Ukraine

Avec tous les ennuis mécaniques que j’ai eu, l’envie et le moral n’y étais pas pour poster des articles. Mais voilà, tout cela est passé. D’autres coup dur viendront biensur, mais cela n’emtame pas ma foi. Ce soir est ma derniere nuit en Ukraine. Demain matin, direction port Crimée pour prendre le Bac pour la Russie. Aussi, je vais vous parlez un peu de cette semaine Ukrainienne qui n’a pas manqué d’aventures et je commencerais par une anecdote.

6 Juillet : Arrivée à la frontière Moldavo-Ukrainienne.

D’abord ça commence par une grande surpise. A la douane Moldave, que des douanieres. Et certaines même très jolies. Une parle un peu français et m’interroge sur l’aventure. Elle est emerveillée et après plusieurs questions qui n’ont rien à voir avec le sujet « Qu’avez vous à déclarer » me laisse rejoindre ses confrères Ukrainien. Avec un léger regret je la laisse derrière moi.

Coté Ukrainien, c’est moins charmant. Deux gars en tenue militaire m’observent pendant 5 minutes avant de me demander mon passeport. Ils commencent à me poser des questions, et me demandent d’ouvrir ma caisse. Je m’exécute aussitôt. Puis ils commencent à montrer du doigt les différents bagages : – Chto éta ? Ma trousse de toilette !

– Chto éta ? Mon réchaud ! – Chto éta ? Mon linge…et ainsi de suite.

Finalement, il partent avec mon passeport. Cinq minutes plus tard, ils reviennent me chercher et me demande d’aller m’assoir devant un bureau face à un personnage qui pourrait jouer la doublure du sergent Garcia. Ils me posent plusieurs questions auxquelles je ne comprends rien. Je fini par lui dire que j’arrive de France en vélo. Il décide alors de se déplacer. Et une fois dehors il voit mon vélo et reste incrédule. Il n’y crois pas. Il en fait le tour et observe d’un regard assez interrogatif. Puis il me vient une idée. La lettre de Florian écrite en Russe expliquant le Suntrip. Je la lui montre. Au fur et en mesure de la lecture, comme par magie, ses yeux s’écarquillent et s’illuminent. Il finit par me regarder et me dit :

« – Go Réni, Go

– Hein ! Quoi ! What ! Shcho !

– Go Réni ! Répète t’il en me montrant la direction.

– Ok ! Da. Je ne me fais pas prier d’avantage. J’enfourche mon vélo et file comme Zorro 

 

13 Juillet au matin : Un gros coup au moral

Alors que mon vélo est réparé, j’ai repris la route en direction du sud de la Crimée. Soudainement, une wolkswagen Passat dernière génération me double et se rabbat aussitôt en mettant les warnings. Je me porte au niveau de la portière du chauffeur. La vitre descends et deux belles Ukrainiennes entre 25 et 30 ans affichent un large sourire. Que dis je, deux belles. Deux bombes oui. Je suis sous le charme. Elles commencent à me parler. Bien entendu je ne comprends rien. Tout ce que je trouve à répondre c’est. « Izvinitié ! Ya Franzous ! Ya nié panimayou ! (désolé, je suis français, je ne comprends pas) Elle se regardent d’un air désolé et me disent : Bye Bye ! Je reste sur le bord de la route déprimé. Tel Lucky Luke, I’m lonesome Cowboy ! Florian, qui était venu ce jour là à ma rencontre a été témoin de la scène et à pu mesurer mon regret de ne pas parler le russe.

 

13 juillet au soir ! Magnifique rencontre.

Qu’on se le dise, Florian est un porteur de poisse. La derniere fois qu’il m’a envoyé un mail, le lendemain ont commencé mes emmerdes. Quans il va à la rencontre de Annick Marie, elle à des problemes de controleur. Il va voir Guillaume, Angélique et Stéphane et voilà que c’est la galère avec leur bateau. Aujourd’hui, une 1/2 heure après qu’il m’est quitté, le vent tourne, le soleil se barre et début des orages et averses. Entre quatre averses, j’arrive tout de même à Féodessia. Je cherche un endroit pour dormir. Les prix des hotels sont exhorbitants. Normal, on est dans une station balnéaire en plein mois de Juillet. Je décide finalement de longer la côte en direction de Kerch. A la sortie de la ville, le long de la mer, j’aperçois des tentes sur la plage. Je m’arrete pour observer un peu quand quelques personnes viennent à mon encontre. Je leur demande si je peux planter ma tente sur la plage. Biensur disent ils, la plage est à tout le monde et en profite pour prendre quelques photos du Bullit après m’avoir demander l’autorisation comme toujours en Ukraine. Cool ! Je vais bivouaquer. A peine installer, ces mêmes personnes m’invitent à diner avec eux. Ce que j’accepte bien entendu car je n’avais rien à manger. Et j’ai passé une soirée superbe avec ces deux familles Ukrainienne qui étaient juste venu passer le WE à la mer. Le repas fut fantastique et leur soif de communiquer, de rire extraordinaire. C’était génial !

 

L’Ukraine

Je garde de l’Ukraine une image toute en contraste. Le meilleur cotoie le pire. A l’image des routes qui peuvent être bonne ou désastreuse, les villes arborent des immeubles neufs tout en couleur accolés à des maisons dévastées. On construit une fois mais on en fait pas d’entretien. A l’image de ces immenses parcs où l’herbe peut être haute de 50 cm. Ici la nature est maître. L’Ukrainien peut être très amical comme indifférent. Mais quand il est amical, c’est un vrai bonheur. Que ce soit de par son devoir, sa fonction ou tout simplement par amitié, il devient votre ange gardien, votre sauveur, celui qui fait que je suis encore là à vous poster cet article, celui qui fait que je suis encore dans l’aventure. Un grand merci au Major Alexander et aux soudeurs de Tatarbunary, à toute l’équipe de Kherson qui ont fait un beau boulot sur le Bullit et enfin, un grand merci à ces deux familles en bord de plage (Yarrik, Dacha, Julia, Tatiana, Serguei et Vladimir)

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