Forum de la mobilité électrique

Forum de la mobilité électrique

Émission en direct de Lourdes – Forum de la Mobilité Électrique

Afficher l'image d'origineLors de la Green Parade de l’après-midi défilaient des véhicules électriques, voitures ou vélo… l’un d’entre eux, solaire « La Libellule » était conduit par Bernard CAUQUIL vainqueur du Suntrip 2015 et Professeur en automatisme et informatique industrielle à l’IUT de Tarbes. C’est avec ses étudiants qu’il a conçu et fabriqué sa « Libellule ».

L’interview de Bernard Cauquil réalisé lors du Forum de la Mobilité électrique à Lourdes le 17 décembre 2015 :
 

 

DSC_0557Au terme de 20 000 kms à travers l’Eurasie, The Pilgreens achève son périple à Lourdes ce 17 décembre 2015. Cette organisation non-gouvernementale a su éveiller les consciences, informer et transmettre la fibre électrique à un très large public. Cette initiative ambitieuse et innovante a été labellisée « COP 21 » par Ségolène Royal.

A cette occasion, un Forum de la Mobilité Electrique a été organisé en partenariat avec la Ville de Lourdes avec de nombreux partenaires : SDE65, Aquitaine Mobile Dream, Kia Automobiles via Eden Auto concessionnaire…

Ecoutez l’émission en direct du Palais des Congrès à Lourdes, ce jeudi 17 décembre avec :
Alain ABADIE, Élu chargé du Développement Durable à la Ville de Lourdes,  THE PILGREEN avec Rémy, Karen et Ludwig, les trois jeunes aventuriers,  Bruno ROUCH, Directeur du SDE 65,  Denis PROTAT de Aquitaine Mobile Dream.

Improbable rencontre au sommet de l’Aubisque avec Christine Aguettaz

Improbable rencontre au sommet de l’Aubisque avec Christine Aguettaz

Improbable rencontre au sommet de l’Aubisque avec Christine Aguettaz la Présidente de l’association « Sport, santé, solidarité, Savoie »

2015_08_16_aubisqueEn fin de matinée, alors que je venais de terminer l’ascension du col de l’Aubisque au guidon de la Libellule, qu’elle ne fut pas ma surprise d’être interpellé par Christine Aguettaz la présidente de l’association 4S. Elle avait participé à l’animation de la Conférence  sur le thème “sport et cancer” lors du départ du prologue le 30 mai à Chambéry.
Avec son mari et un ami elle vient de passer une semaine dans les Pyrénées pour s’entraîner en vue de la randonnée à vélo qu’elle organise avec son association fin septembre entre Chambéry et Sainte Marie de La Mer pour venir en aide aux femmes atteintes du cancer du sein.
Nous avons passé une petite heure à discuter vacances, vélo, Suntrip et à comparer les niveaux de difficultés des Cols Savoyards et Pyrénéens….
Les Savoyards s’apprêtaient à reprendre la route de Chambéry en fin d’après-midi. De mon côté, le soleil étant de la partie, j’ai enchaîné par la petite remontée vers le col du Soulor puis par le col de Spandelles depuis Ferrières avant de revenir vers Pau.

 

Bilan énergétique du Suntrip de la « Libellule »

J’ai profité du temps pluvieux qui s’est installé sur le Béarn depuis hier pour présenter le bilan énergétique de la « Libellule » sur ce Suntrip 2015.

Les données présentes dans le tableau correspondent aux mesures que j’ai relevées chaque jour. Ceci tant pour la consommation électrique du moteur, de son contrôleur et du Cycle Analyst utilisé pour le pilotage que pour la production d’énergie.

Concernant les consommations des périphériques, j’ai extrapolé soit à partir des données fournies par les fabricants (tablette Androïd, éclairages, Cycle Analyst utilisé pour mesurer la production d’énergie)soit à partir des mesures que j’ai pu réaliser dans mon atelier (Smartphone avec GPS activé et alimentations à découpage)

Sélection_397
Sur l’ensemble du parcours, je n’ai vidé la batterie qu’une seule fois, le troisième jour du parcours pour tenter de prendre le ferry pour Dures (limite basse que j’avais programmée sur le cycle analyst à 42,00 V).

Les autres soirs je me suis toujours arrêté avec un minimum de 60 % de charge afin de pouvoir repartir le lendemain matin très tôt et quelles que soient les conditions météo. J’ai fait en sorte de gérer ma consommation pour rester le plus souvent possible dans une fourchette comprise entre 40 % et 80 % de la charge de mes batteries. C’est  la zone où le rendement est le meilleur.

Les principaux réglages de mon CA :

Courant maxi : 10 A soit environ 500 W de puissance maxi que je n’ai jamais dépassé.
V min batterie  : 42,00 V
Rampe accélération : 1V/s
Rampe décélération : 2V/s

C’est sûr avec ces paramètres là ma Libellule n’accélère pas comme une Ferrari mais plutôt comme un solex. Avec le variateur Nuvinci, ce n’est pas un inconvénient, il suffit d’être un peu patient (une petite dizaine de secondes) pour atteindre la vitesse de croisière (entre 32 et 40 km/h sur terrain plat).

 

 

Auto-portrait

Auto-portrait

4Je ne suis plus tout jeune, j’ai 56 ans bien sonnés même si certaines âmes charitables me disent que je ne les parais pas.

Je ne suis pas un athlète de haut niveau, on l’aurait su depuis longtemps déjà, mais comme beaucoup de gens aujourd’hui, je pratique régulièrement des sports d’endurance.

Je ne suis ni un ingénieur,  ni un chercheur, ça aussi on le saurait depuis longtemps. Je me revendique plutôt Bricoleur de la façon dont le définit Claude Lévi Stauss dans « La pensée sauvage » : Celui qui d’une part entasse des objets de toutes sortes au fond de son garage avec l’idée qu’un jour ils serviront bien à quelque chose et d’autre part en détourne l’usage afin de créer un objet nouveau.

Je me suis décalé de ce qui existait jusqu’à ce jour, des modèles existants en matière de vélo électrique.

La libellule, fruit de mon imagination, vient de démontrer sur plus de 7000 km d’un parcours exigeant, semé d’embûches le potentiel de concept innovant. Avec un rendement moyen (tous type de terrains confondus) supérieur d’au moins 30 % aux autres modèles existants à ce jour : c’est à dire que pour une même puissance consommée,  je dispose à la roue de 30 % de plus que sur tous les autres vélos électriques commercialisés aujourd’hui. Dans des conditions de difficulté extrême, le gain est encore plus important.

2    1    11717396_316948288428897_2141283033305947195_o

Durant les nombreuses heures passées au guidon de ma Libellule, la rêverie a occupé une bonne place, mais j’ai aussi eu quelques moments de réflexion sur le concret de cette expérience que j’étais en train de vivre.

Si depuis le départ de ce Sun Trip 2015 je n’avais jamais pédalé, en m’appuyant uniquement sur l’énergie récupérée du soleil, je serais en Cappadoce en ayant parcouru  au moins 4000 km avec les mêmes conditions météo que celle que j’ai rencontrées durant ces 25 jours… Hier, en guise de vérification, j’ai volontairement parcouru ma dernière étape longue de 168 km sans donner le moindre coup de pédale,  uniquement avec le moteur : vitesse moyenne 30 km/h. Certes, il faisait beau et la route était plate mais, cerise sur le gâteau,  à l’arrivée mes batteries étaient entièrement chargées, n’ayant pas pu consommer toute ma production. J’aurais pu parcourir 100 km de plus… C’est une réalité, pas une projection : belle démonstration ?

Si j’ai pu fabriquer la Libellule conformément à mon imagination, je le dois tout d’abord à Van Khai N’Guyen (EZEE Suisse) qui, sur un simple courriel de 15 lignes, a cru tout de suite à mon concept  (« c’est décalé,  c’est intéressant »). Il m’a apporté les premières aides matérielles et m’a mis en contact avec la société « Clean Fizz » pour la partie photovoltaïque et avec la maison mère d’EZEE Bike à Shanghai. L’IUT de TARBES a assuré la logistique et le Credit Mutuel Enseignant en récompensant ce projet dans le cadre du concours « C’est mieux Ensemble », contribuant ainsi à une part importante du financement.

Je n’oublie pas non plus la famille, mes garçons,  les potes et les potesses, les collègues qui ont soutenu cette formidable épopée.

11219554_316948248428901_7100805058773147362_o

11703404_316644281792631_7108396306131112732_o

1er Juillet – Dernier Bivouac

Dernier bivouac sur ce Suntrip à la sortie de Vérone après 335 km au travers de la Slovénie et de L’Italie. Plus que 150 km pour rallier l’Expo Gate à Milan. Un pincement au coeur à la fin d’une si belle aventure. Pour le reste j’ai du mal à réaliser ce que j’ai fait…
Est-ce un rêve ou la réalité ?

30 juin – Coffee Break avec Andy

Coffee Break avec « Enthusiast ANDY » en Slovenie :

Voici ses mots : « Meeting with the leader at the The Sun Trip 2015 – Benard Cauquil through Slovenia, it is time for a coffee break. I had the privilege to meet with sportsmen as is Berbard. Andrej from Slovenia »

S’en est suivie une soirée tour de manège pour petits et grands en Slovénie :

28 juin – Pluie et accueil chaleureux

Non, j’ai pas disparu…. Arrivé en Croatie après une très dure journée. Matinée sous. Le crachin jusqu’à Belgrade. Heureusement que hier je me suis arrêté les batteries chargées au taquet. Après midi guère mieux avec alternance d’averses orageuses et d’éclaircies. 265 km et la plus faible consommation/km depuis le début (un peu moins de 5 W/km) avec du vent de face. Je suis épuisé mais heureux.
Allez douche, bières et manger.
A toute à l’heure pour la suite.

Après avoir planté ma tente dans la cour de l’école d’un petit village de Serbie, j’ai la surprise d’entendre parler Français. La personne qui habite en face de l’école a vécu 35 ans à Paris. Elle me propose de prendre la douche chez elle. Ensuite autour de bières Serbes nous refaisons le monde jusqu’à une heure avancée.

26 juin – Averses et vent de face

Le refrain de la journée, successions d’averses et pas des petites , vent de face et le froid. J’ai roulé avec le coupe-vent toute l’après-midi.

Aujourd’hui le soleil avait posé son jour de congé.
Un aperçu de la route nationale qui conduit à Sofia. C’était la portion la plus pourrie, j’ai préféré le faire à pied. Certaines ornières font plus de 20 cm de profondeur. A partir de Sofia ça va bcp mieux.

Lors d’une pause « averse » je me suis retrouvé chez un Albanais passionné de chopper japonais.

Passage de la frontière entre Bulgarie et Serbie. Il n’y a pas foule. La Serbie n’est tj pas dans la communauté européenne

 

Bulgarie, état des routes, trafic, itineraire

Quelques infos utiles :

Pour le passage de la frontière,  ne pas se fier au GPS mais depuis Edirne suivre les panneaux jaunes « BULGARISTAN »

Ecouter les conseils de la police à la douane qui vous envoie sur la 4 voies/autoroute jusqu’à ce qu’elle se termine (environ 75 km) il n’y a pas de circulation mais attention aux trous sur certaines portions.

Ensuite pendant 140 km c’est la galère.  La nationale n’est plus entretenue,  les bas côté sont défoncés et les camions subitement très nombreux nous frolent.

Certes, j’avais bcp de vent de face mais c’est tout plat et j’ai mis 6 h pour faire 100 km.

La police m’a à nouveau conseillé l’autoroute. J’ai pas tout compris mais ils considerent nos vélos comme des engins encombrants à moteur qui devraient rouler au moins à 50 km/h sur les nationales !!!! Pour ne pas gener la circulation.

Sauf que la fameuse autoroute est en travaux, ça ne roule que sur une voie donc impossible pour nous et nos vélos. J’ai donc un peu « jardiné » avec le GPS.

Je vous conseille mon itinéraire pour les 50 derniers km Pazardjik-Kostenets. Enfin une route correcte sans trop de camions. A Kostenets, rentrer dans le centre, hotel très correct avec parking qui ferme à clef.  La mamies qui tient le lieu est hyper sympa, ils ont de l’excellent vin rouge et le prix très modique à 14 € la nuit.

En route pour la Serbie

23 juin – Station service vers Erdek pour rejoindre Tekirdag en Ferry

Campement sous le auvent da la station service, une autre famille avait fait comme moi cette nuit. Il ne fait pas beau mais je devrais avoir assez de batterie pour rejoindre le port… De l’autre côté il pleut aussi apparemment…

 

Arrivé sur le port d’ Erdek, le bateau pour Tekirdag part dans 4 h 00. Je vais essayer de trouver de quoi me laver, j’ai fait les 40 premiers km sous la pluie.
J’ai pas encore déjeuné, l’occasion de me faire un bon petit déj. Peut être trouverais je même de la bière !

J’ai trouvé les acides aminés essentiels :

Ça y est, je quitte Erdek pour Tekirdag. Je reviendrai très vite en Turquie cette fois-ci en mode découverte.
Pour tous les autres, à priori il n’y a plus de liaison depuis Bandirma. Il faut aller au petit port D’Erdek. C’est très joli. Pour connaître le nombre de ferry quotidien et les horaires, c’est folklorique. Je devais partir à 13 h puis décalé à 17h30 pour finalement partir à 16 h00. Il vaut mieux rester près du port…

Sur le ferry je prends un cours de cemal aksoy avec 1 des membres de l’équipage.

Arrivée à Tekirdag avec le coucher du soleil sur la mer… Le beau temps va peut être revenir pour de bon.

22 juin – Arrêté par la tempête

Arrêté par la tempête à 60 km de Bandirma. Des rafales de vents impressionnantes. Je pense à plus de 100 km/h par moment. Pas évident de m’arrêter dans de pareilles conditions avec la Libellule. Longs moments d’angoisse jusqu’à ce qu’une petite station service se profile au bord de la route. Technique voile pour éviter la chute, je profite de l’espace du parking pour me caler vent debout et pouvoir poser pied à terre sans risquer de tomber…. Abordage réussi, sacrément soulagé. Ça a pas l’air de vouloir s’arrêter, je sens bien un bivouac ici.

 

 

21 juin – Course contre les orages en direction d’Ankara

Coup d’oeil dans le rétro, au moins pour ce matin les orages sont derrière moi.

En route pour Ankara, j’ai pas choisi l’itinéraire le plus beau à cause des orages. Pour les suivants je crois qu’il vaut mieux prendre la route plus au sud, près du lac salé. En plus c’est monte/descend tout le temps avec des pourcentages qui ne font pas rigoler.

6 km de piste bien défoncée pour éviter l’autoroute à Ankara. Quelques rizières et beaucoup d’oiseaux. Et ça monte toujours….
Sinon ce soir c’est camping sur le parking du restau où j’ai mangé :

11 Juin – Péripéties et repos luxueux bien mérité

11 Juin – Péripéties et repos luxueux bien mérité

Réveil ensoleillé ce matin, au milieu de quelques ruines :

Fallait bien que ça arrive, 1 crevaison en plein col suite à un nid de poule géante. Record de dénivelé depuis le début du Suntrip: 3200 m. Heureusement qu’avec l’altitude et le soleil je récupérait 400 Wh en moyenne entre 11h00 et 15h00

 

Arrivée le soir avec l’envie de recharger les batteries humaines. J’ai déniché l’endroit idéal que je recommande à tous : l’hôtel Alpha à Edessa (il est indiqué sur Osmand).

 

La libellule a même eu le droit de dormir au chaud, dans le hall en marbre !

Après un accueil pareil et un déjeuner de ce genre, mes batteries sont rechargées et me voilà prêt à repartir !

 

Miracle à Bari

Miracle à Bari

Miracle à Bari.
Vers 17 h 00 retour de Gaetano sur son scooter avec ma roue et 32 rayons en 2,5 mm de diamètre. Record battu pour rayonner 1 roue : moins d’1 heure. En prime révision générale de la Libellule.


Le tout pour un prix défiant toute concurrence.
Avec le recul, certainement une chance d’avoir raté le ferry hier soir…
Ce soir c’est tout bon, je suis avec Eric sur le bateau jaune et Raf est avec Florian sur le bateau bleu. Même sur l’eau la course continue ! Rdv à Durres demain matin pour de nouvelles aventures.

Bari : infos techniques

Tout d’abord, je rattrape mon retard de publications techniques :
06/06/2015
230 km – consommation : 1624 Wh – production :1437 Wh (7 Wh/km)
07/06/2015
360 km – consommation : 2168 Wh – production :2235 Wh (7 Wh/km)
08/06/2015
368 km – consommation : 2138 Wh – production :1465 Wh (5,8 Wh/km)

11412334_926689394055385_8503330086928492068_n

11203001_926689217388736_4140079576568634322_n

 

 

 

 

 

 

 

La suite de ma journée à Bari un peu plus tard avec bonne connexion

Première étape à Bologne

Première étape à Bologne

Première étape à Bologne pour refaire le plein de glucides et d’acides aminés essentiels.

Etape à Bologne

 

Infos techniques du 06/06/2014 :
Consommation : 1624 Wh
Énergie récupérée : 1437 Wh
Consommation : 7 Wh/km

Apres quelques 160 km depuis le depart de St Jean de Maurienne nous voici à Turin. Belle étape de montagne sous le soleil avec un passage par le col du Mont Cenis qui culmine à plus de 2000 m. Impessionantes rafales de vent au sommet, la « Libellule » à bien supporté.

Quelques chiffres : 160 km – 1800 m de dénivelé positif

Consommation 1280 Wh soit : 8,8 Wh/km

Energie récupérée : 1480 Wh