Serie noire à l’Italienne

Requiem pour un pneu

La descente vers l’Italie amorcera un cycle infernal de problemes techniques. Mal adaptés les pneus et surtout les chambres à air de notre sponsor vont me plomber.

Dans des moments critiques comme la descente des alpes, sur une nationale entre 2 tunnels, au démarrage d’une journée dédiée aux kilomètres, ils seront un poids mort qui use mon moral et ralentissent ma progression.

En 2 jours , j aurais une explosion de pneu + chambre et 3 crevaisons. Comptez une heure à chaque fois pour démonter, réparer, rerégler et c est près d’une demi journée de pédalage de perdue, pour moi et mes amis Suntripeurs qui ne me lâcheront pas dans ces moments difficiles, Jean, Céline et puis surtout Sylvain et Marc qui m’aideront à ne pas désespérer.

Un problème à la fois , mais en rangs serrés

les pneux seront changés au prix d une matinée à fureter à Ivréa. Une des batteriesIMG_0225 verouillées, mais une seule, sera débloquée par un garagiste à Morgex. Pour avancer, Sylvain, retrouvé dans un camping ma fera un cablage spécifique pour réussir à l’utilser.

Reste les manœuvres de changement de batteries, lourdes complexes, pénibles. Tout ces détails qui rende l aventure difficile.
Un wattmetre qui donne des infos erronées les 5 premieres minutes de branchements…
Les batteries avec la clé percée sont moins fiables sur leur socles : parfois elles ne seront pas chargée, et le système de verrouillage arrive encore à de bloquer parfois. De longues minutes de combat pour réussir a les démonter.
L’attelle de mon bras qui prend un jeu inquiétant…

 Se liberer de ce qui pèse

Marc l’homme d’expérience vient me voir :  accueille ce que tu ressens Cédric, laisse le venir.

Me submerge alors la colère de mes mauvais choix, de ceux trop légers que d’autres me font porter désormais, Et puis au fond, tout au fond le constat simple et terrible : j’ai refusé de prendre mon handicap en compte dans la conception de ce voyage , dans le SunTrip. comme dans ce velo.

Remonté à la va-vite, capteurs et batteries ne sont pas optimisés. Toutes les manipulations laborieuses, douloureuses, me balancent ma condition à la face. Mon vélo et moi sommes un peu abimés. Soit.

Alors je vais faire la liste des faiblesses de l’un et de l’autre. J’ai 3000 kms pour les apprivoiser, les dépasser. Car au bout de l’Europe, il y a les Steppes. Et oui elles me font peur. Pour passer il va falloir se libérer de toutes les failles. Atteindre une légèreté d’ascète, l’élégance de l’Homme debout.

Les couches d’oignons

Un voyageur c’est comme un oignon. Il y a plein de peaux les unes sur les autres. Ce qu’on a laisser, ce qu’on aurait mieux fait d’emporter, les idées préconçues, la perception de soi, des autres, pleins de couches qu on enlève petit à petit.  The SunTrip ajoute au voyage des couches technologiques multiples avec la motorisation, la solarisation, des couches de communications, vos attentes de nouvelles fraiches.

Une pression énorme s’abat sur moi. Ok , gérons là calmement

  • Le solaire donne et c est tant mieux.
  • Mon moteur est une horloge econome, et douce à mes genoux , génial on continue !
  • L’autonomie de mes batteries laissent à désirer, soit. Je vais construire les muscles nécessaires pour compenser.
  • je met trop de temps pour avancer vis à vis du visa Russe ? j eviterai Roumanie et Moldavie pour tracer au plus plat 
  • j’ai pris trop de retard : j ai la forme physique pour rouler une dizaine d’heures, avec mon rythme solaire qui se peaufine, je peux atteindre les 200kms/jours.

Je suis confiant …

Le bouquet final

La route de l’Italie touche à sa fin, j ai déployer mon rythme de charge solaire et d’assistance electrique. J ai  perdu beaucoup de temps mais pas trop. Je branche une batterie chargée toute la matinée sous un soleil de plomb. Rien.

La batterie est HS, à moins de 1000kms après le départ. Une après midi à la jambe à ruminer, et des idées noires toutes la nuit. Au petit matin un sachet de thé va tout changer.

« As long as there is a doubt , You cannot find the way »

 

 

 Un nouveau cablage improvisé, une grande dose d’efforts et de courage, je file vers la Slovénie. Je contacte mon partenaire autrichien Mpf. Il prend la mesure de ce que nous sommes en train de réaliser, avec sa technologie et ma determination.

Et que la premiere devra assurer a là hauteur de la seconde, jusqu’au bout du monde.

 

 

 

 

 

 

J'aime, je partage ! *** If you like it, share it!
Share on Facebook
Facebook
Share on Google+
Google+
Tweet about this on Twitter
Twitter
Pin on Pinterest
Pinterest
Share on LinkedIn
Linkedin
Share on VK
VK