Ukraine, un passage difficile

L’Ukraine dès la frontière on trouve le gens plutôt ouverts. Les douaniers posent des questions sur notre voyage, non pas parce que c’est leur boulot mais parce qu’ils sont intéressés, et lorsque l’on part nous avons même le droit à un « au revoir » en français dans le texte. Le soir l’accueil à l’hôtel est plutôt agréable même si nous avons quelques problèmes à nous comprendre, hé oui, nous sortons d’Europe et la langue et l’alphabet sont vraiment éloignés de notre langue natale. Je retrouve quelques mots de polonais que j’avais appris lorsque je travaillais là bas : pivo, vino, voda (bière, vin, eau), la base pour survivre.Chez le prêtre019

La deuxième soirée ressemble plus à ce que l’on cherchait avec Emilie en faisant le Sun Trip. Nous cherchions un endroit pour bivouaquer, du coup Marie claire et moi sommes partis en expédition du côté de l’église où le pasteur a accepté que l’on dorme sur le parvis. Nous avons été invités à manger, chose que nous avons dû refuser car un restaurant-grill (en disant restaurant grill j’abuse un peu car c’était plutôt quelques bouts de tôle dans lesquels brulait du bois) venait de rallumer le barbecue juste pour nous.

 

Le troisième jour en Ukraine, nous avons pris des chemins séparés avec Tom et Marie Claire. Tom a cassé un montant de sa structure et s’est arrêté à Tataouine pour faire souder l’aluminium. La dizaine de jours que nous avons passée avec eux aura été très sympa malgré les péripéties. Le reste de la journée aura été très calme au milieu de la campagne ukrainienne où nous ne voyons qu’un petit village tous les 20 kilomètres. Nous finissons pour bivouaquer derrière un cimetière afin de profiter de l’eau du puits pour nous débarbouiller car à force de rouler sur les pistes plutôt que sur la route nous sommes dans un état de crasse assez avancé.

 

Le lendemain la journée commence bien, nous fonçons sur la mer noire que nous voyons dès le matin. Emilie sautait de joie. Le reste de la journée ne sera malheureusement pas aussi bon.Piste Ukraine005

 

Il nous aura fallu 24h pour trouver du cash. La veille, la ville où nous étions était sans électricité donc sans distributeur pour la journée. Quand nous arrivons dans une station balnéaire, le seul distributeur automatique est en panne et le guichet ferme au moment où nous arrivons devant. Malgré nos réserves d’eau importantes, on commençait à en venir à bout et il était urgent de pouvoir retirer la monnaie locale puisqu’ils refusaient les euros et les dollars 🙁

Nous continuons vers Odessa, qui se trouve bien plus loin que ce qu’indiquaient les panneaux de prime abord, la batterie d’Emilie est vide, il n’y a plus assez de soleil pour mes panneaux, nous finissions aux mollets dans Odessa qui est pleine de pavés et de montées. Nous sommes  vendredi 12 juillet, jour d’ouverture du festival du film international à Odessa, tous les hôtels sont pleins. Heureusement, un réceptionniste sympa  a appelé 9 hôtels avant de nous en trouver un. Je vous passe l’état de l’hôtel, son prix exorbitant et l’eau chaude qui ne fonctionne pas…

 

Nous sommes partis il y a maintenant un mois, jour pour jour, 3000 kilomètres ont été faits depuis. Nous sommes dans un état de fatigue avancé, les vélos ont pris pas mal de plomb dans l’aile et il nous reste encore 4000 kilomètres à faire. Mais on se soutient l’un l’autre, on essaie de garder la banane malgré les moments où l’un de nous deux craque, et on sait que vous êtes derrière nous. 4000 kilomètres, c’est autant d’histoires à vous raconter d’ici notre retour !

 

Guillaume

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