On a russie

Quelques soucis

3 crevaisons en 4 jours. Nous sommes sponsorises par Michelin sur notre pneu avant et notre pneu de remorque mais pour une question de largeur de bande roulante, notre pneu arrière est un Schwalbe. Avant le départ, j’ai entendu plusieurs critiques sur les pneus Michelin et aujourd’hui je tiens a signaler leur qualité car les crevaisons ont eu lieu sur les Schwalbe. Apres 4000 kilomètres, les pneus, qui selon les mauvaises langues ne devaient pas durer plus de 3000 kilomètres, ne montrent encore aucun signe de fatigue. Merci Michelin, on te refera confiance.

Un vélo qui accélère tout seul : le velo d’Emilie s’est mis a accélérer tout seul lorsqu’elle était a l’arret. Apres investigation, c’est le Cyclanaliste, le truc qui gere un tas de chose sur notre velo, qui merdouille avec la manette d’acceleration. Apres un appel a notre support technique (Ludo, merci encore), il nous a ete conseille de ne plus faire passer la manette par le Cyclanaliste. Test et reteste, cette solution fonctionne bien et valide le souci de Cyclanaliste. En esperant que le climat chaud lui rendra la raison car on le suspecte d’avoir bu un peu trop d’eau pendant que nous dormions.
Corrolaire de ce probleme, Emilie etait oblige de freiner pour ne pas tomber. Je vous laisse imaginer ce que ca fait quand on accelere et freine a fond en meme temps … de la casse. Cette fois, c’est la roue libre dans le pignon du moteur qui n’a pas tenu le choc. Changement de pignon et c’est reparti. Il faudra faire attention car nous avons deja crame 3 des 4 pignons de rechange que nous avions.

Tourista : je me trimballe cette sympathique amie depuis bientot une semaine. Je suis actuellement suivi par un medecin en France. En effet, on a bien tente de trouver un hopital dans la derniere grande ville mais apres 15 km et 4h nous avons abandonne. Dans tous les cas, je me laisse jusqu’a la prochaine grande ville, dans 3 jours, pour que tout revienne en place sans quoi j’irai cette fois a l’hopital quoi qu’il en coute. J’ai d’ailleurs mis en place un plan pour appitoyer les gens a base de bras en echarpe et bandage autour dans la tete. Puisqu’a Krasnodar les gens nous ignoraient, la je mettrais leur empathie en jeu 🙂

Toujours ce problème de batterie. Je suis actuellement a plus de 1000 kilometres sans batterie et j’ai l’impression que je vais devoir finir le voyage de la sorte.

Le chargeur du PC a lache, probablement pour s’assurer que l’on soit conscencieux dans l’entretien dans 4000 km. Maintenant que nous avons passer cette etape nous avons bien l’intention de trouver un chargeur, ou a defaut de se faire offrir un PC comme il nous l’a ete propose par des gens”interesses”.

Cote moral

Pour ceux qui me connaissent, je suis quelqu’un de très motive, je mets beaucoup d’energie sur les debuts de projet mais j’ai toujours un peu de mal a les finir par manque de perseverance. Enfin ca c’etait avant. Si notre voyage nous a appris une chose c’est bien la perseverance et faire face a l’adversité. Nous avons compris que les problemes etaient la pour voir si les jeunots de l’epreuve tenaient un peu la route, du coup on attend, stoique, la prochaine crasse que nous fera le sort. Lorsque l’on voit l’accident de Jean Marc ou le gros souci de Dirk avec l’incendie de son velo, nous nous disons que l’on doit pouvoir encaisser un peu.

Fin de l’Ukraine

On a fini l’Ukraine a l’economie sur le budget, du coup on s’est mis a bivouaquer beaucoup plus et au final on se rend compte que l’on prefere bivouaquer que dormir a l’hotel, exception faite de la douche. La fin de l’Ukraine a ete relativement eprouvante physiquement a cause des longues lignes droites pleines de trous et de vibrations. Apres le dos d’Emilie, le cou de Guillaume, ce sont les portes gourdes et les remorques qui ont paye le prix. Rien de tres grave cote remorques car nous avons eu la chance de trouver un soudeur sur le chemin le lendemain de la decouverte du probleme.
Avant de quitter l’Ukraine, un mec de la compagnie des bateaux a bien essaye de nous faire payer plus cher que le prix normal pour des velos, mais avec deux abrutis qui ne comprennent pas l’Ukrainien et pas trop l’anglais (fameuse technique de l’ane qui braie pour avoir du son) il a fini par abandonner.

Russie, restons en vie

Nous avions peur de cette frontiere dont on nous avait dit tant de mal, mais a l’arrivee, ca c’est super bien passe. On a eu le droit de couper la file de voiture. Nous avons eu quelques questions interessees sur le projet, a priori ils avaient deja vu des participants car ils nous ont parle de Sochi. Apres avoir leve le sac de linge sale, histoire de dire qu’ils avaient fait leur job, ils nous ont laisse passe. Apres quelques kilometres le long d’une route rectiligne, probablement artificielle, nous avons campe.
C’est le lendemain que j’ai vu par 2 fois l’accident a quelques metres de moi. Trop presses d’aller a la plage, des gros beaufs en 4 x 4 (les deux fois) ont doubles en venant d’en face, voyant pertinemment qu’ils n’auraient pas le temps de finir de doubler, avant de me passer. Les deux fois, ils n’ont fait aucun effort si ce n’est d’enfoncer un peu plus la pédale d’accélération et par deux fois j’ai du me diriger dans le fosse in extremis. Heureusement que les jours suivants ce sont montres moins dangereux, morale : “n’empechez pas un Russe d’aller a la plage”. Plus serieusement il est impressionnant de voir l’attitude qu’ont les conducteurs de 4×4 dans ce pays. Rassures par leur carapace d’acier ils se sentent invincibles et malheur a ceux qui restent sur leur chemin car de toutes facons,ils savent qu’ils sont équipes de pare-buffles, appelés aussi pare-velos.

Aujourd’hui nous avions prevu de faire 120 km, ce qui est devenu une grosse journee sans batterie, mais l’orage nous a pris de toute part ce matin, puis nous nous sommes retrouves sur une piste, rappelant a Emilie d’y aller piano avec son dos. C’est sur cette piste qu’une voiture nous a croise, puis a fait demi tour impressionnee par nos velos. Apres 5 min de conversation nous voila invite a la maison pour prendre une douche, puis bientot y passer la nuit. Comme me l’a dit l’instructeur de parapente quand j’ai saute il y a deux mois : “je dis toujours a mon fils de ne pas refuser une proposition agreable” a ce moment-la, il me conseillait vivement de prendre la paire de gants qu’il me tendait, alors nous avons dit oui. Douche, machine a laver (luxe absolu du voyageur), PC avec internet, garage plein d’outils pour toutes les reparations et litres de Cognac local nous attendaient pour nous faire passer une excellente journee.

A bientot, ou plutot a la prochaine connexion.

Guillaume

J'aime, je partage! *** Sharing is Caring
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on Google+
Google+
Share on LinkedIn
Linkedin
Share on VK
VK
Email this to someone
email