soir estvenu me demander si le vélo était à moi et combien il coutait ! Vous comprenez pourquoi j’ai été ajouté le cadenas malgré le sommeil qui m’invitait à ne pas bouger. Tout s’est bien passé et j’ai plutôt bien dormi malgré la chaleur qui m’a fait beaucoup transpirer.

Me voilà reparti sous la chaleur que je trouve bizarrement plus supportable aujourd’hui, mais l’eau est vraiment ce qu’on trouve de mieux avant ou après la bière (c’est selon).

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