Le concept

Depuis l’invention de la bicyclette, un nombre incalculable d’aventuriers a choisi d’aller voir le monde à la force de leurs jambes. Synonyme de liberté et de lenteur, l’itinérance vélo permet de découvrir le monde au fil de la terre tout en partant à la rencontre de ses habitants. En selle sur la Petite Reine, on gagne en cœur et en muscle sans polluer ni consommer de carburant :  le mode de transport est sobre, mais il est surtout actif.

De l’engin mécanique à l’innovation électrique

L’arrivée des vélos à assistance électrique (VAE), équipés d’un moteur dans la roue ou au niveau du pédalier, a bouleversé un monde où la progression technologique ne semblait plus se faire que de façon marginale. Des personnes autrement éloignées du monde du vélo ont commencé à s’y intéresser : des vélotaffeurs à qui 15 kilomètres faisait soudain beaucoup moins peur, mais aussi des personnes sédentaires, âgées ou handicapées. Ce sont autant de personnes qui intègrent désormais la pratique cycliste dans leur vie alors que jadis, c’était compliqué, voire impossible pour eux. De nos jours, 40 % des vélo neufs vendus en France sont des VAE dont les deux tiers sont destinés à un usage urbain. Mais cette « révolution électrique » ne concerne plus seulement les villes. L’électrification s’étend graduellement aux vélos de loisir : les VTT, les vélos de route et les vélos tous chemins.

L’innovation amène avec elle son lot de questionnements bien légitimes. Le coût d’achat élevé demeure un frein important. Pour garder une bonne efficacité à l’énergie du cycliste, le poids de l’attirail électrique se doit d’être le plus léger possible, tout en demeurant assez robuste pour encaisser les chocs et les vibrations sur la durée. Quid des problématiques liées aux batteries au lithium, une ressource non-renouvelable et encore assez mal recyclée ? Les enjeux de sécurité routière ont rapidement poussé les autorités à limiter la vitesse et la puissance des VAE afin de bien les distinguer des autres véhicules motorisés.  Et quand bien même il ne faudrait pas d’énergie fossile pour faire avancer ces vélos, la question de la production de l’électricité se doit d’être posée…

Du soleil pour carburant…

C’est sur cette dernière question que le vélo solaire apporte des éléments de réponse. Et si le vélo incorporait dans son design de quoi produire sa propre énergie via des moyens renouvelables ? Non seulement l’autonomie kilométrique d’une telle machine serait infinie, mais on aurait aussi la certitude d’une énergie peu polluante, une fois les panneaux solaires fabriqués. Peut-être faudrait-il alors repenser la conception du vélo, afin d’optimiser le poids, la stabilité de la structure, l’exposition, le rendement et la durabilité des panneaux, la fiabilité mécanique…  Que de défis sur lesquels exercer la créativité du bricoleur, de l’inventeur !

Tuto : comment transformer son vélo classique en vélo solaire – extrait du reportage consacré par GEO Aventures au Sun Trip 2018. Dans les rayons du soleil, un article paru dans le magazine GEO Aventure n° 5 (janvier – mars 2019).

… jusqu’au soleil levant !

La meilleure façon de tester la robustesse, la fiabilité et l’efficacité de ces nouveau engins mus à l’énergie du quadriceps et du soleil, c’est d’en concevoir une grande variété et de les lancer sur les routes du monde.  Lequel sera le plus rapide ? Le plus robuste, le plus original ?

Le rallye-raid Sun Trip permet à une joyeuse bande de sportifs, de bidouilleurs et de baroudeurs de mesurer leurs montures à l’épreuve du terrain. Sur un parcours en itinéraire libre à l’image des grandes aventures sur mer ou dans les déserts, les participants parcourent toutefois ici, c’est un environnement humain : les routes, campagnes, villages et villes. Le vélo est propice à la rencontre humaine, et les engins électro-solaires n’y échappent pas, portant leurs panneaux solaires en ambassadeurs des énergies renouvelables et des mobilités alternatives.

< Galerie d’images de vélos solaires près de panneaux solaires ? >

À chaque participant son engin ! Le destrier solaire devra être adapté aux forces et faiblesses de chacun, mais aussi à l’itinéraire choisi et à ses routes plus ou moins capricieuses… Chacun devra être en mesure de se débrouiller seul ou au gré des rencontres, sans équipe de suivi ou d’assistance. Si l’engin tombe en panne au milieu du désert, il faudra trouver de quoi le réparer ou le rapatrier. Et s’il fallait souder une fourche en aluminium au beau milieu du Kazakhstan ? Comment ne pas craquer à la 45e crevaison au bord des routes chinoises ? Si les sportifs d’endurance semblent avoir une longueur d’avance, auront-ils une machine à la hauteur de leurs espérances ? Sauront-il obtenir de l’aide en cas de pépin majeur ? Cette immense liberté, c’est aussi de grandes responsabilités…

Dans cette épopée humaniste et joyeuse, chacun peut tenter sa chance : jeunes ou moins jeunes, baroudeurs expérimentés ou voyageurs en herbe, sportifs ou rêveurs, valides ou personnes en situation de handicap, les personnalités fortes et diverses des aventuriers sont la base du succès du concept auprès de son public.

Des challenges pour tous les publics

Pour répondre aux attentes de tous, le Sun Trip propose depuis la première édition différents types de challenges, dits facultatifs.

Celui qui fait le plus parler de lui sur les éditions internationales est certainement le « Challenge solaire » qui récompense les aventuriers les plus rapides, rechargeant leurs batteries uniquement grâce à l’énergie solaire. Au fil des éditions ce challenge verra ses gagnants venir froler les 300 km par jours de moyenne ! Raf Van Hulle (2013 et 2018) et Bernard Cauquil (2015) sont pour le moment les deux seuls vainqueurs de ce challenge.

L’autre grand challenge qui a fait l’histoire du Sun Trip est lié à la valorisation des talents de communications des aventuriers. Le prix du meilleur blogueur, selon l’intitulé initial, donne la possibilité au public de voter pour les aventuriers qui savent le mieux partager leur aventure. En 2013 le duo d’amis Stéphane Scotto di Cesare et Stéphane Briel étaient les premiers lauréats.  En 2015, c’est l’équipe Go4Ecomobility qui l’emporte. Plus récemment, c’est la doyenne Françoise Denel qui était la star de la communication pour nos suiveurs.

Les capacités en communication sont pris en compte dans le Prix du jury, challenge remporté par la Québécoise Anick-Marie Bouchard en 2013, avant d’évoluer au fil des années vers un challenge récompensant la polyvalence des aventuriers arrivant au bout. Béatrice Cazanave et Yannick Aspe l’emportaient ainsi en 2015, le jeune anglais Jack Butler en 2018.

A noter enfin le « prix coup de cœur », qui a existé en 2015 (Thomas Pollet) et en 2018 (Youssef El Haouass & Mohamed Said Jbari), pour saluer des performances autant qu’un état d’esprit.

Une édition internationale et des éditions régionales

Si c’est en faisant de lointaines contrées que le Sun Trip a démarré et fait le plus parler de lui à l’international, le succès de l’événement se décline depuis 2017 avec différentes éditions régionales, organisées en France.

Le Sun Trip Tour a ainsi été lancé en durant l’été 2017, autour de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un concept d’un tour de 15 jours, offrant un niveau d’assistance accrue, renouvelé en 2019. Ce concept régional permet d’associer un public plus large au grand rêve du Sun Trip.

A noter enfin la création d’édition régionale Corsica Sun Trip (en 2019) et Pirineos Sun Trip (prévu fin avril 2020 et reporté). Des événements d’une semaine, proposant un accueil chaque soir et qui fait primer la convivialité.

Une histoire à suivre.

 

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