Forum de la mobilité électrique

Forum de la mobilité électrique

Émission en direct de Lourdes – Forum de la Mobilité Électrique

Afficher l'image d'origineLors de la Green Parade de l’après-midi défilaient des véhicules électriques, voitures ou vélo… l’un d’entre eux, solaire « La Libellule » était conduit par Bernard CAUQUIL vainqueur du Suntrip 2015 et Professeur en automatisme et informatique industrielle à l’IUT de Tarbes. C’est avec ses étudiants qu’il a conçu et fabriqué sa « Libellule ».

L’interview de Bernard Cauquil réalisé lors du Forum de la Mobilité électrique à Lourdes le 17 décembre 2015 :
 

 

DSC_0557Au terme de 20 000 kms à travers l’Eurasie, The Pilgreens achève son périple à Lourdes ce 17 décembre 2015. Cette organisation non-gouvernementale a su éveiller les consciences, informer et transmettre la fibre électrique à un très large public. Cette initiative ambitieuse et innovante a été labellisée « COP 21 » par Ségolène Royal.

A cette occasion, un Forum de la Mobilité Electrique a été organisé en partenariat avec la Ville de Lourdes avec de nombreux partenaires : SDE65, Aquitaine Mobile Dream, Kia Automobiles via Eden Auto concessionnaire…

Ecoutez l’émission en direct du Palais des Congrès à Lourdes, ce jeudi 17 décembre avec :
Alain ABADIE, Élu chargé du Développement Durable à la Ville de Lourdes,  THE PILGREEN avec Rémy, Karen et Ludwig, les trois jeunes aventuriers,  Bruno ROUCH, Directeur du SDE 65,  Denis PROTAT de Aquitaine Mobile Dream.

Improbable rencontre au sommet de l’Aubisque avec Christine Aguettaz

Improbable rencontre au sommet de l’Aubisque avec Christine Aguettaz

Improbable rencontre au sommet de l’Aubisque avec Christine Aguettaz la Présidente de l’association « Sport, santé, solidarité, Savoie »

2015_08_16_aubisqueEn fin de matinée, alors que je venais de terminer l’ascension du col de l’Aubisque au guidon de la Libellule, qu’elle ne fut pas ma surprise d’être interpellé par Christine Aguettaz la présidente de l’association 4S. Elle avait participé à l’animation de la Conférence  sur le thème “sport et cancer” lors du départ du prologue le 30 mai à Chambéry.
Avec son mari et un ami elle vient de passer une semaine dans les Pyrénées pour s’entraîner en vue de la randonnée à vélo qu’elle organise avec son association fin septembre entre Chambéry et Sainte Marie de La Mer pour venir en aide aux femmes atteintes du cancer du sein.
Nous avons passé une petite heure à discuter vacances, vélo, Suntrip et à comparer les niveaux de difficultés des Cols Savoyards et Pyrénéens….
Les Savoyards s’apprêtaient à reprendre la route de Chambéry en fin d’après-midi. De mon côté, le soleil étant de la partie, j’ai enchaîné par la petite remontée vers le col du Soulor puis par le col de Spandelles depuis Ferrières avant de revenir vers Pau.

 

Bilan énergétique du Suntrip de la « Libellule »

J’ai profité du temps pluvieux qui s’est installé sur le Béarn depuis hier pour présenter le bilan énergétique de la « Libellule » sur ce Suntrip 2015.

Les données présentes dans le tableau correspondent aux mesures que j’ai relevées chaque jour. Ceci tant pour la consommation électrique du moteur, de son contrôleur et du Cycle Analyst utilisé pour le pilotage que pour la production d’énergie.

Concernant les consommations des périphériques, j’ai extrapolé soit à partir des données fournies par les fabricants (tablette Androïd, éclairages, Cycle Analyst utilisé pour mesurer la production d’énergie)soit à partir des mesures que j’ai pu réaliser dans mon atelier (Smartphone avec GPS activé et alimentations à découpage)

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Sur l’ensemble du parcours, je n’ai vidé la batterie qu’une seule fois, le troisième jour du parcours pour tenter de prendre le ferry pour Dures (limite basse que j’avais programmée sur le cycle analyst à 42,00 V).

Les autres soirs je me suis toujours arrêté avec un minimum de 60 % de charge afin de pouvoir repartir le lendemain matin très tôt et quelles que soient les conditions météo. J’ai fait en sorte de gérer ma consommation pour rester le plus souvent possible dans une fourchette comprise entre 40 % et 80 % de la charge de mes batteries. C’est  la zone où le rendement est le meilleur.

Les principaux réglages de mon CA :

Courant maxi : 10 A soit environ 500 W de puissance maxi que je n’ai jamais dépassé.
V min batterie  : 42,00 V
Rampe accélération : 1V/s
Rampe décélération : 2V/s

C’est sûr avec ces paramètres là ma Libellule n’accélère pas comme une Ferrari mais plutôt comme un solex. Avec le variateur Nuvinci, ce n’est pas un inconvénient, il suffit d’être un peu patient (une petite dizaine de secondes) pour atteindre la vitesse de croisière (entre 32 et 40 km/h sur terrain plat).

 

 

Auto-portrait

Auto-portrait

4Je ne suis plus tout jeune, j’ai 56 ans bien sonnés même si certaines âmes charitables me disent que je ne les parais pas.

Je ne suis pas un athlète de haut niveau, on l’aurait su depuis longtemps déjà, mais comme beaucoup de gens aujourd’hui, je pratique régulièrement des sports d’endurance.

Je ne suis ni un ingénieur,  ni un chercheur, ça aussi on le saurait depuis longtemps. Je me revendique plutôt Bricoleur de la façon dont le définit Claude Lévi Stauss dans « La pensée sauvage » : Celui qui d’une part entasse des objets de toutes sortes au fond de son garage avec l’idée qu’un jour ils serviront bien à quelque chose et d’autre part en détourne l’usage afin de créer un objet nouveau.

Je me suis décalé de ce qui existait jusqu’à ce jour, des modèles existants en matière de vélo électrique.

La libellule, fruit de mon imagination, vient de démontrer sur plus de 7000 km d’un parcours exigeant, semé d’embûches le potentiel de concept innovant. Avec un rendement moyen (tous type de terrains confondus) supérieur d’au moins 30 % aux autres modèles existants à ce jour : c’est à dire que pour une même puissance consommée,  je dispose à la roue de 30 % de plus que sur tous les autres vélos électriques commercialisés aujourd’hui. Dans des conditions de difficulté extrême, le gain est encore plus important.

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Durant les nombreuses heures passées au guidon de ma Libellule, la rêverie a occupé une bonne place, mais j’ai aussi eu quelques moments de réflexion sur le concret de cette expérience que j’étais en train de vivre.

Si depuis le départ de ce Sun Trip 2015 je n’avais jamais pédalé, en m’appuyant uniquement sur l’énergie récupérée du soleil, je serais en Cappadoce en ayant parcouru  au moins 4000 km avec les mêmes conditions météo que celle que j’ai rencontrées durant ces 25 jours… Hier, en guise de vérification, j’ai volontairement parcouru ma dernière étape longue de 168 km sans donner le moindre coup de pédale,  uniquement avec le moteur : vitesse moyenne 30 km/h. Certes, il faisait beau et la route était plate mais, cerise sur le gâteau,  à l’arrivée mes batteries étaient entièrement chargées, n’ayant pas pu consommer toute ma production. J’aurais pu parcourir 100 km de plus… C’est une réalité, pas une projection : belle démonstration ?

Si j’ai pu fabriquer la Libellule conformément à mon imagination, je le dois tout d’abord à Van Khai N’Guyen (EZEE Suisse) qui, sur un simple courriel de 15 lignes, a cru tout de suite à mon concept  (« c’est décalé,  c’est intéressant »). Il m’a apporté les premières aides matérielles et m’a mis en contact avec la société « Clean Fizz » pour la partie photovoltaïque et avec la maison mère d’EZEE Bike à Shanghai. L’IUT de TARBES a assuré la logistique et le Credit Mutuel Enseignant en récompensant ce projet dans le cadre du concours « C’est mieux Ensemble », contribuant ainsi à une part importante du financement.

Je n’oublie pas non plus la famille, mes garçons,  les potes et les potesses, les collègues qui ont soutenu cette formidable épopée.

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23 juin – Station service vers Erdek pour rejoindre Tekirdag en Ferry

Campement sous le auvent da la station service, une autre famille avait fait comme moi cette nuit. Il ne fait pas beau mais je devrais avoir assez de batterie pour rejoindre le port… De l’autre côté il pleut aussi apparemment…

 

Arrivé sur le port d’ Erdek, le bateau pour Tekirdag part dans 4 h 00. Je vais essayer de trouver de quoi me laver, j’ai fait les 40 premiers km sous la pluie.
J’ai pas encore déjeuné, l’occasion de me faire un bon petit déj. Peut être trouverais je même de la bière !

J’ai trouvé les acides aminés essentiels :

Ça y est, je quitte Erdek pour Tekirdag. Je reviendrai très vite en Turquie cette fois-ci en mode découverte.
Pour tous les autres, à priori il n’y a plus de liaison depuis Bandirma. Il faut aller au petit port D’Erdek. C’est très joli. Pour connaître le nombre de ferry quotidien et les horaires, c’est folklorique. Je devais partir à 13 h puis décalé à 17h30 pour finalement partir à 16 h00. Il vaut mieux rester près du port…

Sur le ferry je prends un cours de cemal aksoy avec 1 des membres de l’équipage.

Arrivée à Tekirdag avec le coucher du soleil sur la mer… Le beau temps va peut être revenir pour de bon.

Bari : infos techniques

Tout d’abord, je rattrape mon retard de publications techniques :
06/06/2015
230 km – consommation : 1624 Wh – production :1437 Wh (7 Wh/km)
07/06/2015
360 km – consommation : 2168 Wh – production :2235 Wh (7 Wh/km)
08/06/2015
368 km – consommation : 2138 Wh – production :1465 Wh (5,8 Wh/km)

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La suite de ma journée à Bari un peu plus tard avec bonne connexion

Le pré-départ de l’IUT de Tarbes

Le pré-départ de l’IUT de Tarbes

Quelques images de la manifestation organisée par l’IUT de Tarbes pour fêter mon départ pour ce Suntrip 2015. Moment de convivialité partagé avec mes compères Bigourdans Béatrice et Yannick, participants eux aussi à cette édition.
Une façon aussi de remercier tous les partenaires du projet : Les étudiants, les collègues, les représentants de l’IUT, du Lycée Jean Dupuy, du Crédit Mutuel Enseignant et de la société Ezee Suisse qui avaient fait le déplacement pour l’occasion.

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J’imagine mon itinéraire-14 janvier 2015

J’imagine mon itinéraire-14 janvier 2015

Le départ se rapproche. A ce jour, il nous reste 4 mois et 22 jours pour peaufiner notre préparation, voir de s’y mettre! Mais il y a des facettes du voyage qui doivent être réglé bien avant le départ. C’est le cas du choix de l’itinéraire.

L’organisation nous à prévu plusieurs points de passage obligatoire. Ces villes étapes nous donnent le choix de deux options de trajet. Soit nous choisissons de passer au nord de la Mer Noir par Kiev en Ukraine, soit au sud par Ankara en Turquie. La ville étape suivant est Atyraou en entrant au Kazakhstan puis Qyzylorda, ville au Sud du Kazakhstan nous obligeant de rejoindre Astana, arrivée du Sun Trip par 1000 kilomètres de pistes annoncées.

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Mon choix c’est porté sur l’itinéraire du nord pour plusieurs raisons très simple. La première est une question de cœur. Traverser de nouveau l’Europe de l’est pour toutes ses différentes cultures et l’accueille des gens. La deuxième raison est du fait d’un relief moins important à traverser. N’étant qu’un cycliste de la dernière pluie, je m’imagine beaucoup moins traverser les reliefs Turques. La troisième est que j’imagine qu’au nord il fait moins chaud; un Lillois préfère un peu de fraicheur que je sais qu’il faudra oublier une fois le morceau des steppes entamé.

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Cet itinéraire une fois choisi, ne peut que très peu évoluer. Je ne dévirai pas de plus de 100 kilomètres de la ligne tracée pour le moment, d’abord parce que le passage par les villes étapes est obligatoire mais surtout parce qu’il faut prévoir deux visas d’entrée en Russie et au Kazakhstan. Ces visas sont pris à des dates qu’il faut choisir en fonction de notre itinéraire théorique. Prendre trop de retard pourrai compromettre définitivement l’entrée dans un de ses pays et mettre fin au Sun Trip.

C’est ainsi que je vous propose ce tableau qui indique mon temps de parcours au plus rapide et au plus lent. le choix des dates de visas tiennent compte de ces différents rythme d’avancer afin de ne pas attendre à la frontière ou de ne pas la passer.

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Site Thomas Pollet /ALTERMOVE SOLEX Ride

2014, OU COMMENT PASSE UNE ANNÉE DE PRÉPARATION AU SUN TRIP 2015

2014, OU COMMENT PASSE UNE ANNÉE DE PRÉPARATION AU SUN TRIP 2015

 

Quand au mois de mai 2014, Florian m’annonça que l’organisation me sélectionnait pour participer au Sun Trip, je fus bien sur plus qu’heureux, mais ce n’était pour moi qu’une étape dans une préparation qui a commencé un peu après le Sun Trip 2013 et qui finira au moment du départ.

Un projet comme le Sun Trip j’en avais déjà réalisé un, quand je suis rentré du Vietnam en Moto biélorusse. Il me tardait de recommencer tant le voyage prend son sens aussi dans sa préparation.

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Je fais réellement le rapprochement avec mon métier d’architecte. Construire un bâtiment, de la phase de chantier qu’on voit tous quand les volumes sortent de terre jusqu’à le voir habiter, n’est que l’aboutissement de plusieurs mois, voir plusieurs années d’études, de recherches, de consultations, de budgétisation, de rencontres qui nous ferons faire d’une idée, une réalité.

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C’est donc une année 2014 qui se termine et qui fut riche. Il a fallu se donner les moyens de convaincre tout le monde, en commençant par les membres de l’organisation du Sun Trip. Depuis déjà 2013, je constituais un dossier de présentation pour ma candidature. Déjà avant la sélection j’avais ouvert une page Facebook, j’avais commencé envoyé mon dossier à la presse locale qui donna lieu à plusieurs reportages et articles. Il me fallait avancer dans la préparation dès le début pour ne pas perdre de temps. Un tel projet en demande. Ainsi, armé de ces quelques bases de communication, de cette motivation affichée, avec déjà quelques partenaires partant pour l’aventure, tel que Canopée et Poil aux Dents, Florian et les membres de l’organisation m’annoncèrent que je serais de l’aventure.

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Très rapidement, les choses étant concrètes, il me fallait trouver des partenaires, ceux qui, n’étant pas un spécialiste du vélo électrique solaire, me le concevraient et le construiraient. Olivier Lourdel, directeur général de Altermove, répondit très vite à ma proposition de partenariat. Il est vrai qu’Altermove se retrouvait dans les valeurs du Sun Trip. N’étant pas constructeur, l’idée était qu’ils aillent chercher un partenaire associé parmi leurs fournisseurs et fabricants de VAE. La surprise fut de taille quand Olivier m’annonça que Solex, la plus que très célèbre marque de vélo moteur reconvertie depuis les années 2000 dans le vélo électrique, était de l’aventure. La deuxième surprise était qu’une filière de Solex avait déjà conçu notamment pour les entreprises et les collectivités locales des modules de recharge pour VAE par panneaux solaires. Quand je raccrochais le téléphone, je comprenais, heureux et rassuré, que j’avais théoriquement un vélo solaire pour partir vers Astana. C’était en tout cas le début d’une collaboration qui devait aboutir à cela.

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Pendant ce temps, après une rencontre à Bourget-du-Lac entre les premiers participants au Sun Trip 2015, une famille commençait à se construire. Cette aventure, cette préparation a commencé à nous faire sentir dans le même bateau. Les réseaux sociaux nous permettent ainsi de suivre notre avancement, un forum mis à notre disposition nous permet de partager nos informations sur la technique, le voyage, les itinéraire, le matériel, etc., (le forum est en partie seulement accessible à tous). Les différents échanges de mail avec l’organisation et les participants font avancer le projet et nous sommes jour après jour de plus en plus concernés par le départ qui approche. De mon coté, je rencontre Eric Morel de temps en temps; il se trouve qu’il vie et travaille à deux pas de chez ma mère que je vais voir régulièrement dans l’Oise. Encore une fois, c’est à travers la préparation du Sun Trip que nous nous sentons appartenir à une famille qui bientôt vivra une aventure exceptionnelle.

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La préparation c’est bien sur aussi l’entrainement physique. Il se trouve que je m’embarque dans une discipline sportive que je ne connais pas… Pas le choix, il m’a fallu rouler en vélo. Je remercie particulièrement mon ami Matthieu qui partant vivre en Guadeloupe et n’y emmenant pas son vélo, me le prête aujourd’hui pour mon entrainement, puisque je n’avais pas réellement pratiqué le depuis le collège… il y a 20 ans. J’exagère surement un peu, mais on n’est pas loin de la vérité. Depuis j’ai parcouru quelques kilomètres formateurs, même si je ne ferai jamais la distance de Béatrice et Yannick, un charmant couple participant à l’aventure, qui cet été a roulé 5000 kilomètres. Je sens que de toute façon, moteur électrique ou pas, soleil ou pas, il me faudra voir partir certains de mes camarades devant, que je ne retrouverai qu’à Astana, voir à une éventuelle future rencontre d’ancien combattant de la steppe, à notre retour en France. En attendant je suis équipé pour affronter l’hiver du NOOORD, mais il faut avouer que tout ceci est facilité par le paysage de notre plat pays. Je crains d’ailleurs la traversée des Alpes pendant le prologue de Chambéry à Milan…

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Je me suis aussi fixé au départ d’apprendre des rudiments de Russe. Il faut dire que plus de la moitié du trajet se passe en territoire un minimum russophone. En effet j’ai décidé depuis longtemps de passer par le nord, c’est à dire par l’Ukraine et non par la Turquie qui est une deuxième option d’itinéraire. Peut être j’expliquerai dans un autre article ce choix personnel. Concrètement j’ai une méthode assimile. Cette méthode est simple: faire des exercices tous les jours. Autant vous dire que je n’y suis pas. Peut être n’en ai je pas fais une priorité. Aujourd’hui, il est vrai qu’entre mon métier, ma famille et la préparation indispensable au Sun Trip, j’ai mis cet apprentissage de coté. Ce que je sais d’expérience, c’est que même sans parler une langue, on peut toujours réussir à traverser un pays en ayant des échanges inoubliables. Peut être perd on quelque chose ?

Itinéraire Sun Trip Thomas Pollet

Nous voici en 2015. Le projet avance bien. Depuis quelques mois je suis en correspondance constante avec un responsable de Solex et Altermove pour voir sortir de leurs ateliers un vélo que je pourrai tester d’ici fin février. Mon budget global n’est pas encore bouclé et très rapidement je repartirai à la recherche de sponsors. Quand ils verront le vélo, comment pourront-ils ne pas être séduits pas tant de valeurs exprimés dans ce projet qu’est le Sun Trip. C’est pourquoi je remercie tous ceux qui ce sont engagés dans cette aventure depuis le départ, quelque soit la hauteur de leur contribution. Je me dois pour eux, c’est pour cela aussi que j’ai choisi d’avoir des partenaires, d’arriver au bout. Ils seront autant d’éléments moteurs sur le chemin d’Astana.

2014 était une année riche d’expériences et de rencontres, 2015 sera je l’espère une année incroyable grâce au Sun Trip.

Bonne année 2015 à tous, que vos projets se réalisent, qu’ils vous amènent sur le chemin de vos rêves.

 Site Thomas Pollet /ALTERMOVE SOLEX Ride

PREMIER SUNTRIP ET HANDICAP

 

 

Le Suntrip a permis de mettre en valeur les performances de sportifs valides.

Quelle est la place du handicap dans tout ça?!.

Certains pourraient penser qu’il n’ a pas sa place ou même veulent l’ignorer.

Sans obligation systématique et récurrente de communiquer sur l’entraide et la solidarité.

Le quotidien d’une personne en situation de handicap est déjà bien assez compliqué en restant chez soi , alors partir en vélo solaire… Il est bien compréhensible que chacun s’interroge. 

Cependant , les résultats parlent d’eux mêmes:

–  Cédric Vinatier (bras non valide)  en route pour Astana  et de réussir son SUNTRIP après d’énormes efforts .

Juste imaginer que lorsqu’il change un pneu il le fait avec un bras , avec toute l’ingéniosité qu’il faut déployer ! .

Essayez donc?…

Dragon bike
Dragon bike

–  Sylvain Machefert (Malvoyant et plus) qui après bien des déboires et des péripéties s’est retrouvé seul face a la route et a du s’adapter sublimement et a fait le choix courageux de repartir en direction de la France en visitant certains pays comme la Turquie, la Gréce, la Crête…

Essayez donc aussi avec des lunettes ne laissant qu’un minuscule trou pour voir…

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–  Moi même jusqu’en Ukraine aux portes d’Odessa en handbike, près de 3000 kms. Après de multiples péripéties d’accompagnements, aux terribles efforts d’adaptations physiques après de nombreux « transferts sauvages », d’adaptations psychiques et morales a tous.

Essayez donc mon handbike simplement dans le col du Petit Sant Bernard après 100 kms… 

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comment faire pour descendre = mal de dos pour Guillaume Buezelin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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comment faire pour ne pas tomber
comment faire pour ne pas tomber

 

Compliqué de faire la route seul , même si l’envie et la force est là,tellement l’engagement et les distances sont importants.

Même certains valides l’on éviter , alors pensez vous nous….

Quel niveau de contraintes répétitives un valide peut-il accepter, supporter en faisant la route avec une personne handicapé au détriment de sa propre aventure.

Si tel est le cas il y a bien un prix a payer!. lequel? Celui de l’autonomie de chacun?.

Ce premier SUNTRIP aura été un bon premier coup d’essai. 

a bientôt pour un prochain SUNTRIP.

A bientôt pour de nouvelles aventure
A bientôt pour de nouvelles aventure

 

Zoom d’Ici : interview et vidéo

Zoom d’Ici : interview et vidéo

8 000 kilomètres en vélo solaire, parution le 17 mai 2013 sur www.zoomdici.fr.

Vous l’avez peut-être déjà croisé sur le bassin du Puy sur son tricycle couché et abrité de panneaux solaires : le ponot Sylvain Machefert a conçu lui même ce véhicule et va participer au mois de juin au Sun Trip, un challenge reliant la France au Kazakhstan en vélo solaire… Lire l’article

Le trike électro-solaire : comment ? Pourquoi ?

Le vélo…

J’ai pratiqué le tandem en équipe Handisport pendant quelques années. J’aimais bien, mais à force l’ambiance compétition, les balades, euh pardon, les entraînements… ça gâche le plaisir de rouler. Et puis mon kiné m’a dit qu’à force de faire de la danseuse je me bousillais les genoux. C’est d’ailleurs à cause de ça que je ne danse plus dans les bals folk ou les discothèques (sauf après 3 grammes).

Donc arrêt brutal suite aux conseils du kiné et à simultanément un clash au sein du club.

Et pendant environ 10 ans, je n’ai RIEN fait ! Enfin si, de la musique, et courir après les bus qui roulent forcément plus vite lorsqu’on leur court après qu’une fois qu’on est assis dedans.

En 2006, cela fait 3 ans que j’habite au Puy-en-Velay, je rencontre ENFIN des musiciens qui deviennent vraiment mes potes. Ils n’habitent pas tous la ville et l’idée me trotte dans la tête de trouver un moyen de locomotion pour les rejoindre quand ils organisent une bringue à 20 kilomètres, et puis découvrir la Haute-Loire. Je ne peux passer le permis à cause de ma faible vision.

En 2007, au hasard de mes recherches je trouve le Segway, ça va pas vite, pas loin, et ça coûte les 2 bras ! Par hasard, je tombe sur la page Tricycle couché de l’encyclopédie Ekopedia.

Au hasard de mes recherches gougueulesques, grâce à Ekopedia, je découvre le forum du Vélorizontal. Je fais partie aujourd’hui de l’équipe d’administration de ce forum.

Je suis séduit par les avantages du tricycle couché, notamment :

  • le confort (on est comme dans un fauteuil)
  • capacité de chargement
  • pas d’équilibre à gérer, stress en moins !
  • sensations de glisse/karting
  • les voitures doublent large, ah s’ils le disent…! C’est vrai qu’en tandem quand on se fait doubler par un camion, c’était pétoche++

Un essai chez On Avance, à Montpellier m’a conqui.

Les avantages annoncés ne ce sont pas démentis, c’est vraiment un vélo de voyage, et au quotidien il se défend bien. Depuis l’automne 2011, pour les micro-déplacements et un travail 100% musculaire, je me suis mis à la trottinette de sport Footbike, très pratique en ville.

…électrique

Souhaitant me remettre doucement au sport, et préserver mes genoux et chevilles, je l’ai doté d’une assistance électrique BionX.

À la longue, le BionX s’est avéré faiblard en voyage chargé, et ses défauts de conception, et la rencontre par pur hasard de Guillaume Devot de Déclic-Éco, m’ont fait opter pour une de ses motorisations.

Depuis, l’autonomie et la puissance sont au rendez-vous ! Quelques déboires avec les batteries, mais c’est rentré dans l’ordre. Beau travail de Guillaume et assistance réactive.

Et le solaire dans tout ça ?

Sur le forum du Vélorizontal, Dario de Bike to the Future, a monté un panneau solaire sur son trike. Le pionnier ! Ça m’a donné des idées, et en achetant mon trike, je me suis dit qu’un jour je verrai bien un panneau solaire sur ma remorque. De longues discussions, recherches, compréhension m’ont permis de mieux connaître les moteurs et panneaux, et à vrai dire je sais faire du câblage avec connectiques Powerpole Anderson, mais ne sait pas remplacer un câble de dérailleur !

Puis les recherches ont abouti à un premier panneau Sunset, léger dans la catégorie des panneaux rigides (6,5Kg pour 100W), et tout le matériel nécessaire. Depuis 2009 je roule donc avec un panneau solaire sur la tête, au départ pour les grandes balades, puis finalement au quotidien.

Le bilan des 6 ans

  • Distance parcourue : 14600km
  • changement de motorisation BionX -> Declic Eco
  • 3 crevaisons à l’arrière, 0 à l’avant, 2 sur la remorque
  • 1 gamelle sérieuse, 3-4 sans conséquences
  • J’ai construit une remorque-coffre avec Alex, je viens de l’améliorer grâce à mon ami Philippe. Au passage j’ai appris quelques astuces de bricolage.
  • le cadre du trike s’est rompu à cause de la mauvaise emprise du panneau, le support ayant été fait par un copain artiste mais pas mécanicien. Philippe m’a fait une belle réparation. Dans l’objectif du Sun Trip, j’ai procédé à un remplacement par des pièces neuves, une upgrade et remise à neuf.

Mes « grands » parcours

La plupart de mes kilomètres sont des trajets utilitaires, voici mes quelques grandes balades… qui me paraîtront bien petites dans quelques mois !

  • 700km : Traversée Ardèche, Vallée du Rhône, Martigues, Pont du Gard, Uzès, Villefort, Langogne (mai 2009)
  • Quelques aller/retour jusqu’au mont Ventoux, pour les rassemblements de bentriders (bent = allongé/couché en anglais)
  • 250km : Retour du Solar Event 2010 : Chambéry, Grenoble, Annonay, Le Puy (juin 2010)
  • Fréquents aller-retour vers Saint-Etienne, via la vallée de la Loire (95km)
  • 550km : en Champagne et Ardennes (mai 2012)
  • 650km : pour le week-end pré-départ dans le Morvan

 

Shanghai-Lille : interview de Thibaut Dubrulle à mi-parcours

A la fin juillet 2011 je saluais le départ d’un jeune et dynamique Français pour un nouveau périple électro-solaire, de Shanghai à Lille. En cette mi-septembre Thibaut Dubrulle est arrivé à l’autre bout de la Chine à Kasghar, pour une étape importante car représentant presque la moitié de son périple de 13.000 km.

A cette occasion, j’ai posé quelques questions à Thibaut, pour savoir comment ce voyage en vélo électrique-solaire se passait et quelle était la suite du programme. Je précise que Thibaut devrait faire son entrée en France début dans les premiers jours du mons de décembre prochain, en passant par la Savoie (trés certainement).

Tu viens d’arriver à Kashgar, à l’extrême ouest de la Chine, que représente pour toi cette étape ? Au bout de cette traversée, quel visage de la Chine garderas-tu en tête ?
Mon arrivée dans la mythique ville de Kashgar, carrefour de l’Asie Centrale mais surtout dernière étape avant le passage de la frontière est accompagnée de beaucoup d’émotion. J’ai surmonté les dangers du trafic, la chaleur, les montagnes, les problèmes techniques et je m’apprête à quitter ce pays après y avoir vécu pendant 4 ans. Je n’aurai pu espérer avoir une meilleure image de la Chine ! Traverser d’Est en Ouest l’immensité de cette république populaire à vélo m’a conforté dans ma fascination pour la Chine et permis de mieux comprendre et admirer la culture Chinoise. Les superbes rencontres que j’ai faites au cours des 50 derniers jours me donnent l’impression d’appartenir à ce pays où je garde des images fortes de curiosité, de courage et d’un dynamisme à toute épreuve. Ma prochaine mission au sein du groupe Mobivia devrait me permettre de retourner à Shanghai, j’ai déjà hâte.

D’un point de vue technique es-tu content de ton vélo ? 
Un des objectifs du voyage est de tester le matériel que nous utilisons pour les produits vendus en France. C’est un bon moyen de pousser au maximum la résistance des pièces. Le résultat est pour le moment très concluant pour les pièces électriques, moteur, controleur, display, batteries, j’ai eu juste un problème d’assemblage sur une batterie. Le vélo est un prototype et il n’y a pas eu de contrôle qualité comme nous les effectuons en fin de ligne pour la production classique. Le Watt’sup remplit parfaitement les objectifs que nous nous étions fixés, je les ai même réalisés avec deux batteries alors que nous en avions prévu trois. J’attends cette dernière pour me lancer à la conquête des hauts sommets Kirghiz.

Quelle est ta moyenne kilométrique journalière ? Ta vitesse moyenne ?
Mes performances dépendent de plusieurs facteurs: Le dénivelé, le vent, l’état de la route, le soleil (pour mon panneau), ma forme physique, l’absence de problème technique (crevaison…). Aventure électrique est avant tout un défi technologique car avec le poids de mon équipement (environ 150 kgs) il m’est très difficile de faire de bonnes performances sans assistance. Sur le parcours Chinois, j’ai roulé sur de bonnes routes avec un dénivelé raisonnable et la possibilité de recharger mes batteries sur secteur régulièrement lorsque le soleil était au rendez-vous. J’ai réalisé une moyenne de 135 kms par jours avec une moyenne de 20 km/h. Ça représente des journées de 7 heures de vélo.

L’intégralité de l’interview : ici

Sur la Route du Soleil Levant : le film

France-Japon en vélo électrique solaire. En 60 minutes le film « Sur la Route du Soleil Levant » vous replonge dans l’univers d’un voyage solaire inédit, en revenant sur les aspects techniques du vélo prototype, sur les nombreuses péripéties de voyage, sur la diversité des paysages parcourus et sur ces dizaines de rencontres effectuées tout au long de cette longue route. En savoir plus