Première mue de la Libellule des steppes

Première mue de la Libellule des steppes

L’abdomen de la Libellule des steppes vient de briser la chrysalide pour s’accoupler à l’avant train….

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Magnifique travail de tous les collègues de la section aéronautique du Lycée Jean Dupuis de Tarbes.

Pas évident d’assembler des tubes d’acier aussi fin avec cette précision-là. Toutes les soudures ont été réalisées au TIG pour une meilleure homogénéité de la structure.

Le plus remarquable à mes yeux reste le poids de l’ensemble à peine un peu plus de 2 kg et une rigidité impressionnante. Vive l’acier 😉 ….

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Prochaine étape le bras oscillant, l’assemblage sur le marbre est presque terminé, en attente de livraison des 2 derniers tubes de renfort.

Si tout se passe bien, fin de semaine prochaine le squelette devrait être complètement achevé.

Restera ensuite l’assemblage avec l’électro-solaire avant de partir pour les premiers essais sur nos routes Pyrénéennes à la mi-avril.

Just in time mais ça va le faire.

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…et histoire d’œil

…et histoire d’œil

Tom et Cédric se sont pliés avec brio à l’exercice, Anick-Marie a déjà évoqué son handicap… je me dois de compléter la série. J’ai d’abord une pensée pour Jean-Marc, quelles séquelles qui pourraient bouleverser sa vie quotidienne ? Je lui en souhaite le moins possible et luiadresse mes vœux de prompt et complet rétablissement.

Plantons le décor : une malformation génétique des yeux, l’œil gauche ne voit rien (plus noir qu’un café turc) et l’œil droit a une acuité inférieure à un dixième. Le champ de vision de l’œil droit est assez large et uniforme, m’autorisant la pratique du vélo, et me permettant d’éviter les poteaux (ils sont rares ceux que j’embrasse). Bon réflexes mais au dernier moment : anticiper, anticiper, AN-TI-CI-PER !

Je vis avec depuis ma naissance, et partage cet handicap avec les deux tiers de ma famille. Je profite de la stabilité de mon handicap, pour combien de temps ? Je vis avec une épée de Damoclès : le décollement de rétine, une cataracte habituellement bénine deviendra délicate sur un œil malformé.

J’ai eu la chance d’apprendre l’autonomie et de suivre une scolarité dans des écoles “normales” moyennant quelques adaptations et implications des enseignants. Les écoles spécialisées ont leur utilité mais quand cela est possible, l’intégration est la meilleure solution.

Mais alors tu vois quoi ? Tu me vois là ?

Difficile à expliquer… le contraste, la luminosité ambiante peuvent tout changer ! Hier, impossible de distinguer le plat de feuilles de vignes farcies du plat de haricots, ils sont verts et le coin de la taverne est sombre. Mais je sais que la cuisine de Yiannis est excellent 🙂 Une fois dans l’assiette (blanche) aucun problème pour les différencier.

Et en vélo, tu fais comment ? Les feux tricolores…? C’est un peu la loterie, non ?

Il y a pleins de situations différentes.
– je vois le feu, tout est ok
– je vois un poteau qui pourrait bien être un feu, je ralentis et observe…
– je ne vois rien, je suis en mode “pilotage” dans un flux d’autos, je me fie aux autres conducteurs. Ralentissement, baisse du régime des moteurs, il y a quelque chose : feu rouge, stop, dos d’âne, rails…
– y’a pas d’auto, je ralzntis et avance à vue, m’arrêtant si piétons ou voitures me croisent.
– je n’y vois pas assez, je m’arrête, le temps d’y voir plus clair ou de retrouver un flux d’autos.
– je suis en Turquie et j’entends un Tut! Je laisse passer.
– je suis en Grèce, je passe sinon le scooter derrière moi trouvera un trou de souris entre mon vélo et le trottoir pour me doubler 🙂

Et les panneaux ?

Les panneaux de signalisation sont bien visibles, et pour la navigation,  le GPS, avec instructions vocales et carte lisible en cas de doute, m’est un outil indispensable sur une route inconnue.

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Je m’aide beaucoup des marquages au sol, prendre la bonne voie, ne pas partir au fossé… Depuis la Turquie, ils me manquent cruellement, sans eux, la traversée d’Izmir a été un enfer !

Je tiens à souligner qu’en vélo couché, la position offre une vision confortable, juste un peu basse parfois, au niveau des glissières quand on veut voir les plages défiler…

La loterie, parfois…

Je perds

J’ai perdu en Italie, quand les conditions suivantes on été réunis :
– soleil de face
– signal de passage ferrovière non alertant (2 cloches à la volée, je cherchais du regard une chapelle…)
– un feu rouge, invisible à cause du soleil
– uns barrière qui se baisse, un peu trop haute dans mon horizon visuel bas (position sur le trike)
– suivre un suntripeur à 10m, qui avance comme si tout était normal. L’absence de celui-ci n’aurait pas changé la situation, mais son alerte vocale ou son comportement (s’arrêter) auraient changé la donne !
Une bande blanche STOP au sol, je freine, il est trop tard et BIM! une barrière qui vole, une structure de panneau qui se trod, la remorque qui encaisse le choc (une plaque fendue, rivets qui sautent)… et aucun train ne passe !

Je perds, quand à Sofia, mes bagages ont été secoués dans le taxi, et qu’au moment de descendre, je ne vois pas la housse noire de ma tablette sur le sol et le siège noirs… 🙁

Je gagne

Je gagne quand, en Turquie, je fais du pilotage dans 11km de descente vertigineuse sur une 2×2 voies à 45km/h.
Contrairement à l’habitude, je ne reste pas sur la bande large à droite, j’occupe toute une voie en bonne cohabitation avec les autos qui doivent négocier les virages. L’enrobé est excellent, le marquage tout neuf. La visibilité est bonne, juste quelques grands arbres…
En bas un policier m’arrête, m’ordonnant de rouler sur la bande de droite.
Comment lui expliquer qu’avec la vitesse c’est techniquement impossible de négocier les courbes sans cramer les freins ? Et comment lui expliquer que j’ai évité moultes piétons qui attendent le bus à l’ombre des arbres, un policier qui attend un cycliste délinquant, lui aussi caché dans l’ombre d’un arbre, et le motocycliste qui remontait cette bande à contre-sens ? À 45 km/h j’aurais fauché tout le monde… Lui expliquer que les autos, je les entends, je sais exactement leur position et anticipe le comportement des conducteurs, qui en plus en Turquie, klaxonnent tout le temps ce qui facilite encore plus le travail !

PREMIER SUNTRIP ET HANDICAP

 

 

Le Suntrip a permis de mettre en valeur les performances de sportifs valides.

Quelle est la place du handicap dans tout ça?!.

Certains pourraient penser qu’il n’ a pas sa place ou même veulent l’ignorer.

Sans obligation systématique et récurrente de communiquer sur l’entraide et la solidarité.

Le quotidien d’une personne en situation de handicap est déjà bien assez compliqué en restant chez soi , alors partir en vélo solaire… Il est bien compréhensible que chacun s’interroge. 

Cependant , les résultats parlent d’eux mêmes:

–  Cédric Vinatier (bras non valide)  en route pour Astana  et de réussir son SUNTRIP après d’énormes efforts .

Juste imaginer que lorsqu’il change un pneu il le fait avec un bras , avec toute l’ingéniosité qu’il faut déployer ! .

Essayez donc?…

Dragon bike
Dragon bike

–  Sylvain Machefert (Malvoyant et plus) qui après bien des déboires et des péripéties s’est retrouvé seul face a la route et a du s’adapter sublimement et a fait le choix courageux de repartir en direction de la France en visitant certains pays comme la Turquie, la Gréce, la Crête…

Essayez donc aussi avec des lunettes ne laissant qu’un minuscule trou pour voir…

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–  Moi même jusqu’en Ukraine aux portes d’Odessa en handbike, près de 3000 kms. Après de multiples péripéties d’accompagnements, aux terribles efforts d’adaptations physiques après de nombreux “transferts sauvages”, d’adaptations psychiques et morales a tous.

Essayez donc mon handbike simplement dans le col du Petit Sant Bernard après 100 kms… 

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comment faire pour descendre = mal de dos pour Guillaume Buezelin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C

comment faire pour ne pas tomber
comment faire pour ne pas tomber

 

Compliqué de faire la route seul , même si l’envie et la force est là,tellement l’engagement et les distances sont importants.

Même certains valides l’on éviter , alors pensez vous nous….

Quel niveau de contraintes répétitives un valide peut-il accepter, supporter en faisant la route avec une personne handicapé au détriment de sa propre aventure.

Si tel est le cas il y a bien un prix a payer!. lequel? Celui de l’autonomie de chacun?.

Ce premier SUNTRIP aura été un bon premier coup d’essai. 

a bientôt pour un prochain SUNTRIP.

A bientôt pour de nouvelles aventure
A bientôt pour de nouvelles aventure

 

Italie : enfer et paradis

Je ne sais dans quel ordre je devrait placer ces mots. Lequel restera gravé dans ma mémoire ?

L’enfer, ce sont les routes toute droites, chargées de camions, qui sont toutefois assez respectueux du cycliste qu’ils doublent. Bien que j’ai croisé plus de vélos que de vespa, il y a du travail pour la transition énergétique dans les transports.
C’est aussi la signalisation routière très variable, et les immenses rond-points.
L’enfer, c’est aussi passer une nuit en mode clochard..

Le paradis, ce sont Riccardo, Jamila, Maria Grazia et Paolo, Serge, ces anonymes qui m’ont offert à manger, à boire, l’hébergement.
Des coins de paradis, ce sont les coins ombrahés près des fontaines à l’heure où le soleil tape fort.

Dimanche 16. Aprés une belle ascension du col du Petit Saint Bernard, alors que nous cherchons un squat herbeux, Marie-Claire trouve Riccardo, du club de rafting. Il nous offre l’abri, in gratin de pâtes, du vin, et son grand sourire.

Lundi 17, on descend le val d’Aoste. Suite à la chute de Marie-Claire la veille, les plans de Tom changent. Le club de 5 qui devait partir au sud se retroive un duo, trio si Guylaine peut nous rejoindre mais son état est incertain.
Tandis que Dirk, Tom et Greg se plaisent à faire du yoyo loin de la route 26, le reste du groupe reprend la route et nous trouvons un camping à Quincinetto. Les pros du yoyo sont allés plus loin.

Mardi 18, difficile de décoller du camping! Puis crevaison de Cédric, il trouve des bons pneus Big Apple. Déjeuner et looooooongue sieste au bord du lac de Viverone.
premières lignes droites tristes à mourir.
Marc trouve un vieux patelin quasi abandonné pour passer la nuit. On échappe de peu à l’orage.

Mercredi 19, je découvre à mes dépends la signalisation douteuse à l’italienne. Belle ligne droite, des cloches tintent au loin, je cherche du regard une chapelle. 500m plus loin, toujours les cloches et toujours pas de chapelle. Un peu étrange tout de même ! Je reprends ma conduite très attentive, roulant à quelques mètres du précédent. Un stop, je freine et me prends aussitôt une barrière en pleine face. Je n’ai rien mais le support du panneau s’est tordu, est venu taper la remorque dont la face avant s’est fendillée (Salvatore m’avait prévenu! La peinture sur bois, ça craquelle, ça se fendille!)
La barrière vole dans l’herbe, j’attends… j’attends… aucun train n’est passé !!!
Par la suite je me suis méfié des cloches sol et la sonnant à la volée !
Le soir, camping urbain version manouche. Après avoir longuement causé avec Jamila et ses amies, douxhe à la fontaine publique et squat d’un coin d’herbe.

Jeudi 20, on part tôt avec pour objectif de rouler chacun selon notre rythme. Cédric part devant et fini sa journée prés du lac de Garde. Marc rate une bifurcation et on le repère sur une 2×2 voies. À la mi-journée, je retouve Cédric dans un coin paradisiaque, ombre fontaine où l’on peut nager, pompe d’eau fraîche…
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Le soir je cherche un hôtel à Montichiari et fini par trouver un camp de la Croix Rouge à castiglione. Superbe accueil de Maria Grazia, Paolo, et tous les autres volontaires ! Grazie mile !

Vendredi 21, je roule fort, je suis en forme après cette belle nuit. Les batteries sont rechargées, le ciel est limpide, j’avance sur un terrain valloné, ce qui change de la monotonie précédente. Je retrouve des grosses routes à l’approche de Vicenza, puis cherche un spot pour la nuit à Castelfranco.
L’agriturismo est soit-disant complet. J’ai surtout l’inpression de ne pas respecter le standing de cet hébergement “paysan” de luxe.
Contrairement à ce que nous observons en Italie, dans le quartier les portails et clôtures laissent voir le jardin. Les gens me saluent au passage, mais obtenir de l’eau et l’hébergement… impossible ! Les hôtels alentours sont complets. Celui de Resana est même tout fermé, sauf le parking que je décide de squatter. Je me fais vider et vais finir la nuit sur le trottoir, puis devant une gare.
Sale nuit sur le béton, pas d’eau pour la toilette !

Samedi 22. Au matin je cherche le soleil entre des résidences, je dors sur le trike. Je demande de l’eau, le bon samaritin est Serge, de Moldavie. Il m’offre 4 litres et fes croissants!
Le moral remonte après qu’un cycliste m’offee une bière, une automobiliste 4 brugnons. Trévise se traverse sans encombre du temps de midi.
Mieux, le soir je retrouve Cédric sur un vieux terrain de camping.
Le voisin nous offre la douche au tuyau d’arrosage.
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Dimanche 23, ligne droite et vent de face. Objectif : quitter l’Italie. Réussi, ce soir nous dormons en Slovénie, et le wifi est bon pour écrire cet article !
Avant de quitter l’Italie, on s’offre une gla et une bière. Un journaliste de www.goriziatv.it tourne un petit eportage vidéo.

difficile de trouver le bon rythme !

Difficile de trouver son rythme en ce début d’aventure ! Nous avons démarré tous ensemble puis des groupes se sont formés et déconstruits : retrouvailles dans un même camping, arrêt pour dépanner une avarie d’un aventurier, ou au contraire un manque de solidarité, une soif’6 de kilomètres contre un désir de lenteur, une bifurcation ratée… voici ce qui autour de moi a construit et disloqué des groupes.

Difficile donc de trouver le rythme. Se lever tôt, rouler, exposer les panneaux à 9h, rouler, sieste et recharge pendant 2, 3 ou 5 heures, finir la journée en fonçant parce qu’il manque des kilomètres au compteur.

À cela on ajoute la forme physique du pilote, l’inertie du groupe, la météo, les lignes droites interminables de 4 km… et on obtient une aventurier pas encore calé, qui dort peu mais souvent, et qui relègue au dernier plan la prise de photos et le remplissage du blog…

Aujourd’hui, seulement 120km en consommant un peu trop, ce rythme ne sera tenable qu’avec des recharges sur secteur.

La météo du moral : dans quel état j’erre ?

Nous sommes jeudi, mardi matin c’est le grand départ après un dernier petit déjeuner avec mes collègues, offert par mes partenaires SEGECO (experts comptables) et Celnat (céréales bio).

Météo du moral : serein, envie de « lâcher-prise ».
Prêt ? Oui, presque.

Dans cet article j’ai mis pleins de liens plus ou moins sérieux : pour les lecteurs retardataires, et vous distraire ou vous instruire (j’ai appris des choses en le rédigeant). Ça comblera l’absence de photo, pas vrai ?

Le travail

Je pense avoir transmis les éléments clés pour que mes collègues assurent la relève pendant mon absence. En 4 mois il pourra s’en passer des choses ! J’aurai sûrement des surprises au retour : des nouveaux chantiers, une petite pile de bugs à corriger (promis, j’ai évité !), des nouveaux collègues et d’autres partis à la retraite… c’est vivant une entreprise de 500 salariés !

Depuis des années, j’ai travaillé sur des projets intéressants, parfois prenants, et je sens qu’un petit « jeûne » ne fera pas de mal. J’envisageais des vacances rallongées tôt ou tard, pour voyager en prenant le temps et faire un break pour revenir en pleine forme.
Voilà, j’y suis.
Étrangement, je ne ressent pas l’excitation à mes congés annuels, quand la coupure est plus brutale mais courte, et puis ça ne sera pas forcément des vacances très faciles. Je me sentirai en vacances peut-être après quelques jours de pédalage, complètement déconnecté de mon quotidien.

L’appartement

Je n’ai ni poissons rouges, ni chat, ni chien à faire garder, ce qui, avouons-le, simplifie énormément toute escapade. Même le rosier a décidé de crever ! La météo l’a bien aidé. Du coup, pas besoin de le confier aux bons soins d’une amie. L’intégralité de mon ordinateur est sauvegardé et mis en sécurité ailleurs.

Le vélo

Des déboires de pédalier, mais j’ai vite relativisé : nous sommes plusieurs à connaître des déboires de dernière minute, et je préfère avoir ce problème avant l’aventure. Je suis confiant sur la partie électrique, Déclic-Éco est grand, Sylvain est son prophète.
Pour la mécanique, je me repose sur le roi de la clé d’12 : Marc Charroin. Nous ne formons pas un duo pour le règlement du Sun Trip, mais nous sommes complices assez pour partager l’aventure. Et puis je dois vous avouer qu’il se repose sur moi pour les branchements et l’itinéraire 🙂

La remorque

Elle est belle, n’est-ce pas ? Elle est maintenant chaussée de nouveaux pneus « Ch’val Bleu » (Schwalbe) en provenance de mon partenaire Increvable.com. De notre partenaire Michelin, je teste des chambres à air renforcées. Franchement si je crève…!
Je viens de constater un petit défaut sur ma roue droite, qui pourrait expliquer une sorte de cahotement que je cherchais à comprendre, elle ne sera pas parfaitement ronde ? J’ai roulé 900km comme ça, mais avec un pneu plus dur et usé. J’ai maintenant des gros pneus très amortis. Je n’ai pas eu le temps de tester (météo et vélo en révision…) Cela ne m’angoisse pas, mais c’est un point à surveiller.

La musique

L’accordéon est prêt… enfin je pense… je ne lui ai pas demandé son avis.
Le kaval est fou de joie à l’idée d’aller en Bulgarie !
La sono est au point, mais la playlist du lecteur MP3 n’est pas finie… bah alors ?

La caisse à outils

Elle est faite ! Comme nous roulerons en troupeau, nous partageons le poids : Marc emporte les outils vélo, j’emporte les outils électriques, et Guylaine… ? les pots de confiture ?

Le bivouac

Une tente Sea To Summit très légère, un duvet léger… et en cas de froid et d’humidité, plusieurs couches vêtements en laine mérinos me serviront de polaire.
J’emporte un brûleur à alcool, testé une fois sur mon balcon.

L’habillement

Mérinos, mérinos et mérinos, sauf : 2 collants de running, tour de cou signé AFB, et le maillot officiel du Sun Trip pour les grandes occasions.

Alimentation

Dans ma caisse : soupes, condiments, riz, polenta, lentilles vertes, infusions. Celnat me fournit du kouzou, de la purée et des pastilles de prunes umébosis, je découvre la macrobiotique et les japonaiseries. L’alimentation c’est la santé, je suis paré en cas de tourista… je n’ai pas testé en conditions réelles, je vous raconterai (le moins souvent possible !). Sur les conseils de Jean, j’ai fait une cure de nigari (chlorure de magnésium) qui renforce les défenses immunitaires. D’autres suntripeurs en ont fait de même.

Mais surtout, depuis 3 semaines, je bois du jus d’herbe Green Magma, complément alimentaire fournit par Celnat. Ça ne rend pas les fesses roses, c’est plein d’anti-oxydants (mieux que l’Bordeaux ?!), et c’est très prisé par les sportifs, notamment dans le trail ou les courses à pied longues distances… 239km en 24h ! Hénoch nous offre aussi un complément alimentaire que je n’ai pas encore testé. Avant cela j’ai testé la spiruline, j’ai pas vu les effets et les cachetons sont infectes. Le Green Magma est proche du thé vert à l’odeur, et du potage au goût. Un peu spécial la première fois, mais très bon !

La pharmacie

Une trousse de premiers secours, crème solaire, répulsif moustique à base d’huiles essentielles, biafine, crème anti-frottement, gel qui soulage les piqûres de moustiques (testé et approuvé sur les aoûtats d’Édirne). Je filtre l’eau avec un filtre Katadyn et pour le transit accéléré je compte sur le kouzou+umébosis.

L’itinéraire

Le roadbook est fait, mais pas entièrement entré dans le GPS. De toutes façons, c’est un repère sur lequel se caler pour avancer, mais qui sera sûrement chamboulé au gré des rencontres, des problèmes chronophages ou des pilotes en grande forme. Ainsi donc je n’ai pas cherché de points d’hébergement, je compte sur l’hospitalité et sur le GPS pour m’indiquer les campings, et enfin sur le bivouac sauvage.

Le multimédia

Une caméra GoPro partagée à plusieurs, pour des photos/vidéos en roulant. Je compte sur mes camarades pour un appareil classique capable de faire de belles photos en intérieur et non déformées fisheye.
Mon ordinateur sera une tablette androïde sur laquelle je ne pourrai pas écrire aussi facilement un long article (profitez-en !), mais je partagerai quelques bribes de l’aventure aussi souvent que cela me sera possible.

Le pilote

Bein comme vous voyez, j’écris un long article au lieu de finir les bagages !
Demain je m’allège de ma toison d’or.
La forme physique semble être là (merci Green Magma ?) mais l’entraînement ces derniers jours a été limité.
Ce matin, mon ami Tom m’a fait très plaisir. Derrière son téléphone j’imaginais la banane qu’il devait avoir. Il est enfin confiant dans sa machine, ses panneaux et ses performances en montagne, et ça aussi, ça fait plaisir ! Après la préparation, les doutes, les échecs… le rayon de soleil ! Pourvu que ça tienne 8000 km, et au-delà.

 

Caprice de la technique au dernier moment

Caprice de la technique au dernier moment

Pédalier Schlumpf Mountain Drive 65 dentsPetit coup dur 10 jours avant le départ du Puy… mais je préfère l’avoir eu maintenant plutôt qu’une fois l’aventure commencée !

Après une remise à neuf de ma transmission, mon pédalier Schlumpf,* que j’adore par dessus tout, à buggé. Je ne peux rouler qu’en moulinant, impossible d’utiliser ma grande « galette » de 65 dents !

Le diagnostic a été posé par Cyclociel : une vis a sauté, un bouton est cassé, bref… le système est déglingué.

Bien triste nouvelle, moi qui me réjouis chaque jour depuis des années de pouvoir changer de plateau à l’arrêt, de pouvoir « enrouler » avec un grand plateau de 65, et mouliner avec un plateau virtuel de 26, une mécanique simple (petit dérailleur arrière)… je dois envisager la solution d’urgence pour cet été : revenir à un triple-plateau on-ne-peut-plus-classique, et réapprendre la gestion des vitesses, des combinaisons plateau/pignons.

La pièce part en garantie et je retrouverai mon pédalier adoré au retour du Sun Trip.

* Le Schlumpf « Mountain Drive » est un pédalier à vitesses intégrées. À l’aide de 2 boutons actionnés avec les talons, on peut diviser la vitesses de rotation du plateau par 2,5, ou utiliser le plateau à vitesse normale.

Ni Da Vinci, ni Brueghel, ne l’avaient imaginé…

Ni Da Vinci, ni Brueghel, ne l’avaient imaginé…

En tant qu’ingénieur et génial inventeur, Léonard de Vinci (1452-1519) développe des idées très en avance sur son temps : l’hélicoptère, le sous-marin, l’automobile. Très peu de ses projets sont construits, ni même réalisables de son vivant.

Il se dit qu’un de ses élèves aurait esquissé, en 1493, un objet ressemblant fortement à nos vélos actuels : un cadre en bois, deux roues de même taille, et une chaîne reliant un pédalier à la roue arrière. Mais il se peut que ce soit un joli canular, car on ne trouve aucune trace de la réalisation d’un prototype d’après cette esquisse… alors que les milliers de croquis de ses Codex ont donné lieu à des maquettes, des prototypes. La preuve :


De gauche à droite : machine à tresser des cordes, roue à aubes, vis aérienne. En haut, la machine volante

Ce qui est certain c’est que notre bon vieux Léonard n’y connaissait rien en tricycle solaire ! J’en ai longuement causé avec Prospero Mazapanes de Torti y Coli, un de ces fidèles disciples, il me l’a confirmé.

Brueghel l’Ancien, que nous avons rencontré en notre bonne ville du Puy, nous a représenté dans ce tableau que nous avons gardé secrètement jusqu’à ce jour.

En grand contemplatif de la beauté de la nature, il a peint de nombreux paysages. Point d’engin futuristes, ni de prototypes de Léonard sur les chemins… C’est sûr, le célérifère et la draisienne n’existaient pas encore ! Est-ce cela que l’on appelle une nature morte ?

Je continue la minute culturelle, avec une démonstration perspicace de Salvatore Castellini de Chianto, célèbre peintre florentin, d’une loi d’optique que les appareils photo se chargent de dessiner pour nous : la perspective. Léonard n’avait pas inventé l’appareil photo, du coup ses petits copains de peintres ont mis du temps à piger le concept, c’était pourtant simple !

 

Bref, vous l’aurez compris, je pars trois mois, je laisse derrière moi Le Puy-en-Velay, et mes amis, dont ma troupe de voyageurs temporels : Les Compains du Velay. Une bande de joyeux drôles avec qui je partage les plats de boulgour, les costumades, les pichets d’hypocras, les récits des exploits d’Ali le maure…

Pour ne point trop les oublier pendant cet été, après que Lou Parpaillou m’ait donné un coup de main pour solidifier la remorque, samedi dernier, c’étaient au tour de Gargabouille de barbouiller et Nigelle de scribouiller. Quel talent ! Jugez plutôt :

Zoom d’Ici : interview et vidéo

Zoom d’Ici : interview et vidéo

8 000 kilomètres en vélo solaire, parution le 17 mai 2013 sur www.zoomdici.fr.

Vous l’avez peut-être déjà croisé sur le bassin du Puy sur son tricycle couché et abrité de panneaux solaires : le ponot Sylvain Machefert a conçu lui même ce véhicule et va participer au mois de juin au Sun Trip, un challenge reliant la France au Kazakhstan en vélo solaire… Lire l’article

La physique pour les nuls : les batteries

La physique pour les nuls : les batteries

Chers lecteurs, maintenant que les watt et les ampère-heure n’ont plus de secrets pour vous, passons au concret : les batteries. Si vous avez raté le premier épisode, ou n’avez pas encore regardé les vidéos de « C’est pas sorcier », je vous invite à (re-)lire l’article La physique pour les nuls : ampères, volt… watt else ?

Les vidéos sus-mentionnées expliquent le fonctionnement des batteries, donc je vais juste me contenter d’en indiquer les principales caractéristiques et de les comparer.

Les caractéristiques importantes

La tension

La tension (en volt) est un paramètre important. Elle dépend du potentiel d’oxydo-réduction des éléments qui composent chaque accumulateur (pile). Elle est de l’ordre de 1 à 3 volts pour un élément. Comme on a besoin de tensions plus élevées pour faire avancer un vélo, typiquement 24, 36, 48 V (sur circuit certains ont testé 72 et 96V !), il suffit de raccorder des accumulateurs en série au sein d’une batterie. C’est sans aucun doute l’origine du terme « batterie » comme synonyme courant d’« accumulateur » et, en anglais, de « pile » ; toutefois certains évoquent une autre source étymologique possible : l’effet de choc d’un courant électrique, comme si l’appareil électrique « battait » celui qui reçoit la décharge.

La capacité : l’énergie stockée

C’est la « taille du réservoir », en watt-heure (Wh) ou ampère-heure (Ah) que multiplie la tension.

Le débit maximum

C’est le courant de pointe qui se mesure en ampère. Il est généralement spécifié en amplitude et en durée (par exemple 40A pendant 10 secondes) et est généralement largement supérieur au débit permanent autorisé.

Suivant les applications, on a besoin de pointes de courant élevées, par exemple le démarrage du véhicule électrique.

L’impédance : la résistance interne

C’est une résistance parasite qui provoque une chute de tension en décharge et, par conséquent, limite le courant. Ce que l’on retiendra, c’est d’avoir une résistance interne pas trop pénalisante, et que cette résistance varie avec la température. En hiver elle est beaucoup plus importante = ça roule moins vite, il faut protéger la batterie du grand froid.

Courant de recharge maximum

Le courant maximum supportable pendant la recharge est indiqué en ampère (A), mais est souvent exprimé en unité de charge (C), c’est-à-dire rapporté à la capacité. Une valeur de 0,5C correspondant à 10A pour une batterie d’une capacité de 20Ah, donc à une charge de 2 heures.

Certains accumulateurs n’acceptent pas des recharges rapides, maximum = 0,1C. D’autres encaissent sans broncher du 5C.

Plus la charge est lente, mieux c’est pour la chimie interne des accumulateurs. Avoir une batterie acceptant une forte charge s’avère utile sur des applications mobiles où l’on n’a pas toujours le temps de faire des arrêts prolongés. Il faut bien choisir la technologie de batterie et dimensionner la puissance du chargeur (sur secteur, sur panneaux solaires…).

La densité massique

C’est la quantité d’énergie par rapport à sa masse, exprimée en Wh/kg. Pour une même capacité embarquée, plus la densité est élevée, plus la batterie sera légère.

Vieillissement et usure

Le vieillissement et l’usure entraînent une perte progressive de la capacité des batteries dans le temps et selon l’usage (plusieurs centaines ou milliers de cycles de charge et de décharge). Ils sont souvent fortement dépendant des conditions d’emploi (amplitude du cyclage, température de stockage et d’utilisation).

Si l’on vide complètement la batterie à chaque utilisation, puis qu’on la charge complètement, l’amplitude du cycle est maximale et la batterie durera moins longtemps. Alors que si l’on fait en sorte de ne jamais vider la batterie et jamais la remplir à fond, elle vivra plus longtemps.

 

Les différentes technologies de batteries

Au plomb (Pb)

Le plomb est polluant, mais ces batteries ce recyclent facilement.
Durée de vie très variable suivant l’utilisation et courte (50 à 500 cycles).
Qu’elles soient à électrolyte liquide ou gel elle ne possèdent presque que des inconvénients en plus d’être dangereuses : elles ont besoin d’acide pour fonctionner et elles émanent de l’hydrogène à la recharge… ça pète !
Densité massique : 40 Wh/kg, soit 25 kg pour 1kWh

Nickel-Cadmium (NiCd)

Le cadmium est très polluant et possède un effet-mémoire. Sur ce dernier point, je ne rentre pas dans les détails, mais c’est pas top.
Support des fortes décharges (jusqu’à 100C) mais se déchargent naturellement assez vite… c’est ballot !
Densité massique : 60 Wh/kg, soit 16.7 kg pour 1 kWh

Nickel-Metal-Hydrure (NiMH)

On progresse : une batterie NiMH n’a que très peu d’effet mémoire, ne contient ni cadmium ni plomb et est donc peu polluante. De plus, son énergie massique est supérieure de 40 % à celle d’une NiCd.
Ce type de batterie à été monté sur les premiers vélos électriques mais une nouvelle technologie (lithium) est arrivée sur le marché.
Densité massique : 85 Wh/kg, soit 11.8 kg pour 1 kWh

Lithium-Ion, Lithium-Polymère

Les accumulateurs à base de lithium sont d’une technique récemment mise au point et en cours de développement.
Leur plus grand avantage : elles sont plus légères.
Il existe 3 sortes principales d’accumulateurs lithium :

  • lithium métal, où l’électrode négative est composée de lithium métallique (matériau qui pose des problèmes de sécurité).
  • lithium-ion (LiIon) où l’électrolyte est liquide, ils sont assez dangereux en cas de perte d’électrolyte, et nécessitent des métaux toxiques comme le cobalt, le manganèse. Risque d’incendie/explosion sans prévenir !
  • lithium polymère (LiPo), alternative aux accumulateurs lithium-ion, délivrant un peu moins d’énergie, d’une moins grande durée de vie, mais sont un peu plus sûrs (gonflent avant d’exploser) et plus légers (sont renfermées dans un “sac” au lieu d’un cylindre métallique).

Ces batteries présentant des risques d’explosion ou d’incendie en cas de trop forte charge ou décharge, elle doivent impérativement être protégées par un BMS (Battery Management System), qui représente 20% du coût, et peut claquer… Le BMS doit être de bonne qualité et d’une fiabilité parfaite.
Sur les voitures électriques, les BMS sont aussi dotés d’une électronique très poussée, capable par exemple d’ignorer une cellule défaillante, détecter des défaillances de température, etc…
Pour les batteries de vélos, les BMS sont largement plus léger et moins intelligents, mais du moment qu’ils font le job minimal et assurent la sécurité…

Lithium-fer-phosphate (LiFePO4)

C’est une version récente du lithium-ion, y’a sûrement encore des progrès à faire.
Ces batteries sont moins chères et moins polluantes car elles utilisent du phosphate de fer à la place du cobalt.
Elles sont bien plus résistantes aux mauvais traitements et n’explosent pas. Il paraît que leur durée de vie est plus grande mais a-t-on assez de recul pour le confirmer ?
Il n’y a pas que des avantages : elles sont un peu plus lourdes, densité massique 115 Wh/kg (contre 135 pour du lithium-ion en moyenne), soit 8.7 kg pour 1 kWh.
Bien que moins chères à fabriquer elles ne sont pas encore vraiment moins chères à la vente à cause d’une production moins importante, et l’import de batteries chinoises réserve parfois des surprises.

Après quelques déboires connus par la communauté des cyclistes assistés électriquement (technologie récente, on essuie les plâtres…), Guillaume de declic-eco.fr a décidé d’importer les pièces de son choix (les cellules, les BMS) et de réaliser lui-même le montage des packs. C’est du boulot, mais la qualité est au rendez-vous !

Montage de batteries à la chaîne, élevage en batterie
Montage de batteries à la chaîne, en série, élevage en batterie 🙂

Les lithium-fer-phosphate se trouvent sous 2 formes :

  • les sacs comme tous les autres lithium-ion, légers, forme adaptable (9 à 10 kg pour 1 kWh)
  • les cylindres métalliques (photo ci-dessus), bien plus robuste mais plus lourds (13 kg pour 1 kWh).

La recherche continue…

  • Lithium métal polymère (LMP) durée de vie annoncée de 10 ans. Densité massique 260Wh/kg, soit 3.8 kg pour 1 kWh ! …mais fonctionnement optimal en chauffant à 85°C. Les Blue Car de Bolloré (réseau Autolib à Paris) en sont équipées.
  • Lithium-titanate, durée de vie annoncée de 10 ans. Recharge très rapide mais poids triple des lithium-ion. Développée par Toshiba.
  • Lithium air, densité imbattable car utilise l’oxygène de l’air ambiant, mais corrosion, besoin de filtre, faible débit maximum

 

Disponibilité du lithium

À l’avenir, certains craignent que le lithium bon marché vienne à manquer car, s’il est très abondant sur Terre, les sites où il est facile (et donc peu coûteux) à extraire sont rares. Plus de 75 % de la production vient des salars d’Amérique du Sud.

Une augmentation des coûts du lithium aurait un impact sur le coût des batteries et mettrait en danger son application au véhicule électrique. Mais la production de véhicules électriques ne fera qu’accroître la demande et donc augmenter le coût du lithium… cercle vicieux ! Comme dans tous les domaines, il faut trouver le meilleur compromis.

Je suis opposé à la voiture électrique de 1500 kg si elle ne sert qu’à transporter une personne et ses bagages sur 100 km en utilisant 30 kWh alors qu’un vélo électrique + chargement + pilote = 150 kg, ne consomme qu’1 kWh pour la même distance, et un panneau solaire peut suffire pour rouler en autonomie.

Le trike électro-solaire : comment ? Pourquoi ?

Le vélo…

J’ai pratiqué le tandem en équipe Handisport pendant quelques années. J’aimais bien, mais à force l’ambiance compétition, les balades, euh pardon, les entraînements… ça gâche le plaisir de rouler. Et puis mon kiné m’a dit qu’à force de faire de la danseuse je me bousillais les genoux. C’est d’ailleurs à cause de ça que je ne danse plus dans les bals folk ou les discothèques (sauf après 3 grammes).

Donc arrêt brutal suite aux conseils du kiné et à simultanément un clash au sein du club.

Et pendant environ 10 ans, je n’ai RIEN fait ! Enfin si, de la musique, et courir après les bus qui roulent forcément plus vite lorsqu’on leur court après qu’une fois qu’on est assis dedans.

En 2006, cela fait 3 ans que j’habite au Puy-en-Velay, je rencontre ENFIN des musiciens qui deviennent vraiment mes potes. Ils n’habitent pas tous la ville et l’idée me trotte dans la tête de trouver un moyen de locomotion pour les rejoindre quand ils organisent une bringue à 20 kilomètres, et puis découvrir la Haute-Loire. Je ne peux passer le permis à cause de ma faible vision.

En 2007, au hasard de mes recherches je trouve le Segway, ça va pas vite, pas loin, et ça coûte les 2 bras ! Par hasard, je tombe sur la page Tricycle couché de l’encyclopédie Ekopedia.

Au hasard de mes recherches gougueulesques, grâce à Ekopedia, je découvre le forum du Vélorizontal. Je fais partie aujourd’hui de l’équipe d’administration de ce forum.

Je suis séduit par les avantages du tricycle couché, notamment :

  • le confort (on est comme dans un fauteuil)
  • capacité de chargement
  • pas d’équilibre à gérer, stress en moins !
  • sensations de glisse/karting
  • les voitures doublent large, ah s’ils le disent…! C’est vrai qu’en tandem quand on se fait doubler par un camion, c’était pétoche++

Un essai chez On Avance, à Montpellier m’a conqui.

Les avantages annoncés ne ce sont pas démentis, c’est vraiment un vélo de voyage, et au quotidien il se défend bien. Depuis l’automne 2011, pour les micro-déplacements et un travail 100% musculaire, je me suis mis à la trottinette de sport Footbike, très pratique en ville.

…électrique

Souhaitant me remettre doucement au sport, et préserver mes genoux et chevilles, je l’ai doté d’une assistance électrique BionX.

À la longue, le BionX s’est avéré faiblard en voyage chargé, et ses défauts de conception, et la rencontre par pur hasard de Guillaume Devot de Déclic-Éco, m’ont fait opter pour une de ses motorisations.

Depuis, l’autonomie et la puissance sont au rendez-vous ! Quelques déboires avec les batteries, mais c’est rentré dans l’ordre. Beau travail de Guillaume et assistance réactive.

Et le solaire dans tout ça ?

Sur le forum du Vélorizontal, Dario de Bike to the Future, a monté un panneau solaire sur son trike. Le pionnier ! Ça m’a donné des idées, et en achetant mon trike, je me suis dit qu’un jour je verrai bien un panneau solaire sur ma remorque. De longues discussions, recherches, compréhension m’ont permis de mieux connaître les moteurs et panneaux, et à vrai dire je sais faire du câblage avec connectiques Powerpole Anderson, mais ne sait pas remplacer un câble de dérailleur !

Puis les recherches ont abouti à un premier panneau Sunset, léger dans la catégorie des panneaux rigides (6,5Kg pour 100W), et tout le matériel nécessaire. Depuis 2009 je roule donc avec un panneau solaire sur la tête, au départ pour les grandes balades, puis finalement au quotidien.

Le bilan des 6 ans

  • Distance parcourue : 14600km
  • changement de motorisation BionX -> Declic Eco
  • 3 crevaisons à l’arrière, 0 à l’avant, 2 sur la remorque
  • 1 gamelle sérieuse, 3-4 sans conséquences
  • J’ai construit une remorque-coffre avec Alex, je viens de l’améliorer grâce à mon ami Philippe. Au passage j’ai appris quelques astuces de bricolage.
  • le cadre du trike s’est rompu à cause de la mauvaise emprise du panneau, le support ayant été fait par un copain artiste mais pas mécanicien. Philippe m’a fait une belle réparation. Dans l’objectif du Sun Trip, j’ai procédé à un remplacement par des pièces neuves, une upgrade et remise à neuf.

Mes « grands » parcours

La plupart de mes kilomètres sont des trajets utilitaires, voici mes quelques grandes balades… qui me paraîtront bien petites dans quelques mois !

  • 700km : Traversée Ardèche, Vallée du Rhône, Martigues, Pont du Gard, Uzès, Villefort, Langogne (mai 2009)
  • Quelques aller/retour jusqu’au mont Ventoux, pour les rassemblements de bentriders (bent = allongé/couché en anglais)
  • 250km : Retour du Solar Event 2010 : Chambéry, Grenoble, Annonay, Le Puy (juin 2010)
  • Fréquents aller-retour vers Saint-Etienne, via la vallée de la Loire (95km)
  • 550km : en Champagne et Ardennes (mai 2012)
  • 650km : pour le week-end pré-départ dans le Morvan

 

L’atelier partagé, suite

Comme vous avez pu le lire, lors du gros week-end montage panneau et fabrications des boîtes à batteries, nous n’avons eu le temps que de travailler sur mon trike.

Samedi 6 avril, dans le cadre de la semaine du Développement Durable, Marc et moi-même étions conviés par l’association Héliose, à Roanne pour présenter nos vélos solaires.

Les branchements de Marc n’étaient pas encore faits. Rendez-vous la veille au soir chez mes parents, près de la gare.

Et tard dans la nuit, nous voilà à câbler, étamer, sertir et mettre en série 2 panneaux solaires. Au passage, admiration du montage des panneaux sur la remorque Bob : très joli travail Marc !

Marc a joliment posé ses panneaux sur sa remorque Bob
Marc a joliment posé ses panneaux sur sa remorque

 

À deux sur un même câble
À deux sur un même câble

Marc, en plus d’être ébéniste, a une formation d’électricien et tous les outils pour faire du travail de pro : la pince à dénuder au millimètre près, le fer instantané pour étamer en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et obtenir une section de 2,5 mm²… là où je mets bien 15 minutes pour un résultat hasardeux, lui c’est propre, rapide, efficace ! Il lui manquait juste les outils et connecteurs powerpole, les cosses.

Le lendemain, nous voilà donc à Roanne avec l’équipe d’Héliose, le vélo de Marc… et les câbles tous neufs qui se baladent au fond de la remorque. Vu le climat tout déréglé (gris et froid digne d’un mois de novembre), et les prospectus posés sur le panneau, pas sûr que le branchement aurait apporté beaucoup d’électrons aux batteries.

Fête du climat (bien déréglé) à Roanne
Fête du climat (bien déréglé) à Roanne

Maintenant qu’on a le coup de main, y’a plus qu’à enchaîner. Un autre week-end chez Marc, et en une matinée, on a câblé :

  • La remorque de Guylaine, bâtie à l’identique de celle de Marc (re-beau boulot !)
  • Mes petits panneaux pour recharge à l’arrêt
130W + 2x50W au soleil du matin
130W + 2x50W au soleil du matin

Tellement occupés par nos panneaux qu’on en a oublié de déguster du St-Jo !

La suite ? Elle est à réaliser : solidification et allègement de ma remorque avec quelques amis bricoleurs, et je vais sûrement demander un gros coup de main à Marc pour la mécanique vélo pur, j’ai toute ma transmission à changer, mais chuuuuut ! il n’est pas en courant qu’il va falloir mettre les mains dans le cambouis 🙂