Tignasses argentées… un week-end à l’atelier

Trike avant l'ajout du panneau solaire
Trike avant l’ajout du panneau solaire

8, 9 et 10 février 2013, objectif du week-end chez Marc : monter un panneau solaire sur mon trike, et confectionner des boîtes confortables pour nos batteries. Intense préparation avec Marc Charroin : choix du matériel, commande de barres de 6 mètres, de tôles d’alu, de mousse résistante. Organisation bien carrée : débit – dégustation de Bordeaux – découpe – montage – dégustation de Saint-Jo – essais des vélos. Mais un week-end sera-t-il suffisant pour nos 2 montures ?

 

Débits (…et crédit photos : Marc et Sylvain)

Le papier, le crayon et beaucoup de réflexion, sont les clés de la réussite des découpes et assemblages.
20130208 débits

Du calcul optimal par ordinateur, au recalcul avec les petits détails sur papier, à la découpe. Le casque n’est pas pour la musique, mais pour se protéger des bruits de la grande machine Kidécoup’tout.

Quelques outils de travail
Quelques outils de travail

20h05, c’est bien un peu l’heure d’aller à table !!

Impossible d'attraper les châtaignes au vol !
Impossible d’attraper les châtaignes au vol !

Le lendemain, on poursuit la découpe, on rivette, et yaisse ! les boîtes ferment !
Y’a des copeaux d’alu partout, surtout dans nos cheveux.
20130209 boîtes alu

Et maintenant on les fait tenir comment les boîtes ? Fastoche ! Un tube en travers du trike, les boîtes en repos dessus, et avec 3 sangles à cliquets, des renforts en mousse dans les angles, et le tour est joué !

(NDLR : à partir de là, y’a quelques pigeons voyageurs qui se sont égarés… ils devaient m’apporter des photos)

Le support du panneau

Là on commence du travail un peu « à peu près » (mais avec un bon oeil et quelques bonnes fausses-équerres).

On coupe un tube de 6 m pour faire 4 pieds pour le panneau, on tord de la tige filetée en « U » autour du cadre, on trouve des carrés en bois pour la base des supports avant.

Pour l’arrière, on rentre le tube de 22 dans le siège. Le pied à coulisse nous aurait-il joué un vilain tour ? Ça ne rentre pas bien, et puis si ça rentre, mais ne ressort qu’avec l’aide d’une grande dose de vaseline.

Aller, on va l’amincir un peu ! Réflexion… Marc fouille son atelier à la recherche d’une pièce improbable… comment va-t-on faire ? Mais COMMENT ?!
On finit par mettre le tube dans le mandrin du tour… on ponce et on lime… à la main !

Et voilà comment on utilise un tour pour poncer un tube !
Et voilà comment on utilise un tour pour poncer un tube !

C’est déjà l’heure du repas du soir, mais on n’a pas dit notre dernier mot. On se remet à l’oeuvre jusqu’à minuit ! Deux raisons : Marc à rendez-vous avec sa coiffeuse à domicile demain aprèm, et moi je me sens motivé pour rouler et rentrer jusqu’au Puy (110km). Donc on fait moins de bruit, mais on aplati le tube à l’étau, on visse, on dévisse (comme Mike), on mesure, on re-mesure, on re-re-mesure, on est bon sur l’angle là ? ça va être suffisamment rigide ?

Pas de temps à perdre ! Avec un gros serre-joint de fou on emmanche du bois dans le tube de 22, on perce à la mortaiseuse (le genre de machine que Marc met 30 minutes à régler, et 30 secondes suffisent pour percer, mais quel perçage précis !!!)

Une machine complexe...
Une machine complexe…

Dimanche matin, montage final, on serre les boulons, meule tout ce qui dépasse, 50m d’essais sur la route, le panneau tient bien en place, pas besoin de trianguler.

Derniers réglages
Derniers réglages

Le panneau est volontairement incliné vers l’avant, pour « plaquer » l’avant du vélo en cas de rafales d’en-face.

14h30, après salade, tarte aux champis et crêpes au chocolat, c’est l’heure du départ. Et là mes collègues vont se faire des cheveux blancs !!!

Hein ?! Mais non, ça glisse pas !
Hein ?! Mais non, ça glisse pas !

Qu’ils se rassurent, ça ne glisse pas mais j’ai eu 2 routes non dégagées à Dunières. J’ai fini par trouver LA route plate et très sèche ! Mais j’ai perdu quelques précieuses minutes avant la nuit et quelques Watts.

Problème lié à l’hiver : le froid + la vitesse, et la soupe de la route vient s’accumuler entre roues et garde-boue… du coup, même en descente ça n’avance pas vite, et les batteries se vident à vue d’oeil ! Avant la nuit noire et la coupure de courant, je demande assistance à Têtelle, on charge le trike dans son jumpy et je fais les derniers 50km ainsi. Têtelle, tu as toute ma considération et des litres de soupe dans l’chaudron ! 

Encore un ÉNORME MERCI à Marc. Nous n’avons pas eu le temps de faire ton vélo, mais tu as le coup de main maintenant, et j’ai hâte de voir le résultat.

L’atelier partagé ne s’est pas terminé ici, la suite aux prochains épisodes

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