Turquie : bilan des 2 dernières semaines

Mon passage en Turquie a été un mélange de lenteur, visites, grosses étapes rapides et rencontres.

24 juillet, passage de la frontière. Nuit au bord de la route. Pas dormi à cause de mes intestins et des moustiques.

25 juillet, arrivée à Kirklareli, repos dans un appartement vide, grâce à Selcuk.

26 juillet, route vers Edirne, encore fatigué. Je dors à l’auberge de jeunesse et y stocke mon vélo pour tout le weekend.

27 juillet, je me rends à Istanbul en bus, je rate de peu un coucou a Jean-Marc, mais c’est pour la bonne cause : « les gars du rapatriement sont là ». Je flâne à Kadikoy en attendant mon hôte Suat.

28 juillet, tout en cherchant à faire 2-3 achats utiles, Suat me donne un bref aperçu d’Istanbul, restaurant typique, vieux tramway, place Taksim…

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29 juillet, retour à Edirne, je prends le temps de flâner et rencontrer Bulent et Ergun de l’association ??? et boire une bonne bière.
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30 juillet, départ différé pour cause d’interview avec www.edirnetv.com. je fonce vers Keşan où Esen m’attend au club Doçek.
Le vent de face, les routes inconnues et quelques gamins pénibles me ralentissent, j’arrive 10 minutes trop tard. Le club est fermé, Esen est partie à la plage.
Esen m’arrange un plan hôtel pas cher.

31 juillet, je rencontre le club et, entre deux théières, répond à des journalistes.

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Des CouchSurfeurs m’ont donné des indications précieuse sur les ferrys pour la suite de mon parcours.
Le verdict tombe, je dois être à Marmaris le 5 août au soir, je dois aligner les kilomètres !
J’achète mes billets grâce à la connexion du club, puis je pars.
Objectif Gelibolu qu’il faut visiter.
Erreur de navigation, je rate le passage par la ville et arrive direct à l’embarquement. Le vélo passe gratis, et un vendeur m’offre une poignée de pistaches.
Me voici donc côté asiatique, j’avale les 40km jusqu’à Çanakkale et galère pour trouver un hôtel. Je finis dans une suite à 40€. Cher mais le service est à la hauteur.

1er août je me suis fixé un objectif trop ambitieux compte tenu du relief, de la traversée de villes côtières. Je vise un village, une pension… erreur c’est cher, sans wifi ni petit déj, contrairement à ce que m’avait fait comprendre la femme… le mari est souriant comme une porte de prison et apporte les précisions, « no internet today, this pension no breakfast » ça fait 38€ quand même ! Enf…ré

2 août, tant pis si ça réveille gros bonhomme et sa gracieuse femme, je prends la route à 7h30, objectif Izmir ou juste avant.
Je m’arrête après 153km (plus grande distance journalière sur ce sun trip) à Menemen où je trouve l’hôtel le moins cher.
La douche c’est eau froide dans un seau, mais ça me satisfait pleinement !
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3 août, objectif Aydin par la route. L’autoroute ferait gagner 20km mais je vois un long tunnel… Le gros morceau est la traversée d’Izmir, sans visiter, par la grande route.
Un tunnel, des sorties dans tous les sens et un trafic dense… à peine sorti, repos mérité dans une station service.
La suite de la journée c’est bien passée, avec plusieurs arrêts en station.
140km au compteur, je m’arrête dans le village avant Aydin, trouve une chambre, et le commissariat pour mettre le vélo en sécurité.
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4 août,  objectif Muğla, avec un beau dénivelé. Je cause avec Tom qui vérifie sur internet, le km 50 est raide.
Je m’arrête juste avant pour une grosse recharge batteries et pilote.
Le patron branche le chargeur et un ventilateur juste pour moi. En partant il m’offre une bouteille d’eau congelée.
La côte est raide, les 38 tonnes galèrent comme moi mais sont prudents. J’en rattrape un qui m’avait doublé, le double par la droite sur l’accotement après m’être signalé.
J’arrive crevé chez Adrian (qui travaille à l’extension des routes eurovélo à la Turquie), sa femme Hatice qui prépare un bon repas, et leur fils Hasan.

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Une douche revigorante, et c’est l’heure de rompre le jeûne… et quelle rupture riche et délicieuse ! Moi qui croyais que le Ramadan était l’occasion de manger doucement, lentement, et léger !
Bref je mange comme quatre, et quatre fois plus lentement qu’Hatice. « Prends la cuillière, tu mangeras plus de pois qu’avec ta fourchette! – Mais j’ai envie de manger lentement après l’effort du jour… »
Grand repos, je n’ai entendu ni muezzins, ni tambours, et puis demain c’est plus cool…

5 août, Adrian a convoqué des journalistes, 2 puis 3, puis 6…! Interviews sympathiques, il se peut que le reportage soit transmis aux chaînes nationales !
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Okan, membre du club cycliste nous rejoint et m’offre une spécialité de son resto : purée bien chargée en fromage (mais encore loin d’égaler l’aligot d’chez moi), saucisse, fromage, maïs. De quoi requinauer l’calou ! Mais c’est même trop avant de pédaler.
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Encore un point presse à la sortie de la ville et je m’élance à fond pour les 60km, montées de fou, et descentes vertigineuses, j’ai atteint 50km/h !
J’arrive à Marmaris où j’ai du mal à trouver le magasin de vélo de Tolga. Mon monoculaire télescope égaré en Bulgarie me manque vraiment…
Tolga organise une manifestation pour demander des aménagements cyclables. Présence des journaux locaux, je suis interviewé encore 🙂
Je me perds dans la manif et retrouve Tolga au magasin, repas simple partagé avec sa femme et ses employés (?) Nuit sans sommeil dans la cour.

6 août,  6h45 Tolga me mène au port, je prends le gros ferry pour voitures… oups pardon, la petite vedette hebdomadaire.
Direction Rodos, île grecque la plus proche.
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Bilan

Les rencontres simples sont souvent très bonnes, par exemple dans les stations services.
Quelques rencontres CouchSurfing et WarmShower très bonnes aussi.
Les turcs sont curieux et les médias accrochent vraiment. Verra-t-on des turcs aux prochaines éditions du Sun Trip ? J’aimerai vraiment ! Les clubs cyclistes et deux enseignantes? dans le domaine des cellules solaires, pourraient être un bon lien.

Sur la route, les turcs sont comme les italiens, en un peu moins nombreux.
La différence principale, il y a généralement une bande d’un mètre à droite.
En zone urbaine il faut rouler sur la voie normale car sur cette bande on trouve : piétons, cyclistes et motards à contre-sens, travaux, voitures garées.
Sur une 2×3 voies j’ai même vu les voitures garées en épi sur l’accotement et première voie ! La proximité de la plage sans doute…

Le klaxon turc est très musical mais ne connaît qu’une seule nuance : fortissimo ! Les camions grecs et bulgares ont parfois des klaxons très doux.

Je reviendrai avec plaisir dans ce pays où j’ai tant à découvrir !

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