Mais où est donc passé Sylvain ?

Sur la carte je ne suis plus qu’un vélo gris fuyant au sud pour trouver soleil, chaleur et huile d’olive !

Tel Bernard Moitessier dans la première édition de la Golden Globe (tour du monde à la voile), je ne franchirai pas la ligne d’arrivée mais je poursuis l’aventure ! Pas la même que mes potes qui traversent la steppe, mais une aventure faite de pédalages et de rencontres.

La raison principale de ce changement de cap est ma lenteur, et donc l’impossibilité de traverser la Russie à cause des dates limites sur mon visa. j’aurais pu court-circuiter la Turquie, respecter les dates et joindre le Kazakhstan,  mais c’est là que rentrent les raisons secondaires.
La plus importante d’entre elles : la Turquie. Comme dans tout défi à longue échelle, on se fixe des objectifs intermédiaires. Les miens étaient de rencontrer et échanger des moments musicaux avec des bulgares et des turcs.
Cette soif de Turquie a été suffisante pour activer le plan B.
Pas eu besoin de flipper à l’idée du temps pourri au Kazakhstan, des routes ultra défoncées où j’aurais sérieusement galéré (expériences serbes et bulgares toutes récentes auraient pu influencer)…

Bref, jusqu’au passage des Dardanelles,  j’ai suivi ma route normale, à l’exception de l’escapade à Istanbul pour une dent, des achats et visiter.

J’ai mis cap au sud à partit de Çanakkale,  déviant de la route du Kazakhstan. Certains me l’ont fait remarquer, ou me croyaient sur la route du retour d’Astana.
Tout en expliquant le concept « sun trip, competisiyon, Frantsa, Kazakistan » je devais ajouter « moi, Russia, visa, problem, go back Frantsa ».
Répété à tous les curieux, les gens rencontrés et les nombreux journalistes 🙂

Le bilan de mon court séjour turc : je ne regrette pas mon choix. Lire résumé ici.

Sur ma route du retour vers la France, j’ai trouvé que l’option îles grecques était sympa, puis l’occasion de pratiquer mon maigre grec, et j’ai trouvé un séminaire de chant bulgares (euh… oui) en Crète.
J’aurais très bien pu prendre une route montagnes bulgares, Macédoine, Albanie, Kosovo, Bosnie, côte adriatique, mais cela voulait dire peu d’arrêts et petites routes…

Me voici donc depuis 4 jours sur l’île de Rhodes, Rodos en grec.
La ville principale, du même nom, vaut le coup d’œil mais la pollution touristique vient gâcher cette cité médiévale (époque des Chevaliers jusqu’à Soliman le Magnifique).

La côte Est est gavée de touristes aussi, Lindos est paraît-il très jolie, mais à éviter le matin quand les tours arrivent par cars entiers.
Je me suis arrêté juste avant, faute d’énergie. J’ai campé sur la plage car l’hôtel était hors de prix, 110€.
La plage, occasion d’envoyer un message

Hier matin, 9 août,  j’ai soigneusement évité Lindos. Tant pis, mais j’ai un gros programme de pédalage dans la montagne.
Fort vent de face et grosses bosses ont eu raison de mes batteries 50m avant le dernier sommet du jour !
La côte Ouest est beaucoup plus sauvage et tranquille, j’apprécie.

Aujourd’hui retour à Rodos pour y prendre le ferry la nuit prochaine. Direction Héraklion et une semaine de repos des mollets et travail des cordes vocales !

La suite ? Je ne

sais pas encore ! Ma route dépendra des ferrys.

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