Bulgarie, état des routes, trafic, itineraire

Quelques infos utiles :

Pour le passage de la frontière,  ne pas se fier au GPS mais depuis Edirne suivre les panneaux jaunes “BULGARISTAN”

Ecouter les conseils de la police à la douane qui vous envoie sur la 4 voies/autoroute jusqu’à ce qu’elle se termine (environ 75 km) il n’y a pas de circulation mais attention aux trous sur certaines portions.

Ensuite pendant 140 km c’est la galère.  La nationale n’est plus entretenue,  les bas côté sont défoncés et les camions subitement très nombreux nous frolent.

Certes, j’avais bcp de vent de face mais c’est tout plat et j’ai mis 6 h pour faire 100 km.

La police m’a à nouveau conseillé l’autoroute. J’ai pas tout compris mais ils considerent nos vélos comme des engins encombrants à moteur qui devraient rouler au moins à 50 km/h sur les nationales !!!! Pour ne pas gener la circulation.

Sauf que la fameuse autoroute est en travaux, ça ne roule que sur une voie donc impossible pour nous et nos vélos. J’ai donc un peu “jardiné” avec le GPS.

Je vous conseille mon itinéraire pour les 50 derniers km Pazardjik-Kostenets. Enfin une route correcte sans trop de camions. A Kostenets, rentrer dans le centre, hotel très correct avec parking qui ferme à clef.  La mamies qui tient le lieu est hyper sympa, ils ont de l’excellent vin rouge et le prix très modique à 14 € la nuit.

En route pour la Serbie

Au bord de la mer – update 29.07

L’article précédent a été écrit 2 jours avant sa publication, petits bugs sur le site. Il n’a pas de photos, avec ma tablette j’ai perdu mes premières photos de Bulgarie 🙁

17 juillet, Sofia-Mirkovo, 6km, hôtel peu intéressant

18 juillet, le lac avant Kazanlak, 110km, hôtel sympa resto un peu cher.

19 juillet, pas de petit dej, remplacement du contrôleur
A midi, resto correct mais j’ai eu le temps de faire ma sieste en attendant mon dessert.
A 15h je passe à Kazanlak pour retirer de l’argent et faire quelques emplettes, je suis interviewé par la télé locale.
Un passant m’offre 1 litre d’eau.


Je vise un petit hôtel au bord d’un lac, la route est bonne jusqu’à…

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L’hôtel est fermé, fatigué aprês mes 70km, j’opte pour le camping sauvage. On me réveille plusieurs fois pour me dire que “Nova Zagora, Kazanlak et Sofia sont dangereuses
…narcotrafik, tsiganes…” ou encore “fait attention, faut pas dormir là, tsiganes…”
Niama problem ! J’ai dormi et rechargé au matin.

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20 juillet, 70km, je m’arrête au café d’un village, le soleil s’est voilé et les batteries ont faim.
Je joue du kaval dans ma bouteille de bière, ça attire Ivan et ses potes.
Je sors le vrai kaval 🙂  Après avoir égrainé les noms des villages alentours… niama hotel… il faut faire 40km ou revenir en arrière de 15km, Ivan m’invite chez lui. Il est tout bourré mais le maire dit que c’est un bon gars, j’ai rien à craindre.
Soirée au café, 2 litres de bière… nuit chez Ivan. Aucun soucis, y’a juste son cheval qui a réussi à attraper le pain dans ma sacoche.

21 juillet, 110km sous la pluie, la grisaille.
Pause repas à Sredets, sur la terrasse du resto un client écoute du kaval et de la gajda à fond, je vais le voir… et je sors mon kaval.
Je soupçonne le patron du resto de m’avoir fait un prix suite à ma modeste prestation musicale 🙂
Je reprends la route pour Burgas, l’autoroute pour Chernomorets, heureusement que jai chargé une batterie au resto !
Arrivée remarquée devant le cqmping,  mes amisThomas et Milena m’attendent, le commerçant m’offre des fruits et du jus, Michel et Tamara m’offrent une nuit dans leur appart, le gardien de la résidence surveille mon vlo, je vais pouvoir utiliser la iscine ! D’ailleurs je vous laisse, cet aprèm ça sera plage.

Plouf !

C’est reparti !

Mon arrêt au stand  Sofia est fini, et je peux vous dire que ça fait du bien de rouler à nouveau !
Je suis arrivé vendredi sous un déluge et des torrents sur les routes, il a fallu un bon séchage. Le garage de Clément tait le lieu idéal. Hier j’ai fait un bon check du vélo, j’ai installé les petits panneaux par dessus le panneau de la remorque, je vais pouvoir comparer l’efficacité.

J’ai passé 4 jours chez Joël et Vanya, qui m’a bien aidé pour retrouver le chauffeur du taxi, mais pas mes objets oubliés. Bien mangé dans pleins de restos à toute heure, pour ce qui est de la quantité de bière ingurgité, les bulgares sont forts !

Nous avons assisté aux manif anti gouvernementales, qui tenaient parfois plus du carnaval.

Mais y’a pas vraiment de trucs transcendants à voir dans la ville… hier j’ai laissé mes hôtes et j’ai trouvé in plan pas cher, nightingale hostel, 8€ le lit en dortoir avec petit dej light, un fast food de soupe juste en face, tout bien !
Et ce matin, le colis est arrivéééé ! Échange de la roue et c’est reparti. Autoroute et route 6 impec, beau billard, pas trop de circulation en milieu d’après midi.
Dodo à Mirkovo, à l’hôtel faute d’avoir trouvé le camping… 15€ la chambre seule, on arrive à des prix intéressants ! C’était 40 en Serbie !

Bulgalères en Bulgarie

Mardi 9 juillet, j’entre en Bulgarie. 55km de routes calmes et en partie défoncées, ciel gris.
Arrivée Belogradchik, qui rime avec Problemtechnik, les batteries vides, et forcément, ça monte !
Le boulon du dérailleur avant casse, j’ai les mains toutes noires mais je le remplace à l’arrache et tente un réglage de fortune.
J’ai du mal à trouver l’hôtel qui me coûte 25€ tout compris, la piscine qui ferme quand j’arrive et le minibar vide…
Plus tôt dans la journée, c’était mon support de boule d’attelage qui avait pété un boulon.

Mercredi 10, routes pourries et focalisation de mon esprit sur les problèmes techniques m’empêchent de regarder le paysage. Je prends la route de Vratsa.
J’arrive dans la ville sur la réserve, le ciel ayant été couvert un bon moment.
Je ne trouve pas la maison de Mila, amie de Mariklod, et le contact téléphonique ne passe pas… barrière de la langue.
Je trouve un habitant sympa qui me guide vers l’hôtel le moins cher, 15€.

Jeudi 11, je rencontre Delan au matin, c’est le fils de Mila. Il me propose de randonner en montagne. On s’occupe d’abord du vélo. Emil, de Drag Bicycle, répare mon dérailleur. Il se fait tard, Delan doit travailler, la rando sera pour une autre fois, c’est sûr je reviendrai dans le coin !
Je prends la route sous le soleil, qui se masquera dans l’après-midi.
Petite route de col, puis belle route dans la vallée de l’Iskâr (?) un beau bitume qui colle un peu… puis des travaux, puis une alternance vieux bitume travaux billard…
Le soir une batterie crie vraiment famine, et le pilote aussi. Recharge dans un restaurant. Un client sympa me donne des indications pour une nuit tranquille au bord de la rivière, puis finalement le plus simple est de camper devant le resto !

Vendredi 12, je me lève tôt pour rentrer dans Sofia et confier mon vélo à Clément avant 11h.
Je crève par pincement sur la route pourrie, je répare, il se met à pleuvoir.
Les routes sont des torrents, je prends une douche intégrale version camion qui croise et trou invisible dans lequel je plonge.
Je réveille Clément à 10h, met le vélo à sécher, prends mes affaires et me rend en taxi chez Vanya et Joël.
J’oublie ma pochette contenant tablette et loupe électronique dans le taxi, le chauffeur est resté au volant au chargement tant qu’au déchargement.
La compagnie ne connaît pas le téléphone du chauffeur malgré toutes les infos du ticket. La police non plus… gratte papier pendant des heures au commissariat, ça ne va pas servir à grand chose…
Impossible de bloquer distance la tablette, au moins la liaison avec mon compte Google. Je change le mot de passe mais sûr que ça bloque.
Soirée au resto avec 2 amies de Vanya, au passage observation de la manifestation anti gouvernementale, bon enfant et plutôt imbibée.

Samedi 13, lever trrrrrrrès tardif et décollage à 14h, difficile pour un diurne comme moi ! Achat d’une nouvelle tablette, resto, marche à pied, et voilà tout le monde au lit à 22h… sauf moi qui squatte un wifi pour rattraper le retard et installer pleins d’applis sur mon nouveau jouet.
J’ai aussi trouvé des pneus Schwalbe, pas aussi bien que les Big Apple+ mais qui sauront remplacer ces derniers quand ils seront morts.
J’attends livraison d’une roue avant neuve, prévue pour mardi.
Check complet à faire après le séchage, puis prendre la route de Burgas.

Je n’ai pas eu le temps d’étudier la question du remplacement du panneau remorque affaibli par mes panneaux bonus.
Je n’ai pas encore arrêté de décision sur l’entrée en Russie et poursuite jusqu’au Kazakhstan, ou l’option boucle en Turquie puis revenir par les mêmes pays mais routes différentes. Cela dépendra de l’état du vélo, du timing par rapport au visa russe, des retours d’expériences des amis devant moi.
Il y a fort à parier que cet arrêt forcé à Sofia laissera Marc me doubler et me relèguera en dernière position..