On est dans les steppes !

Hey ! Notre balise GPS s’est enfin remise à avancer sur la carte. En Russie il nous avait fallu presque 4 jours pour faire 200 km, là dans le même intervalle de temps on a quasiment fait 700 km ! Le vent nous a un peu aidé mais c’est surtout la steppe qui nous donne envie d’avancer toujours plus loin, toujours plus vite et qui nous pousse à bivouaquer 500m après le poste frontière :pSteppes012

La steppe parlons-en.

Certains pourraient trouver ça ennuyeux les longues, très longues, lignes droites de plusieurs dizaines de kilomètres avec des « villages » tous les 60 à 80 km, mais nous nous aimons plutôt bien. Nous nous sommes fait la réflexion avec Emilie que nous trouvions le rien beaucoup moins ennuyeux que les successions de champs dont nous avions pris l’habitude en Ukraine. D’ailleurs lorsque l’on dit qu’il n’y a rien c’est faux, on voit des chevaux sauvages, des dromadaires, des vaches, des moutons… plein d’animaux qui agrémentent notre voyage.

Pour se motiver, il ne faut pas trop compter sur l’horizon car il y a souvent rien en ligne de mire, même si un building se voit à plus de 25 km dans la steppe. Quand on a un coup de mou c’est le MP3 qui prend le relai, on a d’ailleurs remarqué que la charge du baladeur MP3 est presque aussi importante que la charge du la batterie pour être capable de continuer à avancer. C’est impressionnant de voir comment la musique peut nous pousser à continuer de pédaler même lorsque l’on est en galère.

Ensuite dans la steppe il y a le vent. Le concept de la steppe, c’est qu’il n’y a rien, du coup, quand on est exposé, on y est pour de bon. Quand on a le vent dans le dos c’est impressionnant, je suis arrivé à rouler à 35 km/h sur 10 km sans moteur. Maintenant quand on a le vent de face c’est tout aussi impressionnant, on arrive à peine à dépasser les 20 km/h à pleine puissance. Côté météo il y a aussi les orages. Hier encore nous nous en sommes pris un durant la nuit. Lorsque l’on bivouaque c’est assez impressionnant d’entendre l’eau tambouriner et le vent secouer la tente dans tous les sens, heureusement que l’on a été bien conseillé au vieux campeur côté matos de bivouac ça nous évite de nous retrouver sans toit. Il faut tout de même avouer qu’une nuit sous un orage avec de la pluie au réveil et du sable partout, ça ne motive pas trop pour se mettre sur le vélo. Un peu comme hier où nous avons dû attendre 11h avant de partir, histoire que la tente soit à peu près sèche et que les nuages ait pris de l’avance. Si vous voulez voir ce que ça donne le sable plus la pluie je vous laisse regarder cette vidéo de débourbement d’un camion.

Côté rencontres locales, nous n’en avons pas encore faites beaucoup et je crois que le rien n’est pas très propice pour les rencontres. Il y a bien eu un 4×4 qui s’est arrêté pour nous prendre en photo et nous donner de l’eau. D’ailleurs, le lendemain à l’entrée d’Atyrau un autre 4×4 nous a donné de l’eau, enfin c’est ce que je croyais jusqu’à ce que le conducteur me précise que c’était de la Vodka… juste avant que je m’apprête à en boire.

Ce matin, comme l’hôtel était plutôt cher, 90€ la nuit, nous nous sommes vengés sur le petit déjeuner en mangeant pour 2 voir 3 repas chacun :p maintenant je vais devoir vous laisser pour aller faire un peu de lessive. Après quoi nous irons à la police faire nous déclarer. Il s’agit là d’une procédure administrative obligatoire à faire dans les 5 jours après l’entrée sur le territoire kazakh sans quoi on a des soucis lorsque l’on veut repartir, comme ça a pu être le cas avec certains participants obligés de payer des amendes pour pouvoir prendre leur avion.

Guillaume

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