L’odyssee du Fat Dragon -3

IMG_1265Je suis passé

 Le plus dur de la piste Aytrau Aktobe est derrière moi, une belle experience que je ne pouvais pas manquer.

 Petit bilan technique :

Le moteur pedalier c’est joué des obstacles et des difficultés sans faillir,
le moyeu Rolhoff en boite de vitesse centrale est une merveille d’efficacité et de discretion,
mon vélo couché avale les ornières, et chaussé en pneu extralarge je me joue de toutes les surfaces, excepté de la boue qui s’agglutine sur ma chaine secondaire.

Ces choix techniques étaient les bons, et à tout mes partenaires je ne peux que dire que grâce à eux les steppes n’étaient pas assez grande . Car mes modules solaires ont encore chuter. Ils donnent moins que 50% de productivité. Impossible dans ces conditions d’avancer sans trouver tout les soirs un point de recharge, et encore ….Mes recharges secteurs ne peuvent se faire que sur la moitié de mes batteries. 50 à 60kms maximum. Le reste est au solaire, ou a la force des jambes.

 Les galères :

Galère de chambre à air avec une serie noire de 4 chambres sur 6 inutilisables. Des journées entieres de reparation, d attentes et la pression constante d’être à la merci d’un pépin ridicule…

La meteo …. la pluie, les nuages, le soleil qui disparaît pendant plusieurs jours d’affilé. Le manque d’énergie est criant. J ai soif de photons !!!!

 

Le prix à payer

Après la pluie, encore la pluie ….Journée à nouveau sans soleil, interminable, épuisante, je tire et pousse. Les steppes deviennent un paysage de collines, comme celles qui m’ont demolli en Ukraine. Et à coup de 12%, elle m’assomme et me terrasse. Le ciel est menacant et je me prend un deuxieme orage. Un automobiliste sympa me fait monter dans sa fourgonette au plus fort de la pluie , pour patienter.

Il faut repartir …Sans recharge, la journée du lendemain sera encore plus terrible. J’arrive en pleine nuit dans le petit chairana, le motel du village, escorté par la police locale qui m’éclaire la route. Trempé et transi de froid, le patron me fait servir un borsch, puis une assiette de melon et de pastèques.

 Le repas et la nuit, il me les offre sans un mot. Le regard de l’homme est le miroir qui me manquait. Je  vais aussi mal que çà.

Le lendemain , je fais une erreur de montage en mettant les pneus normaux et au bout de quelques kilometres je comprend enfin : j’ai mal positionné le disque de frein, et il est voilé. Tout l’apres midi je lutte pour le regler, mais en vain. Je ne peux que le demonter et rouler au seul frein avant.

Des erreurs j en fait de plus en plus, des petites, des grosses.
Et Astana est encore si loin. Loin si loin du cœur des steppes que j’espérais de Shalkar au lac Tengiz

 

 

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