Murat’s friends/ Les amis de Murat

Day 28 – 23/06/2015 – 143 kms – Kirklareli à Kestanelik
Total: 3519 kms

I wake up to the best breakfast I’ve had in weeks. Unfortunately, the sun is still quite shy. Yesterday, Metin had mentioned a press conference for the local newspaper. I was too tired to even think about it last night, but this morning, at 9 am, here comes the three reporters for an improvised interview. I’m quite nervous but answer all their questions. They even had me ride the bicycle a few meters just to take pictures. It takes quite some time, and I can leave at only 11:00. At least now, I have nice pictures, wearing no helmet, and with my hair blowing in the wind.

Je me réveille pour déguster le meilleur petit-déjeuner que j’ai eu depuis des semaines. Malheureusement, le soleil est encore timide. Hier, Metin m’a mentionné une histoire de conférence de presse pour un journal local mais je n’ai qu’à moitié compris, ne pensant qu’à aller me coucher. Mais, ce matin, à 9 heures, quand les journalistes débarquent pour une interview improvisée. Je suis un peu nerveuse mais je réponds sagement (voir scolairement) à leurs questions. Ils me font faire un tour à vélo pour prendre des photos. Ça prend pas mal de temps, et à 11 heures on est toujours pas parti. Au moins maintenant, j’ai des belles photos, pas vraiment dans le feu de l’action, mais sans casque et cheveux au vent !

4 5 1 2        IMG_1126

I had met up with Chris (Australian guy) earlier. He manages to recompose my toilet kit that I had forgotten in Bucharest in a nearby shop as I am dealing with the journalists. So sweet, real team work! As we head on towards Istanbul, the mountain road becomes terrible. But the sun shines bright for the first time in a while. We can really feel we’ve left all Europe behind us, minarets sticking out of every village we pass through. People are particularly outgoing and talkative. They immediately come to ask questions and who cares if we don’t talk the same language? They’ll make that effort. At midday, we stop in a village to have a rice dish Chris has heard of (don’t remember the name). As soon as I stop, a group of old man immediately rush towards Roger and ask questions in Turkish. As we devour our delicious meals, we realize no-one else is eating and the group of old man are looking at us in an envious way. Oh yeah, right, it’s Ramazan! I had completely forgotten.

J’ai retrouvé Chris l’australien un peu plus tôt. Il a réussi à me reconstituer ma trousse de toilette que j’avais oubliée à Bucarest pendant que j’étais en train de gérer mon interview. Trop sympa, un vrai travail d’équipe. Alors que nous mettons le cap sur Istanbul, the route de montagne devient de plus en plus pourrie. Mais le soleil brille pour la première fois depuis un moment. On sent vraiment qu’on a quitté l’Europe. De magnifiques minarets se dressent dans chaque village que nous croisons. Les gens sont très avenants et bavards. Ils viennent de suite nous poser des questions et peu importe qu’on ne parle pas la même langue ! Ils sont prêt à faire l’effort de se faire comprendre. A midi, on s’arrête déguster un plat de riz qui est une spécialité mais dont je ne me souviens pas du nom. Dès que je m’arrête un groupe de vieux messieurs se précipite vers Roger et posent pleins de questions (en turque bien entendu). Alors que nous dévorons notre déjeuner absolument délicieux, on se rend compte que personne d’autre ne mange et que le groupe de vieux messieurs nous regarde de manière envieuse. Ah merde, c’est vrai, c’est Ramazan! J’avais complétement oublié.

P1000768

DSC_9641

DSC_9636

Although mountains are turning back into smaller and smaller hills, I eventually fall out of battery. A few pick-up drivers ask us if we want to embark the bikes again, but this time, I’m not even tempted. The weather is nice, and we’re two, so if something happens, we can always camp by the side of the road. Luckily for us, after a moment, the road is absolutely amazing and goes downhill for a few long kilometres all the way to Kestanelik (D-020), today’s objective. We speed to over 50 km/h on some sections. We really deserved it after all the ascending we had been through. Furthermore, the view from the top is marvellous, and what an amazing feeling it is to plunge into the sublime landscape.

Bien que les montagnes redeviennent progressivement des collines de plus en plus petites, Je finis quand même par tomber en rade de batterie. Plusieurs pick-up nous proposent de nous avancer encore, mais cette fois, je ne suis même pas tentée. Il fait relativement beau et nous sommes deux. Si on n’arrive pas au bout, on peut toujours planter les tentes pas trop loin de la route. Heureusement, au bout d’un moment, on retrouve une route magnifique, bien lisse, qui descend sur plusieurs longs kilomètres, tout droit jusqu’à Kestanelik, notre point de chute. On se fait des pointes à 50 km/h (record atteint : 57,7). On l’a vraiment mérité après toutes ces montées crevantes. En plus, la vue de là-haut en juste dingue. Quel sentiment fantastique que de plonger dans ce paysage sublime !

P1000778

P1000782

Arriving just after Iftar (20:50), the hearty traditional dinner that ramazan followers have every night after a long day of fasting. We are received by the mayor, or rather the “father” of the village, another friend of Murat’s. This guy’s really got friends everywhere! The mayor is very very energetic, wants to communicate no matter what! Laughing is universal, so although we probably didn’t understand the same things throughout the conversation, we really had a good time. He invites us to eat meatballs, a speciality from the village, along with a type of spicy meat. Well, Turkish food is just awesome for the moment. I think I’m going to fall in love with this country. His son, a strong lad, and beautiful daughter, Seyda, speaking English quite well, come to greet us. She lived in Australia for some time to learn English but found it very difficult. She too would like to live abroad. The mayor guides us to the festival hall of the village he has opened especially for us. The situation is really funny, in this completely random place, but it’s perfect. So here I am sleeping on tables again!

Nous arrivons juste après l’Iftar (vers 20:50), le repas copieux que les gens faisant le ramazan mangent après une dure journée de jeune. Nous sommes reçu par le maire, ou plutôt le « père » du village, encore un ami de Murat. Il a vraiment des amis partout ce Murat. Le « maire » est incroyablement énergétique, et veut absolument communiquer par tous les moyens. Le rire est universel, donc, même si nous n’avons pas forcement compris la même chose de cette conversation, on passe un super moment. Il nous invite à gouter aux boulettes de viandes, le spécialité du village, avec une espèce de viande épicée. Et bien, la gastronomie turque, je suis fan. Je pense que je suis déjà en train de tomber amoureuse de ce pays. Son fils, un sacré gaillard, et sa fille, Seyda, une jeune fille très belle et qui parle bien l’anglais, viennent à notre rencontre. Seyda a vécu en Australie pour apprendre l’anglais, mais elle considère que c’est un échec. Pourtant, elle aussi rêve de vivre à l’étranger. Le maire nous guide jusqu’à la salle des fêtes. La situation est super drôle, cet endroit c’est juste n’importe quoi, mais c’est parfait. Me revoilà à dormir sur des tables !

DSC_9643

DSC_9647

J'aime, je partage ! *** If you like it, share it!
Share on Facebook
Facebook
Share on Google+
Google+
Tweet about this on Twitter
Twitter
Pin on Pinterest
Pinterest
Share on LinkedIn
Linkedin
Share on VK
VK