Slovénie, charmant pays

Non, ce n’est pas le panneau du motard qui se vautre qui nous a fait lever le pied, c’est un subtil mélange météo, rencontres, balades tranquilles, pauses techniques, orgie de wifi, douceur de vivre… et puis une envie de passer un moment ensemble entre copains, avant de tracer chacun notre route, à une allure que nous espérons plus soutenue.

« Tu flippes pas à l’idée de rouler tout seul ?
– Si, un peu, c’est se lancer dans l’aventure. Et toi ?
– Pareil ! »

Je finis cet article alors que nos routes se sont séparées ce matin, Cédric vers la Hongrie, moi vers la Croatie.

Dimanche 23 juin, premiers tours de roue en Slovénie. La différence saute aux yeux : léger relief, trafic allégé -60% de matière grasse et puante.
Première nuit aprês seulement 4 km. Bon accueil, une maison bien proprette.

Lundi 24 juin, départ tardif pour cause d’orage et, avouons-le, de surf internet. Ça nous manquait depuis 2 jours.
Notre objectif et Logatec, près de Ljubljana mais doit très vite revu à la baisse à cause du vent violent (rafales à 70km/h).
On se casse le ventre pour une somme modique, puis nous passons cette pointe de montagne vers Podnanos, que nous surnommons le Cap Horn à cause du vent.

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Batteries vides et hommes fatigués, nous visons la première auberge après le col. À peine 60 km. Excellent accueil, et partage de notre chambre avec Jorgen, un marcheur ultra léger allemand.

Mardi 25, pluie annoncée, objectif Ljubljana à 60 km, à basse vitesse car Cédric avance à l’unique force des mollets. Moi j’ai recharré mes batteries sur secteur.
La pluie est bien arrivée, intense mais de courte durée.
Un rayon de soleil est aussi venu pendant notre pause pique-nique.
L’arrivée à Ljubljana est un peu rude, la route est cahoteuse et la police nous force à rouler sur la piste cyclable trop étroite pour manœuvrer avec le Dragon et le Triketor. On s’engage dans le centre historique, nous soomes questionnés de toute part.
L’auberge Zeppelin trouvée, les vélos sont mis à l’abri et Cédric fonce à la gare réserver un billet de train. Marc est dans le quartier mais nous ne le croiserons pas.
Choisir un resto n’est pas facile, l’embarras du choix !
Nuit en dortoir.

Mercredi 26, Cédric fait 10h de train pour procéder à un échange standard de batteries chez son partnaire Viennois.
Pour moi, grasse mat, orgie d’internet, checkup du vélo (2 rayons cassés, un connecteur électrique remplacé), visite, resto. Je n’ai pas eu le temps de monter au chateau, un gros nuage arrivait. Gros déluge.

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Soirée sangria à l’auberge, discussions avec une allemande et 2 écossais. Nuit dans le même dortoir.

Jeudi 27, bricolo-trottoir à Ljubljana, un peu de câblage pour Cédric. Beaucoup de curieux, dont un constructeur de maisons autonomes.
Sortie de la ville par les pistes atroces, je butte sur un trottoir, ma roue avant droite se voile.
Direction Prebold, à 60 km où nous sommes attendus demain.
Jur me répare grâcieusement ma roue dans son atelier.
Dodo au Kamp Dolina, après une soirée à boire du vin, de l’alcool de noux croate avec un couple d’allemands.

Ce camping est très original, possède une cuisine, des outils en libre accès. Le must, une pièce en bois, ajourée, remplie de matelas, pour le même prix que la tente.
Le gérant nous montre des photos de Lionel Candille, qui y a passé une nuit 5 jours plus tôt. On prend la mesure de notre retard, on sait qu’on ne va pas beàucoup rouler demain… qu’importe !

Vendredi 28, lever tôt pour optimiser la charge solaire. Mais on ne va pas stresser, hein ? Le rendez-vous est à midi à 1 km ! Petit déj copieux wifi wifi wifi
11h30 : oh ! T’as vu l’heure ? On va réussir à être à la bourre ! Le temps de se perdee dans la zone industrielle, on à 15 minutes de retard.
Très bon accueil de la directrice marketing de Bisol : vous avez faim ? – oui, un peu. Et nous voilà attablés au self de l’usine : trippes, velouté de champis avec du porc et un truc aux champis. Chapeau aux cuistots !
Visite de la chaîne de production. Madame nous explique le fonctionnement, les petits détails qui font la qualité donc justifient le prix… bref, dans son bon rôle de marketing.
Je ne suis pas expert pour dire si telle cellule taïwanaise est meilleure que cette autre chinoise, mais les 2 actions de tests et tris qualitatifs ne sont pas sans me rappeler les tests et procédures appliqués dans mon métier, le développement d’applications informatiques.
Puis s’en suit un échange très plaisant. Le solaire c’est fun. L’état de l’industrie solaire, mais métallurgique et automobile en Europe, le « dopage » des filières avec l’argent du contribuable qui mène dans le mur. Les évolutions du photovoltaïque pour mieux s’intégrer dans les bâtiments et sites classés. Et, coïncidence, leur récente installation d’une centrale de 2 MW près d’Almaty, au Kazakhstan !
Nous repartons au bout de 2 heures, alourdis d’une casquette et d’un sweat.  Merci Bisol !

Le solaire, c’est costaud ! Alors si vous aimez cette photo (parce qu’elle vaut des points quand même, non ?) votez pour cet article en bas de la page. Merci.

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Direction Celje à 10km, pou refaire vérifier ma roue, à défaut de trouver une nouvelle jante. Le mécano n’est pas inquiet, ça peut tenir, mais il faut surveiller de près les rayons.
Dans la même rue on trouve des fruits, un market, un chambre (en galérant quand même). C’est décidé, on passe une sixième nuit slovène ensemble. Demain on se sépare tôt.
Dialogue improbable avec les prisonniers à travers leurs fenêtres. Ils nous soubaitent bonne route, on leur souhaite ce qui peut leur arriver de mieux.

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